Partagez | 
 

 Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

☆ DREAM COLLECTION
» disponibilité rp: 01/05 - on peut en parler
» Carnet d'adresse:
» rps en cours:
admin » .plùm
» arrivé le : 09/10/2016
» mots doux : 502
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 30 Juin - 23:48



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
Aujourd’hui, il lui disait tout. Il avait décidé de mettre les choses au clair avec Colleen, lui annoncer qu’il avait quelqu’un dans sa vie, ne plus mentir et prétendre que quelque chose était possible entre eux, même s’il en mourait d’envie. De cette façon, il ne prenait pas le risque de tromper sa petite-amie, il s’assurait une distance qu’il n’était pas certain de respecter autrement. Il lui avait donc envoyé un message pour lui demander sérieusement à ce qu’ils se voient dans un café, au milieu du monde, pour ne pas craquer au dernier moment. Leur dernière rencontre, leurs retrouvailles, avait été une piqûre de rappel, un signal d’alarme qui lui criait qu’il devait l’éviter, ou en tout cas éviter de se retrouver seul avec elle, au risque de trahir sa petite-amie, et de la trahir, elle, par la même occasion. Il n’avait pas le droit de céder à ce sentiment qui l’animait chaque fois qu’il était avec elle, et ce depuis le tout début, depuis qu’ils s’étaient rencontrés, à peine plus hauts que trois pommes. C’était sa torture quotidienne, son poids lourd à supporter : savoir qu’il était fait pour elle, qu’elle était faite pour lui, mais qu’il était trop tard pour eux.

Il se préparait donc tranquillement, en cachette sans même s’en rendre compte, alors que sa petite-amie était occupée dans une autre pièce. Il s’efforçait de ne pas paraître trop habillé, de s’empêcher de trop réfléchir à l’allure qu’il avait, parce qu’après tout, entre amis, il n’avait pas besoin de faire plus d’effort, non ? Un simple t-shirt, un jean, et tout irait bien. Un regard vers le miroir lui fit secouer sa tignasse indomptable, et il quitta la pièce. « Tu t’en vas ? » Ah, elle l’avait vu. Il avait comme l’impression d’être pris en flagrant délit alors qu’il n’avait pourtant rien à se reprocher. Il sourit, plus stressé qu’il ne l’aurait dû, et s’approcha d’elle pour l’embrasser tendrement. « Je dois voir un client, je reviens. » Il ne savait pas pourquoi il avait menti, ce sentiment de culpabilité le rendait fou. Elle n’aurait rien dit s’il avait parlé d’une amie, de sa meilleure amie, perdue il y a des années, tout juste retrouvée. Mais il n’avait jamais parlé d’elle, ni de leur histoire, il avait été discret au sujet de son passé, puisque remuer cette vieille histoire lui faisait toujours aussi mal. Il avait menti, parce qu’ainsi, elle ne lui poserait pas de question. « D’accord, à tout à l’heure. J’aurai une petite surprise pour toi ! » Elle rit légèrement en le regardant avec envie, et il ne put que sourire, et l’embrasser à nouveau avant de sortir. Une fois dehors, il souffla, comme s’il avait échappé au pire, et se dirigea tranquillement vers le centre-ville pour retrouver Colleen, sa complice.

A quelques mètres du Ginger Cafe, il remarqua Colleen, déjà attablée sur la terrasse, qui ne le voyait pas encore. Comme à chaque fois, son cœur s’arrêta un instant avant de se remettre à battre, plus fort. En dix ans, ça n’avait pas changé, cette sensation qui l’envahissait chaque fois qu’il la voyait, ce coup de foudre qu’il se voyait revivre encore et encore, comme si une seule fois n’avait pas suffi. Elle était si jolie, peu importe ce qu’elle faisait, comment elle était habillée, coiffée, maquillée, pour lui, elle restait la plus belle. Il en vint à rester planté sur le chemin, la bouche à moitié entrouverte, bien trop ému par cette simple vue pour faire le moindre geste. Le soleil la caressait doucement, si bien que ses cheveux châtains brillaient, faisant ressortir son visage du décor. Un décor qui, d’ailleurs, mettait en valeur la scène, qui avait tout d’un film. D’ici quelques minutes, il devrait lui annoncer qu’il avait quelqu’un dans sa vie, et même s’il n’était pas certain de leur situation actuelle, s’il ne savait pas si cette annonce changerait quelque chose pour elle ou non, pour lui, ce serait comme une rupture. Ainsi, plus rien ne serait possible, pas la moindre ouverture, rien. Il la bénit soudain de lui avoir proposé un lieu public pour lui donner rendez-vous. Ici, sachant que tous les habitants les connaissaient, et que les rumeurs couraient bien vite, il ne pouvait rien tenter.

