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 Need To Talk | Jude & Tiago

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Sujet - Need To Talk | Jude & Tiago   
Lun 14 Aoû - 2:11
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Need To Talk
Jude & Tiago × by lizzou.


Le ciel était nuageux. Quelques fins rayons de soleil se dirigeaient vers les fenêtres des salles de cours, essayant de transpercer le verre de leur chaleur. Il faisait plutôt bon dehors, et je pouvais, en ouvrant la fenêtre, sentir un léger vent frais qui parcourait la salle, et parfois, venait souffler dans ma nuque. Ma peau frémissait doucement. Je me souvenais alors de ces journées fraîches passées dans les bâtiments de mon ancienne université, avant que je n’aie été accepté aux Beaux-Arts. Entre mes doigts, je tenais fermement un pinceau de première taille, dont les poils s’écrasaient contre ma vieille palette en bois. Les couleurs se mélangeaient, et j’observais les tâches de peintures en me demandant, si les teintes étaient assez nuancées. Dans la salle, j’étais désormais seul avec ma toile blanche immaculée. Depuis que la sonnerie avait retentie dans le campus, tout le monde s’en était allé aussi vite que possible. Je me souviens encore des autres élèves, ramassant leurs sacs avec hâte, se débarrassant de leurs blouses comme si leur vie en dépendait subitement. Je n’avais jamais compris un tel empressement pour rentrer à la maison. C’est vrai, je ne pouvais pas dire que rentrer chez moi était ennuyeux ou quoi, et pourtant, j’avais toujours du mal à m’y sentir bien, malgré le fait que j’aimais ma famille plus que tout au monde. Depuis peu, j’avais pris un appartement, que je pouvais payer grâce à la bourse et à mon stage d’étude. J’aidais mes professeurs de temps en temps en tant qu’assistant, en échange d’un quelque chose qui me permettait de vivre comme un étudiant modeste. Le silence qui régnait dans la salle ne me pesait pas, au contraire. Quand je me retrouvais face à moi-même, je me sentais apaisé, et parfois même plus fort que le monde. J’aimais le bruit du rien. J’aimais entendre le pinceau contre la toile, et parfois même, le grincement du parquet ou des vieilles portes du bâtiment des arts picturaux. Je soupirais, souriant légèrement. J’avais eu l’autorisation de rester une heure à la fin des cours, le temps que le professeur se rendre à un autre cours. Et ensuite je devais m’en aller. Je regardais rapidement l’horloge accrochée au mur. Malheureusement, je constatais qu’il ne me restait plus beaucoup de temps, dix minutes tout au plus. Je n’avais rien fait de plus que mes autres camarades, et pour cause, j’étais préoccupé aujourd’hui. Depuis une semaine, je fréquentais une jeune fille rencontrée dans un café, et j’avais décidé de parler de cette relation à mon meilleur ami Jude. Je savais qu’il le prendrait comme d’habitude, avec détachement. Il avait l’habitude. Depuis toujours mes relations avaient été des catastrophes relationnelles. Je soupirais en y repensant. Déposant la palette, je secouais la tête, mécontent. Je pris mon Iphone et lui envoya un message rapidement. « Je sors des cours, je te rejoins au travail tout de suite. Je dois te parler. » Je rangeais alors mon téléphone, retirant ma blouse, pris mon sac, et m’en allait enfin, vers la ville.

