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 Colleen A. Dewitt | I'll be with you from dusk till dawn

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membre » petit amour
» arrivé le : 14/01/2018
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Sujet - Colleen A. Dewitt | I'll be with you from dusk till dawn   
Mer 31 Jan - 22:08
Colleen Adaline Dewitt
If you're gonna let me down, let me down gently
Don't pretend that you don't want me, Our love ain't water under the bridge
Nom : Dewitt, nom très répandue dans la petite ville de Castle, pour la simple et bonne raison qu'ils sont une des familles les plus influentes de la ville. Nom dure à porter. ; Prénom(s) : Colleen, Adaline. ; Âge : Vingt huit ans. ; Date et lieu de naissance : Le 25 décembre 1989 ici même à Castle Hollow. ; Nationalité et origines : Anglaise pure souche. ; Métier/études : Artiste peintre, elle a toujours été fasciné par tous les arts existants. ; Statut marital : Mariée à un bon partie, il est un peu son repère. ; Orientation sexuelle : Hétéro.; Lien avec l'histoire de Castle Hollow : Colleen connait bien la famille de Joaquim Nicholls, mais aussi celle de Thomas Atkins. Surtout leurs enfants. Elle les as beaucoup côtoyer durant son enfance lors des galas de charité, et autres dîners. Sa famille étant proche des deux clans ennemis. Cependant elle n'était pas présente lors du suicide Joaquim, et ne sait quoi penser de la conclusion de la police. Elle ignore si ça peut être un meurtre ou un suicide. Elle ne désire pas prendre partie. ;Groupe : Welcome Home ; Crédits images : Naâman (icon & av) ;
01.Colleen est un fille du pays, elle connaît la ville dans ses moindres recoins, et adorait parcourir la ville avec Lou. Ils ont grandis ensemble, et ils se connaissent par coeur. 02. Elle a toujours été fasciné par l'art, que ce soit le dessin, la peinture, l'architecture, la photographie, l'ébénisterie, la danse etc.. Elle aime l'art sous toutes ses formes, et pourrait passer des journées entières à contempler les artistes. Elle en ai une elle même, elle s'est spécialisé dans la peinture de paysage. 03. Colleen est une excellente cavalière, tradition oblige dans sa famille, elle en fait depuis sa tendre enfance. Elle a remporté de nombreuses compétitions de saut d'obstacles et de dressage. Elle a tenté d'initier Lou mais ce fut un échec, il n'était pas très à l'aise sur un cheval.  04. Colleen adore la gastronomie, elle aurait adoré devenir cuisinière, mais c'est un métier snobé par sa famille, il était hors de question que leur fille devienne commis de cuisine. 05. La famille de Colleen étant riche et de haute bourgeoisie, on pourrait croire qu'elle est née avec une cuillère en or dans la bouche et qu'elle est imbue d'elle même. C'est d'ailleurs ainsi que l'on juger les enfants à l'école, elle a été rejeté avant même d'être connue, pourtant elle est tout l'inverse. Elle est généreuse, introvertie et douce, et ça Lou l'a tout de suite deviné. 06. Même si Colleen a un compte en banque bien fournis, elle peine à dépenser, elle ne prends que ce qui est nécessaire, s'habille d'un rien, et refuse de se faire corrompre par l'argent. C'est que ces parents ne comprennent pas, elle a toujours été différente d'eux, un clivage entre eux c'est instauré. 07. Arthur, elle l'a rencontré à un gala de charité. Il est un peu comme elle, venant d'une famille riche, mais ne s'y sentant pas à sa place. ça a collé rapidement entre eux, et rapidement il l'a demandé en mariage, elle était son évidence. 08. Elle n'a jamais pu oublier Lou, il a toujours été dans un coin de sa tête, et elle n'a jamais cessé de penser à ce que serait sa vie avec lui. Mais elle a parlé de lui à Arthur, lui confiant cet amour de jeunesse perdu.09. Elle n'était pas revenue à Castle Hollow depuis son départ il y a dix ans pour l'école d'art. Elle a toujours refusé de revenir ici de peur de croiser Lou dans les rues. 10. Elle a un tatouage caché au niveau de sa poitrine, à l'emplacement de son cœur. On peut y voir trois lettres entrelacés " L P W " ainsi qu'un motif complexe dessiné par Lou quand il était petit. C'était sa façon à elle de ne jamais l'oublier. Elle a aussi apprit à jouer du piano, pour se souvenir de tous ces moments passés en sa compagnie à frôler les touches de cet instrument.