Il secoua la tête pour se ressaisir et parcourut finalement les quelques mètres qui le séparaient d’elle, jusqu’à arriver à sa hauteur. Il ne pouvait s’empêcher de sourire comme un gamin devant un feu d’artifices. « Colleen… » Il ne fut pas long à la serrer dans ses bras, un peu plus longtemps que nécessaire, un peu plus fort aussi, avant de se dégager doucement. « Tu vas bien ? » Il s’assit alors en face d’elle, son sourire niais au visage en ne la quittant pas des yeux, de peur qu’elle disparaisse s’il la lâchait un instant. Et il savait qu’après ce rendez-vous, ça risquait bien d’arriver.




»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
Revenir en haut Aller en bas
admin » priss.
» arrivé le : 15/01/2017
» mots doux : 345
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Sam 1 Juil - 4:07
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
La sentence allait tomber, et nous allions tout deux sombré dans un gouffre sans fin. Je le sentais, je le savais, tout allait se terminer aujourd’hui, encore plus qu’hier. Mon cœur se serrait à la vision du message de Lou, le « il faut qu’on parle » sonnait grave dans mon esprit. Et ma raison m’hurlait alors de lui dire la vérité. Il devait savoir, tout sur tout. Arthur, le mariage. Tout. Et ça allait mal se finir, et pourtant je n’en avais aucune envie alors que je venais juste de le retrouver. Mes yeux s’embuaient de larmes, et instinctivement je répondais à son message, lui donnant rendez-vous chez Ginie. J’y étais déjà, à vrai dire, je passais le plus clair de mon temps ici, pour fuir le château, ma mère et ses idées farfelues pour le mariage et ses répétitions durant des heures. Plus le temps passait et moins je me sentais prête à l’épouser, c’était comme si j’étais une autre avec lui, alors qu’avec Lou, j’étais moi. Et je me sentais mieux près de lui, que là-bas. Mais cette quiétude, cet esprit éthéré j’allais le perdre pour de bon quand il saura tout. Je levais les yeux au ciel, priant pour qu’un miracle se produise, puis appuyait sur le bout de mon nez pour cesser mes larmes. Je m’essuyais les yeux délicatement, puis fit le tour de mon look. Chemisier blanc ample, jean noir décontracté, une paire d’escarpins vernis. Ça va, j’étais présentable. Je sortais mon petit miroir de mon sac et avisait mon visage, maquillage naturel, je retouchais un peu mon mascara, avant de tout refermer brutalement. Mais pourquoi m’apprêtais-je ? Lou n’était pas mon fiancé, non, il n’était pas non plus un homme à séduire, alors pourquoi j’agissais de la sorte. La vérité était éblouissante, mais je ne pouvais me résoudre à l’accepter. Je secouais la tête, il fallait à tout prix que je me le sorte de l’esprit. Je sortais une feuille, un crayon de papier et me mis à dessiner pour oublier. Devant moi, une grand-mère parlait à sa petite fille, assise sur un banc, et je m’évertuais à dessiner leur trait délicatement. Tout était bon pour éviter de stresser, après tout, j’avais plus d’une heure à tuer. Mon portable vibrait, pour la énième fois, et c’était toujours le même interlocuteur : ma mère. Elle voulait que je rentre, pour les essais de robe. Mais j’en avais que faire. Alors je coupais mon téléphone, soupirant, posant mon crayon sur la table, quand Ginie vint à ma rescousse. Elle m’apportait une tasse de thé, armée de son sourire tendre.