La roue s’arrêta subitement de tourner, provoquant un dérapage contrôlé sur le gravier qui menait, comme un petit chemin, vers le bâtiment dédié à la jeunesse de la ville. Je descendais de mon vélo, l’attachant au premier poteau qui se trouvait sur ma route, avant de ranger le cadenas dans mon sac et d’aller vers la porte d’entrée. Si j’étais entré à l’école d’art, mon meilleur ami lui, était devenu éducateur dans un centre, et je ne sais pas pourquoi, mais je ne l’aurais jamais vu faire autre chose. Depuis la primaire, Jude était mon meilleur ami. Il était plus âgé, et à ce moment-là il était dans trois classes au-dessus de la mienne. Il avait suffi qu’il me défende un jour dans la cour de récréation. Et depuis, rien n’avait changé. Jude était toujours comme un Prince qui venait vers moi à chaque fois que j’en avais besoin. J’avais fini par m’habituer à son aide, à son sourire, et plus jamais, je n’aurais imaginé ma vie sans lui. C’était mon âme sœur, et même si personne ne me comprenait réellement, peu importe, nous savions que notre amitié défiait toute limite, et qu’elle était unique. Je poussais enfin la porte d’entrée, me rendant à la salle d’atelier. En général, à cette heure-là, il était soit en pleine activité artistique soit en train de faire du sport dans la cour. Je marchais dans les couloirs, saluant les quelques gamins qui me reconnaissaient, et le personnel également. Enfin, au bout de quelques minutes, j’arrivais devant la porte 19. Elle était entrouverte, et je pouvais voir Jude, avec trois adolescents qui avaient l’habitude de mon visage. Je toquais à la porte en souriant. « Toc. Toc. Mais qui sont ces trois beaux garçons que je vois là ? Il manque pas des jolies filles là ? » Je riais un peu en poussant la porte, tandis que les plus jeunes me saluaient de la tête. « Salut Jude. Salut les gars. Je peux repasser plus tard si vous voulez ? » Je souriais à Jude, les bras croisés, adossé à la porte.


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Sujet - Re: Need To Talk | Jude & Tiago   
Mer 16 Aoû - 13:32

Nedd to talk
Tiago et Jude

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Les rayons du soleil traversaient les fenêtres, de la pièce à peine éclairée. Ces rayons qui vous réchauffent la peau, sensible. Qui vous berce dans un confort dont vous vous accrochait. Avec la seule idée, de quitter ce cocon naturel était impensable. Alors on gratte ces quelques instants, ces minutes qui s'égrainent. Dans l'espoir de pouvoir les rattraper, un peu plus tard. Sur une autre habitude, ou on prenait un peu moins de temps... Ce n'était que de la théorie, en pratique, c'était toujours différent. Et je savais dès l'instant où mes doigts avaient été posés sur le réveil. Que je courais à ma perte. Dés que cette sonnerie aiguë, à vous arracher les oreilles, couper aux couteaux, l'environnement, à vous faire saigner les oreilles, avait retenti. J'étais perdu parce que je ne m'étais pas levé tout de suite. Parce que j'avais préféré m'accrocher à ces quelques minutes de sommeil. M'accrochant à mon oreiller, comme à une bouée. Après dix minutes de répit, cette sonnerie s'éveilla une nouvelle fois. M'arrangeant un grognement, mon sang qui ne fit qu'un tour. Pourtant, ce sont mes gestes qui avaient parlé. En frappant l'innocent réveil, qui allait s'étaler avec fracas contre le mur d'en face. Un fracas annonciateur de la fin, la fin d'un repos mérité et ou la flemme avait joué sa carte maîtresse. Un œil après l'œil, je m'habituais difficilement à la lumière ambiante des lieux. Les pensées encore flou, embrumait par le sommeil. J'avais du mal à remettre tout en place. Pourtant, je n'avais pas abusé la veille. La connexion se faisait mal ou alors je me persuadais à ne pas vouloir me souvenir. J'aurais bien troqué quelques minutes encore pour sombrer dans le sommeil. Mais mon temps était parti. Et on m'attendait au centre. Un lieu où je m'investissais, donnant un moment de mon temps, sans être égoïste pour une fois. Donner de ma personne, parce que cela me semblait plus productif. À ces simples pensées, je sortais de mon lit, devenant sourd à son appel. J'étais déjà bien en retard d'un peu plus de vingt minutes, non-rattrapable. Et qui me donnait juste les temps de passer à la douche, de prendre une tenue pour ainsi dire correcte, et de filer. Prenant des affaires à tout-va, je ne savais pas exactement ce que j'emportais. J'allais peut-être avoir la surprise, une fois que j'arriverais là-bas. Et cela ne sera pas la première fois. Je ne comptais pas le nombre de fois, ou j'avais investi les lieux, avec un vêtement des plus ridicules. Peut-être, parce que je ne regardais pas ce que je mettais dans mon sac ou que je préparais au dernier moment. Mais je soupçonnais un coup de main taquin, des jeunes dont j'avais la charge, quand j'avais le dos tourné. Tant que je ne me retrouvais pas en jupe ou en situation compromettante... Cela ne me dérangeait pas plus que ça.