Pseudo/Prénom : SmileA.; Âge : 24 ans ; Inventé, pré-lien ou scénario ? Hum pré-lien du beau Lou. ; Comment connais-tu le forum ?J'y suis depuis trèèèèèès longtemps MDR.; Qu'en penses-tu ?  luv ; Un dernier mot :  huhu  ; Pour le bottin :
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<pr>Lily Collins</pr> » <a href="http://castle-hollow.forumactif.com/u42"><psebt>Colleen A. Dewitt</psebt></a>
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membre » petit amour
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Sujet - Re: Colleen A. Dewitt | I'll be with you from dusk till dawn   
Mer 31 Jan - 22:08
Our love ain't water under the bridge
Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.
Le Héros d'une vie.

« -Colleen tient toi droite à table. On ne t’a pas élevé chez les paysans. »

Voilà la réflexion dont j’avais souvent le droit, mes parents sont de la bourgeoisie, ils snobent les autres, mangent avec des cuillères en argent, et dénigrent tous ceux qui ne sont pas de leur monde. Pire même, ils avaient tentés de me rendre comme eux. J’avais été éduqué comme une princesse, appris les danses de coincés, je connais même tous les couverts qui composent une table de bourgeois, les mots savants et les balais dans le derrière. J’avais eu beau essayé de devenir comme eux, leur comportement me hérissait le poil, et souvent je m’étais enfuit dans le parc du château pour échapper à cet enfer. Je n’étais pas ainsi, je n’arrivais pas à être suffisante, égoïste et arrogante, non je n’y arrivais pas. Il n’y avait que moi à la maison pour bien traiter nos employés, ma gouvernante je la traitais avec amour alors que mes parents lui parlaient avec dédain. Mon palefrenier était mon meilleur ami alors que pour mon père il n’était qu’un vulgaire employé. Ils avaient toujours été ainsi, bouffé par l’orgueil et l’argent. Ils étaient à prendre en pitié. Mais moi, la fille unique des Dewitt, je voulais casser le cliché des bourgeois de la ville. Je voulais être autre qu’eux. Et Poupette, ma grand-mère, me poussais à devenir autre. Elle m'apprenait à aimer la vie, les gens, le monde. Elle m'apprenait à être moi-même, la fille au grand cœur, rêveuse et voulant vivre dans le simple appareil. Elle était dans l'ombre, et veillait sur moi, sans cesse.

Une énième journée marathon prévu par mes parents, la rentrée scolaire et mon cours d’équitation. J’avais six ans, et je n’avais aucune envie d’aller à l’école. Renfermée sur moi-même, j’avais peur du regard des autres sur ma condition, et je n’avais qu’une envie c’était de disparaître. Je sentais que cette journée allait être horrible et j’avais raison. Vêtu de mon uniforme, mes cheveux tressés comme une petite fille modèle, Houston notre majordome me conduisit jusque l’école. J’étais pétrifiée à l’idée de voir les autres enfants, et j’avais peur qu’ils ne m’acceptent pas. Houston m’ouvrit la porte de la Mercedes, s’inclinait devant moi et me souhaitait une bonne journée, alors que je ne voulais qu’une chose : rentrer à la maison. Je pris une grande inspiration, serrait mon sac sur mon dos et me dirigeait dans la cour de l’école. Je n’avais pas d’amis, et même si j’étais connu comme le loup blanc, personne ne me connaissait réellement. J’étais terrée dans un coin, quand un groupe d’enfants aux sourires malsains s’approchaient de moi, leurs intentions n’étaient pas bienveillantes, je pouvais le ressentir. Alors je me recroquevillais, prenant leurs assauts en pleine figure.

