Partagez | 
 

 I need someone on days like this, I do {Lou&Colleen}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
admin » priss.
» arrivé le : 14/01/2018
» mots doux : 59
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - I need someone on days like this, I do {Lou&Colleen}   
Dim 25 Fév - 23:13
I need someone on days like this, I do
feat Lou P. Walters
Ce soleil était à son zénith, brillant, éclatant. Le paysage était à couper le souffle, cette ville avait manqué à Colleen, plus que raison. C’était ici qu’elle avait grandi, ici qu’elle avait appris à vivre, à aimer. Elle aimait sa ville, et aujourd’hui, elle était contente d’être de retour. La journée aurait dû être belle, avec un tel soleil. Mais le cœur de Colleen était assombris, triste. Elle avait perdu la personne la plus chère dans sa vie, sa grand-mère. Elle avait eu la belle vie, mais Colleen ne s’était pas attendu à la perdre si vite. Les obsèques avaient eu lieu plusieurs semaines auparavant, et elle aurait dû repartir à Londres, mais elle n’en avait aucune envie pour le moment. Elle voulait rester ici, à côté de sa grand-mère, elle refusait de la quitter.

Arthur l’avait compris, et c’était lui qui avait insisté pour qu’elle reste ici. Ce n’est pas comme si elle était à la rue, elle avait un pied à terre ici, une maison qu’ils possédaient dans le cas où les jours seraient funestes. Alors Colleen résidait ici, Arthur à Londres, et il revenait tous les week-ends. Un commun accord, et même si la distance entre eux était un peu dur à supporter, ils se téléphonaient sans cesse. Et puis Colleen occupait ses journées en peignant, la musique en fond pour l’accompagner. Elle songeait sans cesse, pleurait parfois, mais se relevait sans cesse. Elle lui manquait tellement.

Aujourd’hui, c’était le jour de visite. Et comme à son habitude, elle commandait un camion entier de roses, de pivoines, de tournesols, d’hortensias pour fleurir la tombe de sa grand-mère. Ça lui coûtait cher, mais pour un être aimé, elle n’en avait que faire. Elle voulait qu’elle soit comblé, et les fleurs avait été son péché mignon. La commande faite, elle filait prendre sa douche, enfilant un jean classique, un pull bien chaud, et mis une paire de baskets, le mode cosy. Elle se maquillait très légèrement, mis du parfum, et attachait ses cheveux en une queue de cheval distingué. Elle ne voulait pas trop en faire, car là où elle allait, elle savait qu’elle allait probablement pleuré. Après s’être habillée chaudement, elle prit un petit déjeuner sur le pouce, les clés de sa voiture, et se rendait au cimetière, réceptionner sa commande.

A peine arrivée, le livreur était déjà là. Il faisait si froid que sa respiration se transformait en un nuage blanc. Colleen mis ses gants, son bonnet, et allait saluer le livreur d’une poignée de main. Elle l’accompagnait à la tombe de sa grand-mère, et lui donnait les instructions pour fleurir la tombe de sa grand-mère. Les fleurs étaient de toute beauté, et ça lui fit un pincement au cœur, elle savait que Poupette les auraient adorés. Elle remerciait le livreur à demi-mot, puis attendit qu’il s’en aille pour commencer à lui parler.

« - Bonjour Poupette. Tu as vu, elles sont encore plus belles que la dernière fois… Oh comme tu me manques, si tu savais. »

Elle prit une grande inspiration, levait les yeux au ciel pour ne pas pleurer, mais c’était plus fort qu’elle, l’amour qu’elle lui portait était débordant, sa perte l’était encore plus.