Je ne sais pas combien de temps, c'était écoulé entre le temps de mon arrivée et le texto de Tiago. Le temps filait beaucoup trop vite. Que je dissimulais sous la table, pour pouvoir lui répondre, face à des regards déviés sur le moindre de mes faits et gestes. Ils n'étaient pas attentifs à la conversations. Mais dès que quelques choses sortaient de l'ordinaire pour eux, ça faisait tout de suite, une base de taquinerie. « Hey monsieur ! C'est votre copine ? » Un échange de coup de coude, attira mon regard, des clins d'oeil complice. « Mais mec, tu sais bien qu'il est célibataire. C'est une future conquête... » Et les sourires se profilaient dans la salle. Une habitude, qui ne me dérangeait pas, au moins ils s'intéressaient à quelques choses. Et franchement, parfois, j'étais un peu comme eux. Je continuais à taper mon message pour Tiago. Restant silencieux à leurs paroles, en train certainement de froncer les sourcils, une réponse silencieuse à " je dois te parler..." « D'accord ! Je t'attends.... » Qu'est-ce que je pouvais bien répondre. J'étais coincé entre l'inquiétude, presque évidente, dont cette simple question soulevait beaucoup d'interrogations, et ma présence ici. Je laissais un soupir s'échappait entre mes lèvres. Redressant mon regard vers le groupe. Un regard entre autres d'avoir éveillé une certaine vengeance. J'aurais pu rougir à leurs remarques, être gêné. Mais déjà ça leur donnerait de la matière à alimenter leur curiosité et plus. Et puis ce n'était pas mon genre. Me rependre sur mes sentiments, et encore moins ma vie privée, devant des gens. J'étais plutôt impassible. La seule personne qui était dans la confidence, n'était autre que Jude. « Les mecs vos vies sont si mornes pour être obligé de vous intéresser à la mienne !» Il fallait se la jouer comme eux, de front. On n'était pas si différent. Je n'étais pas leur ennemie, et moi, je ne les considérais pas comme des cas, obliger de m'en occuper. Comme un boulot comme un autre. D'une certaine manière, je me reconnaissais dans chacun d'eux. Je m'occupais d'ado de 13 ans à 18 ans. J'aimais ce que je faisais, je ne serais pas dire pourquoi? La discussion continuait sur tout autre chose, les possibilités de rêves, les souhaits, parfois combler par le silence. Parce que cela leur semblait... Irréalisable. Un rêve qu'ils ne toucheraient jamais du doigt. Quand un son interrompait la discussion, une voix que je pouvais reconnaître assez facilement. Pour l'avoir connu toute mon enfance. Agréable, chaude, avec cette pointe souriante. Tiago timide, mais qui étaient loin de l'être là, parce qu'il connaissait les lieux, mais aussi étrangement parce qu'il était... Dans son élément. Il ne détonnait pas avec les lieux. « S'il te plaît, ne les incite pas avec les filles... J'ai déjà du mal à attirer leur attention, alors avec des filles... Je serais perdu. Je serais obligé de me déguiser en fille après... » Et autant dire... Vive l'horreur ! Bien sûr, le ton était détendu, amusé. Je me levais pour rejoindre Tiago, me postant à côté de lui. Les garçons avaient l'air d'être déçu mais amusé de constater que ce n'était que Tiago, amusé que justement ça soit lui. « Non, c'est bon, on avait fini. Tu ne déranges pas. Je les libère jusqu'à la prochaine fois... » A ces mots, ils ne se faisaient pas prier et ils quittaient la pièce comme si une tempête intentait à leur vie. Claquant la porte derrière eux, sans oublier bien sûr de saluer Tiago au passage. Ils l'aimaient bien... Qui n'aimaient pas Tiago. Et les clins d'œil qui s'échangeaient, un grand sourire moqueur sur le visage pour ma part. Sans comprendre, une telle réaction de leurs parts. Je secouais la tête, lâchant un soupir. Des pas l'un derrière l'autre, à évoluer d'un seul coup dans une pièce qui semblait vide. « Tu voulais me voir ? » Je ne savais pas le sujet, ni la cause. Mais cela ne m'empêchait pas de poser mon derrière sur une table, un sourire pour mon meilleur ami, en croisant les bras. Cherchant dans son regard le moindre indice.
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Sujet - Re: Need To Talk | Jude & Tiago   
Ven 18 Aoû - 17:57
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Need To Talk
Jude & Tiago × by lizzou.