« - Tiens tiens ! Mais ce n’est pas la bourgeoise des Dewitt ? Bah alors ? On ose se mélanger au petit peuple ? »
L’un d’entre eux me poussait un peu, tout en souriant d’un air peu convenable.
« - Tu n’es pas la bienvenue ici, retourne dans ton château princesse, sinon on va te couper les tresses ! ».
Il me tirait les cheveux et j’étais sur le point de pleurer quand un garçon blondinet s’interposait entre eux et moi, le poussant violemment.
« - Laisse la tranquille elle ne t’a rien fait ! »
Le garçon en question me prit par la main et m’emmena dans un coin où il m’aidait à remettre bien mon uniforme et mes cheveux en place. Essuyant de sa main les larmes sur mes joues, le sourire tendre sur les lèvres.
« - ça va aller hein ! Ils sont bêtes… Je m’appelle Lou… Et toi ? »
Je reniflais doucement, puis osait le regarder, souriant un peu à mon tour, légèrement traumatisé par ce qu’il venait de se passer, mais tellement reconnaissante envers Lou.
« - Colleen… Je m’appelle Colleen. »
Alors Lou me prit par la main en souriant et me disait tout doucement, de son sourire avec des fossettes au creux des joues.
« - Aller viens Colleen, je te promet de toujours te protéger. N’ai plus peur. »
Alors je serais sa main, en le suivant aveuglément même si j’ignorais à cet instant précis que plus jamais je ne voudrais la lâcher. Il est devenu mon meilleur ami alors que nous venions de deux univers différents, mais nous vivions dans le même lorsque nous étions ensemble.

L'ami & la promesse d'une vie.

Allongé dans l’herbe, je regardais les étoiles en compagnie de Lou. Il était allongé lui aussi près de moi, et nous nous tenions la main, imaginant que chaque étoile avait une histoire, et qu’elles étaient en fait des personnes parties trop tôt. Chacun son tour, nous racontions un conte de notre cru, en rigolant de temps à autres car Lou racontait beaucoup de bêtises. Nous étions comme les deux doigts de la main, les meilleurs amis du monde depuis très longtemps, du haut de nos douze ans. Nous n’avions aucun secret l’un pour l’autre, et on avait rien à faire du regard des autres. Je passais mes journées avec lui, et j’allais souvent dormir chez lui, on prolongeait nos bulles de bonheur à l’infini, jusqu’à plus soif. Je n’étais jamais rassasié de sa présence, il était comme un frère à mes yeux, et je ne voulais être qu’avec lui. La tête dans les étoiles, je posais ma tête contre celle de Lou et lui demandait distraite.

« - Lou … Tu sais plus tard, je veux m’en aller avec toi ! Loin d’ici, rien que toi et moi. Je veux être peintre et je veux que toi aussi tu réalises tes rêves ! »

Je souriais et Lou me regardait de biais en souriant à son tour, il me prit dans ses bras et soupirait doucement…

« - Alors on partira tous les deux. Tu seras peintre et moi médecin. On refera le monde à notre façon ainsi ! Je te le promets. »

Il me regardait à sa dernière phrase et je souriais comme une nunuche. Puis sans me prévenir, il me chatouillait et j’éclatais de rire, me tortillant comme un ver. J’étais heureuse, et j’espérais de tout cœur qu’il tiendrait sa promesse ainsi dit. J’avais beau avoir onze ans, j’étais déjà épris de ce garçon, quelque chose me liait à lui, et je ne me voyais pas faire ma vie sans mon meilleur ami. Je pleurais de rire, tentant à mon tour de le chatouiller quand sa mère brisait nos rires par son appel.

« - Les enfants, ils faut rentrer vous coucher c’est l’heure. »

Nous éclations de rire une dernière fois, puis on se redressait, en courant main dans la main en direction de chez lui. On ne se lâchait plus et j’espérais que jamais nous le ferions.