« - J’aurais tellement aimé revenir en d’autres circonstances, comme pour t’annoncer ma grossesse, ou encore pour emménager ici. J’aurais tant aimé qu’on ait plus de temps que l’on en a eu. »

Colleen soupirait. Elle devait s’estimer heureuse, sa grand-mère avait assisté à son mariage, elle l’avait soutenu dans tous ces choix, même si elle avait été énigmatique à chacune de ses décisions, « soit sûre de toi Colleen », qu’elle lui répétait sans cesse. Et à chaque fois, un prénom lui revenait en tête à ces mots, et Poupette savait à qui elle faisait référence. Car elle était ici à Castle Hollow, et elle le voyait grandir sans Colleen, elle savait ce qu’il devenait, mais n’en disait jamais rien. Elle était bienveillante, jamais elle n’aurait osé lui en parler, tant elle savait que sa petite fille en avait souffert de sa rupture avec Lou. Et puis c’était un bon gars, il ne méritait pas tout ça selon elle. Mais elle voyait Colleen heureuse, alors elle s’était tut, jusqu’à sa mort, ne lançant que cette petite phrase l’air de rien. Mais dans le fond, elle avait toujours espérer qu’un jour Colleen ouvrirait les yeux. Elle se mordit la lèvre, regardait le marbre puis le caressait du bout des doigts. Emplit de douceur.

« - Tu sais, ça va faire trois semaines que je suis ici et … Je ne l’ai toujours pas revus. Peut-être qu’il est partis. Mais ça … Toi seule le savait, t’as toujours veillé sur lui, même si tu me disais le contraire. T’as jamais su me mentir. »

Poupette était la seule membre de la famille Dewitt à avoir accepté Lou et sa famille. Elle l’avait souvent couverte quand elle allait le voir, ou dormir chez lui, elle était la seule à avoir discuté avec lui sans jamais le prendre de haut. Elle était la gardienne de leur amour, et pour ça Colleen ne l’avait aimé qu’un peu plus fort.

« - Je ne sais pas ce qu’il est devenu… Mais j’espère qu’il est heureux. »

Colleen se mit à sourire, puis essuyait ses larmes, caressant la stèle du bout des doigts. Elle levait alors enfin les yeux du marbre, et vit une silhouette au loin. Un homme. Grand. Brun, un peu blond. Une carrure fine mais virile. Semblant mal-à-l’aise, se balançant de droite à gauche. Une attitude, une silhouette qu’elle connaissait tellement, mais qui semblait avoir tant changé. Colleen fronçait les sourcils, et ne put s’empêcher.

« - Je reviens Poupette, je dois en être sûre. »

Elle caressait une dernière fois le marbre, puis s’approchait doucement de cette personne. Et le flou qui l’entourait fut alors clair, et elle ne s’était pas trompée. Lou était là, en chair et en os, devant elle. Il semblait être ailleurs, face au marbre dont elle ignorait le nom. Colleen ne pouvait le voir, n’étant pas du bon côté. Elle s’approchait alors de lui, doucement, comme gênée, car tant d’années avait passé. Et elle s’arrêtait devant lui, le marbre de la sépulture les séparant, et alors ses yeux se posèrent sur les siens. Un sourire apparaissait sur son visage, tant elle fut heureuse qu’il existe encore. Elle le regardait attentivement, observant ses prunelles vertes, ses fossettes, ses cheveux bruns/blonds. Il n’avait pas changé, juste le temps qui avait fait son œuvre, qui l’avait fait grandir. Il était toujours son Lou, et ça faisait du bien en son cœur. Il n’y avait pas un bruit autour d’eux, seul le vent balayait leurs visages. Un sourire apparaissait sur son visage, elle ignorait si allait en être de même pour lui, et elle brisait alors ce silence apaisant.

« - Lou. Je suis contente de te voir. »
☾ anesidora

»»»»»»»»»«««««««««

Flare Guns
IN MY HEAD
TELL ME NOT TO CALL YOU THIS LATE

Revenir en haut Aller en bas
avatar

☆ DREAM COLLECTION
» disponibilité rp: 02/03
» Carnet d'adresse:
» rps en cours:
admin » .plùm
» arrivé le : 09/10/2016
» mots doux : 425
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: I need someone on days like this, I do {Lou&Colleen}   
Dim 4 Mar - 13:54