La pièce était presque trop silencieuse. La fenêtre était ouverte et je pouvais voir le moindre recoin baigné de lumières. Dehors, une fine pluie se faisait entendre. Je n’avais jamais trop aimé ça. Je me souvenais encore que le jour où mon père nous avait quitté, il faisait exactement le même temps. Je me souviens des nuages gris, du léger soleil qui ne se décidait pas à venir, et de m’être échappé de la maison à toute vitesse pour aller au lac, pleurer en pensant à cet homme que j’avais perdu trop jeune, et que je ne reverrai plus jamais. Bien sûr, on m’avait dit qu’avec le temps tout s’apaise, mais j’avais découvert en grandissant que c’était faux. J’avais toujours aussi mal et malgré les années, je n’avais jamais cessé d’imaginer un futur où il serait encore à nos côtés. Les choses auraient été si différentes pour nous, et surtout pour Lou, qui avait tant sacrifié pour nous élever avec maman, qui n’avait jamais compté ses heures au travail. Je soupirais doucement. Ces jeunes, dans cette pièce, ils avaient encore moins de chance que moi pour la plupart, avaient mal tournés, avaient une famille terrible ou qui parfois même les avaient abandonnés. Je me retrouvais des fois, un peu en eux, et depuis que Jude travaillait dans cet endroit, j’étais souvent venu lui rendre visite. Au début, j’avais été un peu angoissé, je pensais qu’ils se seraient moqués de moi, de mes attitudes un peu maniérées, de ma façon de m’habiller ou de me tenir. C’est vrai, qu’ils avaient plutôt bien ris, mais pas méchamment, et rapidement, ma différence avait été une curiosité, et je crois qu’ils m’appréciaient beaucoup maintenant. Parfois j’enviais mon meilleur ami. Il avait une facilité déconcertante à communiquer avec les autres, à échanger et à se faire des amis, un don que je n’avais jamais eu et que je n’aurais sans doute jamais. A part Jude, je n’avais pas vraiment d’amis, quelques-uns bien sûr, mais j’étais toujours plus à l’aise dans ma chambre derrière mon blog. C’est dingue comme les gens qui me suivaient pensaient que j’étais cool et sûr de moi dans la réalité, mais c’était loin d’être le cas. « Te déguiser en fille ? Désolé mais je pensais plutôt à des jolies filles, je ne veux même pas imaginer le massacre que tu es en train de me décrire. » Les garçons riaient en se donnant des coups de coude entre eux. Ils quittaient la pièce rapidement en nous jetant des regards que je ne savais pas traduire. Mais je les saluais de la main et ils en firent autant pour certains. Je serais la bandoulière de mon sac en entrant dans la pièce, et je n’oubliais pas de fermer la porte derrière moi. Je me retrouvais seul avec Jude, et je pouvais enfin être détendu et moi-même. J’allais vers lui, passant mes bras autour de son cou et l’embrassant sur la joue en souriant. « Salut Jude. » J’évitais de le faire en public, mais avec le temps j’avais remarqué que ces marques d’affections ne le gênaient pas, il me connaissait par cœur.