L'amour de ma vie.

J’étais partie l’espace d’une semaine en vacances loin de Castle Hollow, une habitude annuelle qui n’était pas gaieté de cœur car j’étais loin de Lou durant ce lapse de temps. Et cette année-là avait un goût un peu amer. Je n’avais pas voulu y aller, et mes parents m’y avaient forcé. Je n’avais pas voulu quitter Lou, pour la simple et bonne raison que je l’aimais. D’un amour vrai, mon amitié s’était transformé sans que je le veuille, et plus le temps passait, et plus j’avais envie de le lui crier. Je n’avais pas réussis à lui dire, ni même à lui faire comprendre, j’étais bien trop pudique pour le faire. Alors j’avais continué à être la meilleure amie idéale, à le regarder d’un amour dévorant, à rire avec lui, à éponger ses colères, à l’aimer simplement. J’avais quinze ans, et il était mon premier amour, j’espérais alors qu’il serait le dernier et qu’enfin nous pourrions être ensemble. Mais lui, semblait identique à lui-même, il ne commentait pas sur mon idylle avec Logan, ni même sur son invitation au bal du printemps, il m’encourageait même à y aller alors que moi je n’avais qu’une envie c’était qu’il m’invite, et qu’enfin il ose me dire la vérité sur ses sentiments… Mais peut-être qu’il ne m’aimait pas comme je l’aimais… Je ne savais pas. Il était tellement secret me concernant.
Aujourd’hui sonnait la fin des vacances, et ça voulait dire que j’allais retrouver Lou. Je m’étais alors apprêtée, mis ma plus jolie robe à fleurs, me parfumait légèrement. Je coiffais mes longs cheveux, et courrait à tout allure vers notre endroit. Je n’avais qu’une envie c’était de le revoir, de le prendre dans mes bras et de me sentir enfin complète.  Je ralentissais la cadence une fois proche du lieu de rendez-vous. Il était là, dans l’éclat du soleil, son regard tourné vers moi, comme s’il m’attendait depuis des heures. Je rougissais alors, riant légèrement de son attitude, puis m’approchait de lui d’un pas vif. Ses joues étaient légèrement rosies, il semblait rayonné, ses yeux brillant de mille feux, son sourire en coin. Il ne disait guère mot, ce qui me mettait un peu mal à l’aise.

« - T’en fais une tête ! Qu’est-ce qu’il y’a ? »

Je souriais un peu plus, tout comme lui et il restait silencieux. Puis tout s’accélérait, il se redressait, posait une main sur ma taille, l’autre sur ma joue et il m’embrassait simplement. Mon cœur s’affolait dans ma poitrine, et je ne sus quoi faire. Puis je me laissais aller et j’entourais sa nuque de mes mains pour prolonger ce baiser tant attendue… Quand il prit fin, je posais mon front contre le sien en riant, lui murmurant ainsi, le soleil rayonnant sur nous deux.

« - Enfin… Toi aussi tu m’as manqué Lou. »

******

Je courrais, comme si ma vie en dépendait. A toute vitesse, à vive allure, mon cœur semblait vouloir imploser sous l’effort. Mon corps était épris d’adrénaline, mais un sourire indéfectible était sur mon visage, j’étais même proche de l’éclat de rire. Lou me courrait après à travers les champs, un jeu s’imposait entre nous, à qui attraperait l’autre en premier, et à vrai dire à ce jeu-là Lou était bien plus fort que moi. Il n’avait même pas mis cinq minutes à me rattraper, et j’étais tellement déconcentrée que je ne vis pas Lou m’attraper par la taille et me mettre au sol. J’hurlais de peur avant d’éclater de rire, sous un Lou tout aussi rayonnant que moi. Allongé sur moi, il approchait son visage du mien, frottant son nez au mien tendrement, le regard empli d’amour. Nous étions ensemble depuis peu et pourtant c’était comme si ça avait toujours été ainsi. Je lui souriais et il fut conquis, ses lèvres s’approchaient des miennes et il me donnait un baiser digne de ceux de cinéma, tout en tendresse et en délicatesse. J’étais éprise et amoureuse de lui, irrévocablement il avait kidnappé mon cœur. Notre baiser s’amplifiait et ses gestes se firent plus sensuelles, plus explicites. Je sentais qu’il désirait plus et nous n’avions jamais abordé ce sujet-là. J’aurais dû avoir un peu peur, et pourtant… Je le désirais tout autant que lui. Il s’arrêtait un instant, et je savais d’avance ce qu’il allait dire. Je posais un doigt sur ses lèvres et lui souriait.