« - Tiens, je crois que tu en as besoin ma belle. Un thé à la menthe légèrement sucré comme tu l’aimes. »

Je souriais à son attention, puis me saisissais de la tasse bien, chaude pour en boire une gorgée. Mon regard se reposait sur un couple qui main dans la main avançait. Je me rappelais alors de ces chaudes soirées d’été où Lou et moi marchions dans la ville entière, comme eux, main dans la main. Savourant juste la présence de l’autre, la vitamine D s’insinuant dans les pores de nos peaux, de nos sourires échangés. Des moments simples sans artifice, des moments qui me manquaient terriblement. Je fermais alors les yeux un instant, me rappelant de la quiétude de ces moments-là, savourant le soleil sur ma peau, et souriait. Espérant simplement être heureuse de nouveau un jour. Je rouvrais les yeux, buvais de nouveau une gorgée de mon thé, puis distinguais une silhouette que je connaissais par cœur. Il était là. Que pour moi. Mon cœur eut un loupé, tant sa présence me chamboulait, c’était impossible qu’il ne ressente pas ça. Nous étions connectés, depuis le début et je me sentais ainsi fébrile face à lui. Son sourire était sincère, mon prénom sortant de ses lèvres était le paradis, il me menait droit au mont Olympe de sa voix. Je me levais alors, lui rendant son sourire et sentit son étreinte plus intense, plus vrai qu’il n’aurait fallu. Après tout, la dernière fois ça c’était mal finis. Pourtant tout semblait derrière nous, enfin pour l’instant. Il ne me quittait pas du regard, s’installant en face de moi, et je repris ma place, plaçant mon menton sur mes mains, le dévorant du regard instinctivement.

« - Lou. Je vais bien et toi ? »

C’était tellement étrange, irréel, hors du temps. Je ne voyais que lui à cet instant précis, le reste était futile, seul lui comptait. Il était radieux, les fossettes de ses yeux s’agrandissant à mesure que le bonheur l’emplissait, d’une beauté à me couper le souffle. Lou, c’est un bel homme, avec un charme propre qu’à lui. Et rien n’y personne ne l’égaliserait à mes yeux. Je pris une grande inspiration, puis me rappelait la raison de sa venue : il avait besoin de me parler. Mon sourire s’effaçait, mais la douceur de son regard m’encourageait à être sincère avec lui. Je me mordais la lèvre, fronçais les sourcils, puis posait une main sur ses lèvres juste avant qu’il ne parle.

« - Attends. J’ai moi aussi quelque chose à te dire… »

Ce contact m’incendiait l’âme et l’esprit. Je mourrais d’envie de l’embrasser, de le serrer contre moi, de sentir son souffle chaud sur ma peau. Mon esprit s’embrasait, alors je retirais ma main de ses lèvres pour prendre ses mains et les serrer fortement. Je déposais un baiser sur l’une d’entre elle, les yeux embués de larmes. Je n’allais pas pleurer, non j’allais être forte. Je lui souriais radieusement alors.

« - Sache une chose. Tu as toujours été dans mon cœur, même durant toutes ses années. Tu es gravé dans ma peau, dans mon âme à jamais. »

Une de mes mains se détachait des siennes, puis écarter un pan de mon décolleté légèrement, laissant apparaitre les initiales de son nom, calligraphié dans un dessin. Je le laissais regarder un instant pour ensuite le cacher.

« - Je l’ai depuis le jour où Holland m’a dit que tu ne viendrais pas. Il ne date pas d’hier soit en rassuré, je n’ai jamais pu me résoudre à l’effacer, à t’oublier. Mais… »


Les mots ne sortaient pas de mes lèvres. C’était trop dur de lui dire, je ne voulais pas lui faire de la peine. Mais je savais que j’allais l’anéantir, que j’allais pulvériser notre histoire, mais on se devait la vérité. Pourtant les mots étaient comme des poignards dans mon cœur. Je déposais un dernier baiser sur sa main, avant de fouiller dans mon sac et de prendre le carton de mariage que ma mère comptait diffuser sous peu, et le posait sur la table, face visible. Sans un mot, le cœur lourd, serrant sa main pour qu’il sente que j’étais là. Que je le soutenais, ne murmurant qu’un simple :

« - Je suis désolée. Vraiment. »

.
electric bird.