« Oui, je voulais te parler. » Je le regardais en souriant un peu. Je posais mon sac par terre et je m’asseyais au bout d’une table qui servait de bureau. Cet endroit ressemblait à une salle de classe et c’était assez étrange dans un centre de loisir principalement. « Mais dis-moi d’abord, tu vas bien, la journée aussi ? Ils ne t’en ont pas fait trop baver j’espère. » Je riais un peu, j’imaginais bien ce qu’ils pouvaient être capable d’inventer pour l’embêter. D’ailleurs je me souvenais qu’une fois, ils m’avaient même demandé conseils pour l’effrayer. Ils avaient rapidement compris que je savais tout de lui. Évidemment, je les avais aidés, mais sur une fausse piste. « Je viens de sortir de cours. C’était assez léger aujourd’hui, j’avais simplement Histoire de l’Art. » Je baissais un peu les yeux, finissant par me mettre en tailleurs, le regardant. J’entendais les cris des garçons qui étaient allés dans le cour, depuis la fenêtre ouverte. Certains finiraient par venir nous observer, j’en mettais ma main au feu. Je ne sais pas pourquoi mais ils aiment bien nous espionner avec Jude, comme s’ils attendaient quelque chose de particulier qui ne venait jamais « Et prends pas cet air sérieux, je dois juste te parler mais ce n’est rien de grave, au contraire. ». Je me penchais pour attraper mon sac et sortir une barre chocolatée Reese. La meilleure selon moi. J’en pris une et jetai l’autre vers Jude pour qu’il l’attrape. C’était un peu le rituel, quand on annonçait une bonne nouvelle ou, une mauvaise. Mais là j’avais surtout faim. Je lui souriais un peu en déballant ma barre. « Tu te souviens de la serveuse qui me souriait tout le temps au café samedi dernier ? » Je levais les yeux vers lui. Je me demandais s’il se souvenait d’elle, mais certainement. Quand ça me concernait, il avait toujours eu une meilleure assez impressionnante.
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Sujet - Re: Need To Talk | Jude & Tiago   
Mer 20 Sep - 10:50