« - Chut… J’en ai tout autant envie que toi. Je t’aime Lou et… Mon corps et mon âme t’appartiennent à jamais. »

Son sourire s’agrandissait, tout comme ses fossettes se creusaient, et il s’approchait de nouveau de mes lèvres délicatement, tout en me déshabillant avec douceur. Ce fut ma première fois avec un homme, ma première fois avec lui. Magique, Mémorable. Un moment dont mon âme et mon cœur fut marqué au fer rouge. Il m’avait aimé, désiré et prouvé son amour débordant à cet instant, et même quand le moment fut passé, il ne m’a pas laissé m’éloigner, caressant ma peau nue du revers de ses mains, me gardant tout contre lui. Cette journée fut gravée en moi, comme une révélation, comme une évidence, nous étions faits l’un pour l’autre, et personne ne pouvait en douter.

La déception d'une vie.

Je tournais en rond dans mon appartement, attendant son appel. Il pleuvait à torrent à Londres, et je faisais des allers-retours devant la baie vitrée, attendant désespérément le clin d’œil du destin. Aujourd’hui Lou devait me rejoindre, nous devions faire notre vie ici comme il me l’avait promis. J’étais inscrite à l’école d’art et lui à l’école de Médecine, et la rentrée était dans deux jours. Et pourtant il n’était pas là. Quelque chose clochait, je n’avais plus de ses nouvelles, et je me sentais désespérément seule. La pluie était un mauvais présage. Je me faisais un sang d’encre pour Lou, et imaginait tout plein d’hypothèse concernant son absence : un retard du train ? Une panne de réseau ? Une dispute avec sa famille ? J’ignorais ce qu’il se passait et plus les minutes passaient et plus l’angoisse montait en moi, sournoisement. Mon cœur se serrait quand ma sonnerie de téléphone retentissait, je décrochais instinctivement, la voix tremblante.

« - Lou ? C’est toi ? »

Un silence s’installait, puis mon interlocuteur répondait, la voix tremblante. La voix, je la reconnaissais entre mille. Mais elle n'était pas comme d'habitude. Plus froide. Plus dure.

« - Oui. Colleen, je dois te dire quelque chose.»

Je m’attendais au pire, et ne put rien lui répondre, tant je sentais mon cœur défaillir. Lou semblait, si froid, si dure, que je peinais à le reconnaître, ça ne pouvait pas être lui. Au son de sa voix, je compris que ma vie allait prendre un tournant.

« - Je ne viendrais pas. Je... J'ai trouvé quelqu'un d'autre, et j'ai d'autres projets, tu comprends ? Je suis désolé, mais tu dois faire ta vie sans moi. »


Je n’écoutais plus, le téléphone m’avait glissé des mains, mon cœur s’arrêtait une fraction de seconde, et je tombais à genoux, la tête par terre, pleurant l’amour de ma vie. Il avait décidé de mettre fin à notre histoire comme ça. Je pleurais à la fois mon âme sœur, mais aussi mon meilleur ami, que je venais de perdre en une fraction de seconde. Mes larmes n’avaient taris qu’au bout de trois semaines. Je n'arrivais plus à être moi-même, à être celle que j'étais avec lui. Et que je le veuille ou non, c’était terminé. Je n’ai plus eu de ses nouvelles après ça. Alors pour ne jamais l’oublier, je me suis rendu à un salon de tatouage et je me suis fait tatouer ses initiales sur l’emplacement de mon cœur. A jamais, il est marqué sur ma peau. A jamais, il fait partie de moi. Et plus jamais je ne l’ai pleuré car il était près de moi pour toujours.