I need someone on days like this, I do
Colleen & Lou
Sa cigarette se consumait doucement, toute seule, sans qu’il n’ait à tirer dessus. Quand avait-il commencé à fumer ? C’était flou pour lui. Il avait commencé lentement, une cigarette dans un moment de crise, puis une autre, et les moments de crise se sont faits plus réguliers, et puis, avoir une cigarette dans les mains est devenu une habitude plus qu’une envie particulière. Il s’imaginait souvent comment son père réagirait s’il le voyait ainsi, avachie dans son fauteuil, à regarder d’un œil vide la rue baignée de soleil à travers la fenêtre, une cigarette à moitié consumée dans la main. Il se souvenait des multiples conversations qu’ils avaient eu sur les méfaits du tabac, de la drogue, de l’alcool, et toutes ces choses qu’il lui faisait jurer de ne pas consommer à outrance. Il se prendrait une sacrée gifle à l’heure actuelle. Et s’il voyait son plus petit frère et sa petite sœur dans la même situation, il en ferait sans doute autant. Comme quoi, ils se ressemblaient peut-être au moins un peu, tous les deux. Il n’osait trop se le dire, son père était un véritable modèle de bonté et d’excellence à ses yeux, il ne pouvait en aucun cas l’égaler, et ce même s’il faisait de son mieux pour lui arriver à la cheville. Il espérait au moins avoir suffisamment aidé son frère et sa sœur à bien grandir. Pour l’aîné de sa fratrie, il avait certainement échoué. Alors en pleine réflexion, il fut brusquement réveillé par une vive douleur aux doigts. Sa cigarette s’était entièrement consumée, jusqu’à le brûler. Il jeta instinctivement le mégot à terre et porta ses doigts à sa bouche pour calmer la douleur avant de se lever pour foncer dans la salle de bain et se passer un coup d’eau pour plus d’efficacité. Il laissa l’eau couler un moment, se maudissant pour sa stupidité, puis prit une serviette pour se sécher les mains autant que pour appuyer sur sa plaie. Il aurait une bonne marque plus tard, c’était sûr.

Il revint dans le salon pour ramasser le mégot tombé, et après un peu de ménage, il décida de sortir de chez lui pour se rendre au seul endroit où il avait envie d’aller : sur la tombe de son père. Après sa mort, c’était devenu son refuge, son petit endroit secret, là où il pouvait se retrouver seul, au milieu du silence, et parler à la seule personne à qui il pouvait tout dire. Il attrapa rapidement son manteau, prit ses clés et son porte-monnaie, puis quitta la maison et se rendit chez le fleuriste pour y prendre le bouquet qu’il offrait toujours à son père, des lys. Il avait toujours fait ça, au moins une fois par mois, depuis dix ans, et il n’avait jamais dérogé à cette règle. Il n’avait pas vraiment bougé depuis toutes ces années, il était resté à Castle Hollow, sa ville natale, et s’était occupé de sa petite sœur et de son petit frère autant qu’il avait pu, jonglant avec son métier d’ébéniste qui avait fini par le passionner plus que la médecine, son premier choix. S’il avait énormément de regrets, il était malgré tout fier d’être resté ici. Sa mère n’aurait pas pu gérer toute seule, elle avait dû être internée dans un centre spécialisé, sa dépression trop grande pour qu’il puisse l’aider seul. Il lui rendait régulièrement visite, mais depuis la mort de son mari, elle était comme une coquille vide.