Monsieur & Madame DEWITT ont l'honneur de vous annoncer l'union de :



Sir Arthur Alexander EDWARDS et de Colleen Adaline DEWITT, leur fille unique.



Vous serez convier à la célébration de leur mariage le 18 novembre 2017 à l'église de Castle Hollow, puis au vin d'honneur qui aura lieu dans la cour du château. Le village y est convié, soyez nombreux pour partager notre bonheur.

Avec notre respect.


Mr&Mrs DEWITT.

»»»»»»»»»«««««««««


I CAN LIVE UNDERWATER

Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.. ©️ signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

☆ DREAM COLLECTION
» disponibilité rp: 01/05 - on peut en parler
» Carnet d'adresse:
» rps en cours:
admin » .plùm
» arrivé le : 09/10/2016
» mots doux : 502
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 7 Juil - 21:14



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
Il n’avait pas envie de lui dire. Il savait que c’était ce qu’il devait faire, qu’il n’avait pas le droit de lui cacher la vérité plus longtemps, mais c’était plus fort que lui. En la voyant assise à cette table, à quelques mètres à peine, il réalisa qu’il aurait largement préféré continuer à mentir, à jouer la comédie, ressentir encore ce qu’il ressentait à dix-neuf ans, quand elle était encore là, avec lui, avant la mort de son père, avant le départ de Colleen, avant toute cette histoire. Il se demandait parfois, même aujourd’hui, ce qu’il se serait passé s’il était parti avec elle, s’il avait fui ses responsabilités par amour pour elle, en abandonnant ses frères, sa sœur, et sa mère. Il savait pourtant qu’il en aurait été incapable, qu’il aurait certainement bien vite fait demi-tour pour jouer le rôle qu’il avait dû jouer toutes ces années. Peut-être aurait-il convaincu Colleen de rester avec lui, plutôt que de la quitter. Il se souvenait encore de ce qu’il avait ressenti à l’enterrement de son père, lorsque la seule chose qui marquait sa présence était un bouquet de fleurs qu’elle avait fait parvenir. Ca lui avait déchiré le cœur et il n’était pas bien sûr de s’en être jamais remis. Quelque part, au fond de lui, il avait l’intime conviction qu’il aurait dû lui demander de revenir, des années auparavant, alors qu’il avait tant besoin d’elle.

Et à présent, face à elle, malgré toutes ses bonnes résolutions, il ne put résister à l’envie, et au besoin, de la prendre dans ses bras, de la serrer fort, comme une dernière étreinte, et de profiter encore une fois de son parfum angélique, toujours gravé dans sa mémoire. Il dut se résoudre à la lâcher, pour lui demander comment elle allait, et s’asseoir à son tour. Il était comme pendu à ses lèvres alors qu’ils ne faisaient qu’échanger des banalités. « Ca va oui. Ecoute… J’ai quelque chose à te dire… » Il n’était pas prêt pour ça, son cœur battait la chamade sous l’effet du stress tant il redoutait sa réponse. Il fallait qu’il lui dise, pourtant, il le fallait avant qu’il ne soit vraiment trop tard, avant que cette annonce éclate au grand jour par un autre que lui. Pourtant, elle ne le laissa pas continuer, désireuse de lui confier quelque chose elle aussi, déposant sa main sur sa bouche délicatement, geste qui lui donna envie de céder à une bien douce tentation, mais il se retint tant bien que mal. Il n’était donc pas le seul à garder un secret. Il l’avait déjà pressenti la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il savait que ça avait un lien avec son retour, mais ignorait encore lequel.