Nedd to talk
Tiago et Jude

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Le temps filait trop vite, trop intensément. Ces minutes qui s'égrainent petit à petit à ne pas pouvoir rattraper. C'était toujours la même chose, on se rendait compte de rien. On prenait de l'âge, le monde autour de nous évoluait et on avait aucune maîtrise sur le temps. Dans un sens, cela voulait dire qu'on ne s'ennuyait pas... Je n'avais rien vu d'autre que Castle Hollow. Fréquenter les mêmes endroits, le même monde, et de nouveau visages étaient assez rares. Mais dans un sens, cela avait quelque chose de réconfortant. Rassurant, à avoir ces petites habitudes, ce qui me manquait au fond, c'est l'adrénaline, à recommencer autre chose. Avec, au fond, cette peur de savoir si les choses allaient aussi bien se passait qu'on l'imaginait.... J'aurais pu partir de cette ville qui m'avait vu grandir, j'aurais pu comme un garçon obéissant et aimant ces parents, j'aurais pu les rejoindre. Les soutenir dans ce centre pénitencier, ou ils avaient maintenant élu domicile. Pour quoi faire... À leurs yeux, je n'avais jamais été un enfant digne de leurs attentions. Je n'avais pas plus envie de gâcher mon temps. Et puis, il y avait ma tante. Cette femme qui m'avait élevé en toute logique à la place de mes géniteurs. Celle qui avait consacré du temps, pour me donner un minimum d'éducation. Quand je n'avais rien en retour. Qui avait pris de son temps, pour m'accueillir chez elle. Et puis elle aussi elle est parti. J'aurais pu là encore échapper à la vie de Castle Habor. Cela avait l'air facile de déménager et simplement tournait une page et l'oublier. Simplement s'en souvenir, quand les moments s'y prêtaient. Un noël, un anniversaire... Ce n'était pas moi, si parfois, je prenais à la légère tout ce qui m'entourait, je prenais à cœur, ce qui m'entourait. Peu de gens, m'entourait ou du moins, je faisais confiance à peu de gens. Parce que s'entourait été facile, une fête, des verres échangés, des situations cocasse. Ne voulait pas dire que j'étais prêt à me dévoiler. Un seul avait ce pouvoir, un seul connaissait ma vie, depuis le bac à sable. Et un seul avec qui on partageait les pires et les meilleurs moments. Tiago comptait pour moi, et c'est lui qui rattachait encore à ici Castle Hollow. Il m'avait soutenu, dans la voix que j'avais empreinte. « Je serais super sexy en fille, ne sous-estime pas mon sex appeal. Si toi, tu ne l'apprécies pas... Je suis qu'il y a à qui ça plairait... » Je lançais un regard aux garçons, menaçant sans l'être. C'était une habitude, entre nous. La confiance s'était installé aussi facilement que si j'avais fait parti de leur groupe. Ce qui était aussi important, dans la marche pour les aider. Un point d'honneur que je travaillais à mesure que j'avançais avec eux. Une confiance sans prise de tête, différente de ce qu'on pouvait leur proposer dans un centre. Ou la distance était de mise, et superficielle. Tiago n'était pas démonstratif et plutôt timide en public, mais au fond il était plus attachant et expressif, quand il se sentait assez en confiance. Comme maintenant, quand il attendait que les adolescents sortent simplement pour embrasser ma joue, comme à son habitude. Il accordait beaucoup d'importance à ce que pouvait dire les gens, quand moi, j'étais tout à fait indifférent. Le monde ne dirigeait pas ma vie, j'avais appris à le faire seul. Appris à ne comptait que par soi-même... J'embrassais à mon tour sa joue, dans un air amusé, bien sûr. « Salut Tiago... Tu as encore fait sensation au près de mes adolescents... » Pas par le geste, mais par la nature de Tiago. J'étais déjà poussé, rien qu'à sa présence dans la pièce, à le faire sortir de ces sentiers.