Le cadeau d'une vie.

J’étais dans mon atelier, de la peinture de la tête aux pieds, à peindre cette même paire d’yeux qui me fascinait toujours autant. Je m’attardais sur les détails de ses pupilles, sur la courbe de ses fossettes et de ses lèvres quand il riait. Je peignais souvent le même visage, le même que dans mes souvenirs vieux de neuf ans. Celui de Lou, le voir rire en face de moi, même s’il n’était qu’en peinture, me faisait sourire à mon tour. Penser à lui ne me faisait pas réellement mal, parce qu’il était gravé en moi, et je savais que là où il était, il était heureux. Je n’avais jamais pu réellement quitter mes racines, même si aujourd’hui tout ça été bien loin. J’étais marié, avec Arthur de Wortshire, un bon partie du monde de mes parents, un homme qui me ressemblait, et j’étais bien. Il me traitait avec respect et il ne s’imposait jamais à moi. Il était doux et gentil, et nous nous entendions bien alors j’avais dit oui. Oui pour former un couple, oui au mariage, parce que c’était ce que je devais faire : avancer. Sa demande avait été simple sans artifice, totalement différente que dans mes rêves -où c’était Lou qui me demandait ma main-, alors ma réponse avait été tout aussi simple, et une part de moi me disait que je faisais le bon choix. Car Lou faisait partie du passé, et il aurait voulu que je dise oui. Je vivais de mon art, j’excellais même dans ce domaine, mes toiles se vendaient très aisément, et je commençais à me faire un nom… Mais étrangement, je me sentais légèrement prisonnière de ma vie. La vie d’avant, insouciante et rayonnante avec Lou me manquait terriblement, et je ne pouvais m’empêcher de penser à lui parfois. Arthur, il sait qu'il a été mon meilleur ami, et plus que ça, que cette histoire m'a détruite, et il l'accepte, car il fait parti du passé. A mainte reprise, j'aurais pu le revoir, je n’ai jamais osé le faire. De peur que tout ai disparu, que rien ne soit plus comme avant. J’avais peur de tout perdre à jamais, alors je me refusais de le revoir.
Un rayon de soleil transperçait la véranda, donnant une dimension plus éclatante au sourire de Lou. Un sourire apparaissait sur mon visage, et je laissais la toile à sa place, en plein soleil, m’avouant intérieurement qu’il avait été le soleil de ma vie. Je soupirais puis me reculait en direction de la cuisine pour me servir un thé, les mains pleines de peinture, le regard tourné vers ma toile. Arthur rentrait à la maison, attristé par une sombre nouvelle. Je le regardais en haussant un sourcil, inquiète.

« - Chéri, ton père m'a appelé. Ta grand-mère vient de décéder, ils t'attendent pour ses obsèques à Castle Hollow. »

Les larmes me montaient aux yeux, tant la peine fut immense. Poupette avait été ma confidente, ma grand-mère adorée, celle qui m'avait appris à aimer les autres. Et sa perte était un vide immense. Ça faisait neuf ans que j’évitais d’y retourner. Neuf ans que je n’avais rien revu de ma ville de natale, de Lou. Neuf ans que j’essayais d’éviter mon passé. Mais aujourd’hui il me revenait en pleine figure. Je n’arrivais à rien articuler, je n’avais en fait rien à dire. Je me serrais dans les bras d'Arthur, qui me caressait les cheveux, et mon regard se tournait vers ma peinture de Lou, et intérieurement mon cœur se serrait, j’allais surement revoir son beau visage et son si beau sourire… J’avais peur. Peur que tout est changé, j’avais peur de me perdre aussi. Mais je le devais pour Poupette, je l'aimais, et je devais lui offrir ma présence pour son dernier au revoir.

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