La façon dont elle agissait lui faisait craindre le pire. Il se mit soudain à imaginer une maladie, quelque chose de grave qui l’enlèverait à lui, une raison assez importante pour la faire revenir à Castle Hollow après toutes ces années. Elle serra fort ses mains et déposa un baiser sur l’une d’elles, et en voyant les larmes qui commençaient à se loger dans le coin de ses yeux, il se retint de toutes ses forces pour ne pas l’embrasser, la prendre dans ses bras, la rassurer. Il n’avait aucune idée de ce qui était en train de se passer, mais ça ne présageait rien de bon. Sa déclaration le bouleversa, il lui sourit tristement en sachant qu’il n’avait pas le droit de lui répondre de la même façon, et pourtant… A la place, il serra les mains de Colleen pour lui faire passer le message. « Colleen, qu’est-ce qui se passe ? » Il n’eut pas le temps de lui demander plus d’explications qu’elle écarta doucement son décolleté, geste qui, au départ, le fit presque paniquer, avant que n’apparaissent deux lettres à côté de sa poitrine, deux initiales : les siennes. Il fixa un moment le tatouage ne se demandant s’il s’agissait d’un vrai, si elle avait été assez folle pour faire ça. Il chercha alors son regard, et elle lui confirma cette hypothèse en lui expliquant que ça ne datait pas d’hier. Il baissa alors les yeux, troublé de découvrir ce petit secret. Elle avait été jusqu’à le marquer sur sa peau. Plus le temps passait, plus il regrettait la situation, le fait de ne pas l’avoir rejoint, de ne pas lui avoir demandé de revenir. « Si j’avais su… » Il ne savait pas quoi dire d’autre. Il n’y avait rien à dire, hormis ressasser ses regrets, et constater à quel point leur histoire semblait maudite, impossible. Un problème de timing qui les aura séparés malgré tout l’amour qu’ils pouvaient bien se porter.

Il y eut un silence, et puis, elle embrassa à nouveau sa main, d’une façon qui lui déchira le cœur, et elle prit quelque chose de son sac, un carton, qu’elle déposa face à lui. Il la regarda un moment dans les yeux sans même avoir jeté un regard à l’objet. Il avait déjà vu ce genre de papier quelque part. Il s’en souvenait très bien, c’était le même genre de carton que la mère de sa fiancée avait comme modèle, pour des invitations au mariage. Il fronça un instant les sourcils en entendant ses excuses, et dirigea lentement son regard sur l’invitation qui vint confirmer la crainte qu’il avait. Il sentit alors son cœur se déchirer un peu plus, s’arracher, même, en voyant le nom qui accompagnait celui de sa bien-aimée, qui n’était pas le sien. « Sir Arthur ? » Il rigola d’amertume. Il était noble, évidemment. Il se pinça les lèvres et détourna son regard pour ne pas qu’elle aperçoive ses yeux embués. Il ne savait même pas pourquoi il réagissait ainsi, un peu comme s’il s’agissait d’une trahison, alors qu’il était dans le même cas qu’elle. Mais ce « Sir » lui piétinait un peu plus sa fierté. Il prit finalement son courage à deux mains et fit de nouveau face à Colleen. « Pourquoi tu ne l’as pas dit tout de suite ? C’est pour ça que tu es revenue ?! » Son cœur éclaté, il ne put pourtant pas se résoudre à lui dire la vérité. Pas encore. Avant cela, il devait s’assurer d’une chose, une chose bien plus importante que tout le reste à ses yeux. « Tu l’aimes ? Il te rend heureuse ? » Parce que c’était la chose qui comptait le plus.