Rare, on était les fois où je ne répondrais pas aux appels de Tiago. À vrai dire, je pouvais les compter sur les doigts de la main. Il était rare. Le plus souvent, je lâchais ce que j'avais à faire, sois pour le rejoindre, ou inversement. « Oui d'ailleurs... J'avoue ça m'a un peu inquiéter. » Mais avec le temps, même s'il me disait de ne pas m'en faire.... C'était plus fort que moi. Je savais qu'il n'était pas d'une nature fragile. Comme pouvait le penser certain. Il était plus torturé, avec son esprit artiste qui lui collait à la peau. Mais cela définissait exactement Tiago. Je lâchais tous rangements, qui jusque-là qui étais nécessaire, pour ne pas paraître bordélique. Comme à mon habitude. Pour le rejoindre, à côté, en appui sur ce bureau, passé. À avoir vu tant de gens défilaient aux cours de sa vie. Un air taquin, je m'aventurais du coin de l'œil à regarder Tiago « Tu me prends pour qui ! Mon pote je gère comme toujours ! Je suis le virtuose de la sociabilité ! Ça s'est très bien passé, ils sont sympas, il faut juste les mettre en confiance et ne pas les rabaisser. Comme le font la plupart des gens qui les entourent. Ça s'est très bien passé, ils sont sympas, il faut juste les mettre en confiance et ne pas les rabaisser. Juste incompris. Sinon ma journée était bien et jusqu'à... Il y a quelques minutes, je peux la classer de parfaite ! » Bon, il fallait oublier les fois, ou je m'étais retrouvé couvert de farine, ou sans vêtement... Ils ne manquaient pas d'imagination. Qui ne l'était pas leur âge. En fait, je me reconnaissais par beaucoup d'aspects en eux. Je regardais le mur en face, en réfléchissant. Tiago était plus intellectuel. Que ça pouvait faire peur. Parfois, je me trouvais un peu en décaler, pas vraiment dans son monde. Si au départ, j'ai eu peur que cet aspect nous éloigne ou nous divise. J'ai vite compris que ce n'était forcément le cas et que cela renforcé notre différence, à nous entendre. « J'ai le sentiment que tu n'es pas emballé par ta journée ! Je me trompe ? Ou est-ce qu'il y a autre chose qui te torture ? » J'étudiais son regard, ces traits à la recherche de ce qui pouvait bien le perturber autant. Car il l'était ! Il n'avait pas besoin de le cacher, parce que tout était visible chez lui. Ou peut-être parce que je le connaissais assez, pour ne pas me laisser tromper. Enfin jusqu'à ce qu'il me soudoie avec une barre chocolatée... Notre faiblesse et que mes yeux s'illuminent « Si tu me prends par les sentiments... Tu essaies de te faire pardonner pour l'inquiétude que tu as engendré ? » Bien sûr, c'était une plaisanterie. Mais j'aimais bien, le taquiner un peu. En sur jouant légèrement. Je prenais la barre chocolatée en le remerciant d'un signe de tête. Et croquer un bout sans me faire prier. La saveur de notre enfance, celle qui nous avait vu grandir, fondre dans la bouche. À en fermer les yeux. C'est certainement ce que j'aurais fait si entre temps, il ne m'avait pas rappelé de la serveuse. À m'arracher une toux, signe d'étouffement de surprise. Que j'avais du mal à retenir. Me brûlant la gorge. Une voix inhabituelle, sortie d'entre mes lèvres, peinées et avec un manque d'air évident. « Oui, celle qui te dévorer du regard. » Comment l'oubliait... À vrai dire, elle ne regardait que lui. Le reste du monde était clairement invincible pour elle. Même ma commande, j'ai dû lui répéter deux fois avant qu'elle ne me remarque. Par contre, Tiago c'était différent, elle l'avait vite calculé... Mas voix partait dans les aigu, en toussant. Ma main devant la bouche « Tu t'es enfin décidé à l'appeler ? » J' étais bête, bien sûr, qu'il l'avait appelé. Sinon il ne m'en parlerait pas. Mais j'avais besoin de cette confirmation. Comme si je devais en prendre réellement conscience.
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Sujet - Re: Need To Talk | Jude & Tiago   
Dim 8 Oct - 21:16
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Jude & Tiago × by lizzou.