Il marcha tranquillement jusqu’à arriver au cimetière, et parcourut les allées jusqu’à la tombe de son père. Voir cette stèle gravée à son nom lui faisait toujours aussi mal au cœur. Il s’agenouilla et entreprit de nettoyer l’emplacement, le débarrassant des feuilles mortes et remplaçant le bouquet desséché par le neuf, puis il se posa un instant, soupira, et fixa le nom de Joseph Walters. « Bonjour papa. Il fait beau aujourd’hui, non ? » Il esquissa un sourire et regarda le sol un moment avant de se remettre à fixer la pierre. « Comment ça va, de là-haut ? Je suis sûr que tu observes tout et tout le monde ! J’espère que tu veilles sur maman, elle en a besoin. Je ne l’ai pas vue depuis un moment… J’ai un peu peur d’aller la voir, ces derniers temps. Tu lui manques tellement. Tu nous manques tous. » Il fit une pause, ne pouvant s’empêcher de revoir son visage dans sa mémoire. « J’espère que tu veilles sur elle, aussi. Je n’ai aucune nouvelle. » Elle devait être heureuse, à présent, à Londres, ou n’importe où ailleurs, à parcourir le monde, sans doute. Il avait appris la mort récente de sa grand-mère dans le journal, et en avait été bien affectée. Elle avait été la seule à les soutenir, tous les deux, et lorsque son père était décédé, elle avait été à son enterrement. Ce jour-là, Lou lui avait fait promettre de ne pas dire un mot à Colleen, pour ne pas lui gâcher ses rêves, et son avenir. Elle avait toujours respecté ça, et ils n’avaient plus jamais reparlé d’elle, quand bien même ils se croisaient dans la rue. Lorsqu’il avait vu son nom dans la rubrique nécrologique, il avait hésité à se rendre à l’enterrement, mais ne l’avait pas fait, par respect pour la famille Dewitt, qui ne voulaient sans doute pas d’un ‘étranger’ comme lui dans un moment pareil, mais également parce qu’il se doutait que Colleen serait présente. Il s’était juré de ne plus intervenir dans sa vie, c’était ce qu’il faisait.

Mais alors qu’il avait le regard planté dans la stèle, une silhouette vint couvrir le soleil, face à lui. Il leva les yeux et reconnut immédiatement son visage, ses yeux noisette, son joli sourire… Elle n’avait fait que grandir, et était encore plus belle que dans son souvenir. Il fut si choqué de la voir qu’il resta planté là à la regarder, sans rien faire, alors qu’elle lui souriait, éclatante. Un silence s’installa entre eux, et il pouvait entendre le chant des oiseaux dans les arbres, le vent qui les traversait, et les quelques cris d’enfants au loin, dans la ville. Pour lui, il y eut comme un instant d’éternité, un moment où le temps s’arrêta alors que leurs yeux se croisaient, comme magique, et puis, elle rompit le silence, et le temps reprit son cours. Sa voix avait un peu changé, juste assez pour comprendre qu’elle avait mûri, ou peut-être était-ce seulement le ton qu’elle employait. Son sourire le désarmait, et il avait toutes les peines du monde à retenir son envie de la serrer dans ses bras. Heureusement, la stèle les séparait. Il finit par se relever sans la quitter des yeux. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Il n’était pas agressif, mais tentait de ne pas trop se réjouir non plus. « Oh, j’ai... j'ai appris pour ta grand-mère. Je suis désolé. C’était un sacré personnage ! » Ils en avaient partagés, des moments, grâce à elle. Elle avait été une très bonne alliée, et il espérait que, jusqu’à la fin, elle avait respecté leur accord. Il réalisa alors là où ils se trouvaient tous les deux, sur la tombe de son père. Si elle passait la stèle, elle verrait son nom, et comprendrait tout. Il pria alors pour qu’elle n’ait pas l’idée de regarder. « Alors… comment va la vie ? Tu vis toujours à Londres ? » Il se faisait le plus distant possible, tout en restant amical, juste assez pour qu’elle ne veuille plus vraiment le revoir, sans qu’ils se séparent de manière trop abrupte. Il s’imaginait déjà les reproches qu’elle lui ferait, et commençait déjà à chercher des excuses assez réalistes pour qu’elle y croie. La dernière fois qu’ils s’étaient parlés, il lui avait menti pour la première fois, le pire mensonge de sa vie.