»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
Revenir en haut Aller en bas
admin » priss.
» arrivé le : 15/01/2017
» mots doux : 345
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Mer 12 Juil - 1:58
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
Le cœur en miette, le cœur piétiné. Mon palpitant dans ma poitrine faisait des bonds, tant la douleur était vive. Pourtant j’aurais dû me réjouir, cela devait être un des plus beaux moments de ma vie. J’allais me marier, porter une robe blanche digne des princesses, dans un des plus beaux endroits de cette planète, dire oui à un homme que je devais aimer, et le dire à mon meilleur ami qui allait se réjouir pour moi. Et pourtant… Cette nouvelle me brisait le cœur tant je savais la peine que tout cela allait engendrer. Pour la simple et bonne raison qu’il n’était pas sur ce carton, que jamais je ne porterais son nom comme on se l’était promis. J’allais piétiner nos rêves de gosse, réduire à néant une éternité d’amour, et j’allais voir dans son regard tout s’éteindre. Cette vie, cette joie et cet amour qu’il transportait dans ces prunelles à chaque fois que son regard se posait sur moi. Il restait ce bel adolescent, par le regard, par son sourire si authentique. Il me faisait chavirer, tanguer dans une douce valse, il faisait vibrer mon cœur et mon âme, me rendait mon identité… Et j’allais tout perdre pour de bon. La vérité allait nous tuer, me tuer. Mais tout ça, c’était du passé et il n’y avait plus de nous, plus d’avenir possible. C’était fini, et je devais m’y résoudre. Amère torture, amère blessure. Je ne voulais pas y renoncer, mais chaque jour, je le devais un peu plus.

Mes yeux s’embuaient de larme à mesure que mes secrets se dévoilaient. Je sentais dans son regard, dans ses mains dans les miennes qu’il était là, et qu’il le serait pour toujours. Pourtant je sentais que le vent allait tourner et qu’il allait lâcher mes mains quand la bombe serait lancée. Je vis son regard descendre sur les lettres tatoués sur ma peau, et je vis dans ses prunelles briller des regrets, et de la tristesse. Il détournait le regard, comme noyé dans un passé si proche, dans un conditionnel impossible. Et si… Et si tout avait été autrement, ça serait probablement son nom sur ce bout de papier, ça serait lui dans son costume gris les yeux brillants d’amour, ça serait moi dans une robe blanche en simplicité, ça serait nous entouré de fleurs se promettant un amour immuable et éternel. Ça nous ressemblerait, ça ne serait que du bonheur et de l’amour à l’état pur. Mais ce n’est qu’un putain de conditionnel, qui ne se réalisera jamais car le temps à enterrer notre histoire, et qu’il ne nous a jamais laissé la chance de s’aimer pleinement. Le temps était notre ennemi, et il nous avait tués. Le conditionnel : « Si j’avais su… », Si seulement tu avais su que je ne t’avais jamais oublié, peut-être que tu aurais décroché ton téléphone et que tu m’aurais demandé de revenir à tes côtés. Si seulement il savait à quel point j’en ai rêvé qu’il le fasse. Je souriais faiblement, une larme roulant sur ma joie à mesure que les minutes se transformaient en supplice.

Quand je posais le carton sur la table, il ne me lâchait pas du regard. Et je le sentis défaillir, son cœur se serrait tant il serrait mes mains, et là je compris que je commettais l’irrémédiable. La douloureuse, l’acide vérité. Il ne jetait aucun regard sur le carton, se contentant de soutenir mon regard pour y chercher du réconfort, et puis ses prunelles dévisageaient les mots du carton, et son rire d’habitude si doux, se révélait être salé, amer. Mon cœur se brisait alors, et mes yeux se fermaient, les larmes roulant sur mes joues. Pourquoi étais-je si malheureuse ? Son « Sir Arthur » était si dure, il me renvoyait en pleine face ce qu’on avait toujours redouté : que mes parents choisissent un autre que lui, un d’une bonne classe social. Et il avait tellement raison, je n’étais plus maîtresse de ma vie. Qu’un vulgaire pion sur l’échiquier de la famille. Je me mordais la lèvre tant la douleur était vive. Lou détournait le regard, et je voyais que ses yeux brillaient, lui aussi était proche des larmes. Ça le touchait, plus que permis, et mon cœur se sentit comme rassurés. Il y avait encore un petit quelque chose entre nous, ça ne faisait aucun doute. Il me posait alors la question qui fâche, le mensonge et le retour inopiné. J’acquiesçais de la tête, le regardant qu’à demi, lâchant une de ses mains pour essuyer mes joues mouillées de ses perles salées.