Il y avait une légère brise. Elle secouait doucement les rideaux, et s’échappait d’entre les bouts de tissu pour s’évader dans la pièce toute entière. Quand j’étais sur le chemin, quand j’étais encore en train de pédaler sur mon vélo, j’avais cru sentir une fine pluie envahir la peau de ma nuque et le bout de mes phalanges posées sur le guidon. Mais maintenant, au dehors, je pouvais voir d’ici le soleil qui commençait à briller doucement. Et je pouvais presque sentir les rayons du soleil sur ma peau, encore aurait-il fallu que je m’approche de la fenêtre. La vitre était ouverte, et je pouvais entendre les rires et les chahutements des garçons qui jouaient dehors pour la plupart, ou se disputaient, ce qui arrivait bien plus souvent. Ici, les gamins venaient souvent des quartiers chauds, et encore, c’était plutôt rare dans cette charmante ville campagnarde, mais ça arrivait. Ils étaient souvent défavorisés, ou ils venaient de grandes villes, et ils étaient infectés par une gangrène violente. J’avais toujours admiré Jude pour ce qu’il faisait avec ces jeunes, ce n’était pas facile, mais pour une raison inconnue, j’avais toujours eu la sensation que mon meilleur ami était fait pour ça, c’était une cause qu’il portait dans son cœur, et ça ne m’avait jamais surpris venant de lui. Je souriais, assis sur une table, les pieds dans le vide, que j’agitais un peu à la manière d’un enfant. J’avais toujours eu une attitude comme ça, et ça en avait toujours dérangé certains, et peu importe, j’avais appris avec le temps qu’être soi-même est de loin la chose la plus importante qui soit. « Je préfère pas t’imaginer en fille, bien que ton prénom soit mixte, je te préfère en homme, sinon on ne serait sûrement pas meilleurs amis, et ça me manquerait beaucoup si c’était le cas. » Je souriais doucement. J’avais toujours été proche des filles par amitié, et Jude était un des rares garçons avec qui je m’entendais, et surtout qui ne s’était jamais moqué de moi. « J’ai l’impression qu’ils se moquent toujours un peu de toi quand je suis dans les parages…J’espère que ce n’est pas parce que je suis trop… » Féminin ou timide, mais j’avais encore d mal à dire ces mots qu’on m’avait tellement reprochés quand j’étais encore à l’école. Je soupirais doucement en posant mon sac par terre contre le pied de la table. J’aimais être avec Jude, peu importe le reste, et je savais qu’au fond, les moqueries de ces gamins n’étaient pas méchantes, au contraire, ils me disaient toujours bonjour et n’avaient jamais été insultants envers moi.

J’aimais l’écouter parler de son métier. Il avait vraiment cette passion, cette envie d’aider les autres, qui me touchait. C’était sans doute pour ça, qu’à l’école primaire, il avait fini par se rapprocher de moi un jour, alors qu’il était dans deux classes supérieures. Il m’avait aidé à la récréation, en voyant qu’on me réprimandait encore une fois pour mes vêtements un peu trop guindés, et ça c’était fait comme ça. Tout était venu naturellement, et je n’oublierais jamais ce jour-là. Comment j’aurais pu de toute façon ? A partir de ce moment-là, on ne s’était plus jamais quitté, et tant mieux, j’étais depuis, très heureux. « J’en doute pas. Je sais que tu trouves toujours une solution pour passer une bonne journée avec les jeunes, même quand ce n’est pas évident. C’est surtout pour ça que je t’admire, et que les jeunes t’apprécient…Tu sais te mettre à leur place. Tu les plains pas, tu les aides et tu leur offre des solutions… » Je rougissais un peu. J’étais en train de lui dire combien j’étais admiratif, et même si c’était gênant en soit, je n’aurais pas pu dire autre chose, car tout ce que je disais était vrai, et je le pensais depuis toujours, depuis que je le connaissais. « Et puis aujourd’hui tu n’as pas eu les plus difficiles d’après ce que je vois, ceux-là sont plutôt gentils, enfin, à leur niveau. Mais je ne me sens pas trop mal à l’aise quand ils sont là, ils sont souriants avec moi, ils se moquent pas… » Je souriais légèrement en passant une main dans ma nuque. « Et il ne fallait pas t’inquiéter tu sais. Si c’était grave je l’aurais précisé dans mon SMS. » Je rougissais un peu en baissant les yeux. Je me sentais un peu gêné de lui annoncer ça. Mes relations amoureuses étaient toujours un échec, et Jude me protégeait, mais il fallait que j’avance. Même si les femmes finissaient toujours par profiter de moi et partir sans rien demander. « Oui enfin…On s’était revus quelques fois comme je te l’avais raconté, et on a décidé d’essayer tous les deux. Ma dernière petite amie c’était il y a trois mois, et j’aimerai vraiment que ça marche cette fois. » Je soupirais. J’avais peur de faire encore un échec. J’avais toujours du succès physiquement, mais elles avaient toujours des choses à me reprocher sur le long terme. Je savais que Jude était toujours là pour moi lui, et ça me réconfortait depuis toujours.
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Need To Talk | Jude & Tiago

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