»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
Revenir en haut Aller en bas
admin » priss.
» arrivé le : 14/01/2018
» mots doux : 59
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: I need someone on days like this, I do {Lou&Colleen}   
Mar 6 Mar - 1:41
I need someone on days like this, I do
feat Lou P. Walters
Un instant d’éternité, un moment figé dans le temps. Il n’y avait plus de Colleen D’Egerton, ni de Lou Walters, il n’y avait que Colleen et Lou, qu’importe leurs vies actuelles. Et ça lui faisait du bien de ressentir de la simplicité, parce que ça avait toujours été ainsi avec Lou, simple authentique. Et même si le temps l’avait vieilli un peu, elle sentait qu’il était toujours le même. Par le passé, il avait été sa bouffée d’oxygène, l’élément central à sa vie, car il venait d’un autre monde qu’elle. Un monde dont elle se sentait plus proche, un monde sans principe mondain, sans faux-semblant. Elle avait aimé Lou au premier regard, elle ne l’avait plus jamais lâché, jusqu’à il y a neuf ans. Jour où il a tout abandonné, où il l’a laissé, là-bas, loin de lui, seule. Son Lou, elle l’a pleuré. Tellement fort. Elle a cru que son cœur s’était arraché, que plus jamais elle pourrait aimer. Et puis le temps à cicatrisé le trou béant dans sa poitrine, et elle a appris à ne plus lui en vouloir, à espérer secrètement qu’il soit heureux et en bonne santé. Alors quand elle le vit devant elle, bien portant, en vie, son cœur fut rassuré, et son sourire plus grand. Il allait bien physiquement en tout cas, et c’était tout ce qu’elle voulait. Sa question la désarçonna, lui rappelant la douleur de son cœur, l’absence de l’être aimé. Elle se retournait alors pour regarder brièvement la stèle de sa grand-mère et lui répondit simplement.

« - Je lui rendais visite… à grand-mère. »

Colleen n’arrivait pas à dire son prénom, sa voix déraillait quand elle parlait d’elle, tant la douleur était encore vive. Elle se mordait alors la lèvre, puis regardait Lou, un léger sourire en coin de lèvres. Il se mit à lui parler d’elle, et alors devint mal-à-l’aise. Il n’avait pas été là le jour de son enterrement, et dans le fond, Colleen avait compris la raison de son absence, même si elle avait secrètement espéré qu’il vienne.

« - Merci. Elle aurait aimé te voir, je crois. Elle m’a toujours dit qu’elle ne t’avait pas reparlé depuis… Mais je sais qu’elle mentait, elle a jamais su mentir. Et puis, elle t’a toujours aimé alors, je doute qu’elle t’a laissé seul durant tout ce temps. Comme pour moi. Tu peux me le dire hein, ce n’est plus un secret. »

Colleen souriait à l’idée que sa grand-mère fut leur gardienne. Mais la peine était grande. Elle n’arrivait pas à parler du passé, à parler au passé. C’était trop dur. Trop frais pour qu’elle en parle aisément, mais elle disait les choses simplement, sans faux semblant. Elle était persuadé que sa grand-mère avait toujours veillé sur Lou, et elle savait que son vieil ami ne lui mentirait pas. Elle baissait alors les yeux sur l’herbe, qui bougeait au gré du vent, puis relevait son regard vers Lou, n’arrivant pas à se détacher de ses prunelles. Il semblait si distant, si autre. Elle peinait à le reconnaître, mais peut-être était-ce un moyen de se préserver ? D’éviter que le passé éclate à la figure ? Colleen lui avait pardonné, elle avait refait sa vie, comme il avait refait la sienne le premier.

« - Je vivais à Londres, jusque-là. Je viens juste d’emménager. Dans le manoir à la sortie de la ville. Mais toi ? Tu vas bien ? Tu es heureux ? »

Ces questions brûlaient les lèvres de Colleen, tant elles avaient été sans réponse durant toutes ces années. Elle espérait au fond d’elle, qu’il ne l’avait jamais oublié, qu’il avait réussi à avancer, à être ce qu’il a toujours voulu être. Elle ne voulait que son bonheur, et elle le voudrait, jusqu’à son dernier souffle.

☾ anesidora

»»»»»»»»»«««««««««

Flare Guns
IN MY HEAD
TELL ME NOT TO CALL YOU THIS LATE

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet - Re: I need someone on days like this, I do {Lou&Colleen}   
Revenir en haut Aller en bas
 

I need someone on days like this, I do {Lou&Colleen}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Street basket au beach days d'Esneux
» Adventures Days les 25 et 26 juin 2011
» K-124 Days
» Retour sur les Happy Bike Days - Malmedy Belgique
» 7 days in Utopia

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Castle Hollow :: Castle Hollow :: Willow Gardens :: Castle Hollow Cemetery-