« - Parce que je n’ai pas pu me résoudre à te faire du mal alors qu’on venait juste de se retrouver. Je n’ai pas pu. Je suis désolée Lou. Tellement… Oui. Ma mère nous a rapatriés ici pour monter le mariage de A à Z. Elle y tenait tant, Arthur aussi et puis… Je n’ai pas eu mon mot à dire. »

Je baissais alors le regard à mon tour, ne souhaitant pas voir son regard si triste. Je reprenais alors sa main, pour les serrer fort, pour essayer d’oublier le mal que je nous infligeais. Je fermais les yeux, respirait calmement, rapprochant son visage du mien, voulant retrouver cette proximité qui me manquait tant. Je me sentais encore plus prisonnière dans cette vie actuelle, j’avais envie de goûter à la liberté qu’il m’avait offerte par le passé. Et puis sa question me désarçonnait, serrant mon cœur dans un étau. J’ouvris les yeux subitement, ne sachant quoi répondre. Aimais-je Arthur ? Probablement que oui, mais pas autant que Lou, pas aussi intensément. Mais je ne pouvais pas dire ça à Lou, ça ne présageait rien de bon une telle vérité. Mais je ne pouvais pas décemment lui mentir, c’était contre tout ce qu’on s’était promis. Arthur me rendait-il heureuse ? Avant oui, à Londres, je l’étais. Ici, nettement moins. Il y avait trop de chose qui me rattachait au passé. Je pris une grande bouffée d’air, sentant que mes poumons en avaient besoin, puis rapprochais ses mains de mon visage pour y respirer son odeur, manquant d’air et de souffle, n’osant plus le regarder. J’avais honte. Honte de me marier à un autre que lui, honte de parler de ça avec lui, sachant tout ce qu’on avait vécu. Je fermais alors les yeux, nichant mon visage dans ses belles mains, murmurant tout bas.

« - Je l’aime, probablement. Mais pas aussi intensément. Il m’a rendu heureuse oui. Mais c’était à Londres, pas ici. Ici tout est bien plus compliqué. Et … plus le temps passe et plus je me sens prisonnière d’une enveloppe qui ne me correspond pas. Mais ce n’est peut-être qu’un mauvais temps à passer. Je ne sais pas. Je ne sais plus tellement où j’en suis Lou. »


J’étais sincère et franche, une vérité à demi-mot, sachant que mon cœur me supplier de lui hurler mon amour pour lui. Je ne pouvais plus faire ça, Lou ne m’appartenait plus et notre histoire était bel et bien terminée. Je levais alors un regard à la fois triste et doux sur lui, priant pour qu’enfin il me dise la vérité sur son amour pour moi, priant pour qu’il me dise que tout ceci n’était qu’une énorme connerie et que sa vie devait être avec la mienne.

.
electric bird.


»»»»»»»»»«««««««««


I CAN LIVE UNDERWATER

Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.. ©️ signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

☆ DREAM COLLECTION
» disponibilité rp: 01/05 - on peut en parler
» Carnet d'adresse:
» rps en cours:
admin » .plùm
» arrivé le : 09/10/2016
» mots doux : 502
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Mar 18 Juil - 23:02



