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 les constellations sont frêles // opaline

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☆ DREAM COLLECTION
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Sujet - les constellations sont frêles // opaline   
Lun 26 Fév - 18:22



« Peu d'hommes sincères, Dieu sait qu'on est seul. Et les fautifs se repassent la faute. »

Assises là, seule à contempler les astres que tu as mis tant de temps à reproduire sur le plafond de ta petite chambre, tu laisses tes pensées s'échapper et vagabonder dans un passé encore proche, où tout ne pouvait qu'aller mieux.
Loin de la mère perfide et égocentrique qui t'avais donné la vie, tu retrouvais le goût à l'aventure, à l'amour et à la famille auprès de ceux qui aujourd'hui, n'étaient plus que tes bourreaux sans états d'âme et sans une once de compassion à ton égard. Tu observes les astres dessinés pendant des heures, il suffirait d'un coup de peinture pour tout effacer, tout détruire de ton échappatoire, de ton monde isolé, loin des Bushby et de leurs faux sourires dégoulinants de faux-semblants et de mensonges. Si seulement tu pouvais faire confiance à quelqu'un, si seulement tu trouvais la force de dire la vérité à quelqu'un. Et quand bien même tu oserais le faire, personne ne croirait Denis et Karen Bushby, si adorables épiciers de la ville, capable d'enfermer pendant des heures sans rien d'autres que le noir pour ruminer, la petite fille qu'ils avaient tant aimé élever comme si elle était de leur propre sang. Et pourtant, il faut croire que même le comportement le plus abjecte qu'avait pu avoir Ashton à ton égard n'excusait pas que tu ai pu prendre parti contre ta propre famille. Du moins, pas à leurs yeux.

Les bruits de leurs rires en bas résonnent jusqu'à ta chambre, ils sont heureux, dînent en famille, sans toi. Tu n'as plus des Bushby que le nom de famille répugnant. Suintant l'odeur de la déception et de la haine. Tu songes à t'enfuir et à tout quitter, mais tu n'as rien, pas un sous. Ils te prennent la moitié de ta paye pour le "loyer" et tu as bien besoin du peu qu'il te reste pour te payer toi-même ta propre survie. Hors de question pour eux de payer quoi que ce soit pour toi. Démerde-toi ma vieille, t'as su foutre Ashton en asile, tu sauras bien trouver de quoi te nourrir. Ordures. Et tu penses à une façon de quitter tout ça, y'a qu'en mettant de l'argent de côté que tu pourras les laisser pourrir dans leur petite maison pitoyable. Et pour ça, il faudrait que quelqu'un accepte de te croire et de t'aider, parce que cacher de l'argent chez les Bushby c'est comme vouloir faire croire au Père Noël que t'as été gentil alors que t'es sur la liste des naughty kids. Impossible.

Tu parcours tes contacts du regard, les noms défilent et tu crèves d'envie d'appeler la seule personne qui sait ce que c'est que de pas vivre dans sa vraie famille. Mais t'es pas tellement sûre de toi. Opaline. Elle a bien remarqué que tu n'allais pas bien, mais elle a jamais forcé pour que tu craches le morceau, elle est assez maligne pour savoir que c'est pas la chose à faire. Il te faut pas plus longtemps pour sauter le pas, le téléphone sonne, le silence est pesant. Tu lui demandes juste de te rejoindre au lac, là où t'es sûre que tu pourras tout lui dire. T'es pas prête à te poser dans un endroit clos pour parler de ça. Tu la laisses dans le mystère, la suppliant juste de te faire confiance et que tu lui expliqueras tout ce qu'elle doit savoir quand vous vous verrez. T'enfiles une veste, lance un dernier regard vers ton plafond céleste, ferme ta porte à clés, comme tous les soirs et fais ton chemin jusqu'au jardin, t'accrochant fermement à la gouttière qui borde ta chambre.

T'es déjà assises au bord du lac, à l'endroit où vous vous êtes déjà retrouvé Opa et toi, tu l'attends, tu patientes et tu déchires une feuille d'arbre qui traîne, torturée par le stress. Comment on dit à quelqu'un que le paradis s'est transformé en enfer ?

@Opaline V. Harrison

»»»»»»»»»«««««««««


pâle comme une aquarelle, j'ai vu son ombre avant de la voir elle. merveilleuse, sérieuse, mais rieuse, périlleuse. danse mais elle a pas ouvert les yeuz.
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