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
Ses initiales sur la peau de Colleen faisaient resurgir tous ses regrets. Elles étaient la marque de la fatalité qui les avait touchés. Peut-être qu’ils seraient encore ensemble aujourd’hui si son père n’était pas mort, si Colleen n’était pas partie, s’il n’était pas resté. Peut-être seraient-ils déjà mariés, qu’ils auraient déjà un, ou deux enfants, peut-être qu’il serait sur le point de l’épouser, elle, et non pas sa fiancée actuelle. Peut-être, peut-être. Depuis qu’ils s’étaient revus, il ne cessait de se refaire le film de sa vie, le film de leur histoire, et s’imaginer une situation autre, où tout aurait été différent. Puis il voyait sa fiancée et se sentait si coupable qu’il se forçait à tire ses pensées. Il n’avait pas le droit de réagir de la sorte, de tout remettre en question, parce qu’elle était là, qu’elle était revenue. Ce « et si » n’avait pas lieu d’être, et il était presque fatigué d’y penser constamment. Il aimait sa fiancée, il l’aimait de tout son cœur, ou presque, puisqu’une place un peu particulière serait toujours occupée par Colleen. Mais ce n’était pas elle qu’il épousait, ce n’était pas avec elle qu’il ferait sa vie. Il n’osait pratiquement plus la regarder dans les yeux, après avoir vu ce tatouage, il en venait presque à lui en vouloir d’avoir marqué sa peau de la sorte, si près de son cœur. Elle l’avait encré comme on encre un fantôme disparu, un être du passé qu’on ne veut pas oublier. Ca avait quelque chose de tragique, tout comme leur histoire. Il la voyait pleurer, du coin de l’œil, et ne faisait rien. Cette fois, il ne cala pas son pouce sur sa joue pour y effacer une larme, cette fois, il préféra ne même pas regarder.

Il recaptura cependant son regard alors qu’elle embrassait l’une de ses mains d’une façon déchirante avant de sortir un carton d’invitation de son sac. Il en avait reconnu la forme, l’apparence. Il savait déjà de quoi il s’agissait avant même d’avoir lu les mots qui y était inscrits. Il la fixa, s’accrocha à son regard pendant qu’elle s’excusait, comme un moyen d’échapper à la réalité, de fuir. Son regard, pourtant, ne fit que lui confirmer ce qu’il craignait. Il dut fournir un sacré effort pour ne pas s’effondrer. Et pourtant, de son côté, il avait la même chose à lui annoncer. Lorsqu’il posa enfin le regard sur l’invitation, le titre de noblesse de son fiancé le frappa, et il ne put s’empêcher de rire amèrement. Ses parents avaient donc gagné. Ou peut-être que ça avait toujours été sa destinée. Peut-être qu’elle se serait un jour rendu compte qu’il n’était pas grand-chose, qu’il n’était pas riche, qu’il n’était le fils de personne, peut-être qu’après tout, elle aurait fini par en choisir un autre. Cette amertume ne lui ressemblait pas, et pourtant, il était incapable de s’en empêcher. Ce « sir » ne faisait que lui enfoncer un peu plus le couteau qu’il avait au cœur. Ils n’avaient donc plus rien à faire ensemble, plus rien en commun. Deux routes distinctes qui ne se croiseraient jamais plus, jamais de la même façon, en tout cas. C’était terminé.

Il lui demanda, blessé, pourquoi elle n’avait rien dit, si ce mariage était la raison de sa venue ici. Il savait qu’elle n’était pas venue pour lui, mais il n’avait pu s’empêcher d’espérer, rien qu’un peu. Sa réponse lui fit lâcher un petit rire amer, il était presque méchant dans ses réactions, et il ne supportait pas ça, mais savoir qu’elle avait abandonné sa propre liberté le rendait furieux. « Depuis quand ta mère est celle qui dicte ta vie ? Ce n’était contre ça, que tu te battais, avant ? » Il était dur, cruel, peut-être, mais il était aussi son meilleur ami, celui qui la connaissait depuis toujours, celui qui la connaissait par cœur. « Tu as changé. » Celle qu’il avait en face de lui n’était plus la même, pourtant. Il y avait quelque chose en moins, quelque chose de trop sage, de trop discipliné. Elle n’était pas comme ça, avant, et ça le rendait terriblement triste.

Elle lui reprit la main et s’approcha de lui, jusqu’à ce que leurs visages se touchent presque. Il eut un léger mouvement de recul et la regarda, pas bien sûr de la façon dont il devait réagir. En la voyant ainsi, il s’apaisa un peu, et lui posa la question qui lui importait le plus : l’aimait-elle, et la rendait-il heureuse. Parce que c’était l’essentiel. Peut-être que cet Arthur était celui avec qui elle devait être, qu’il était l’homme le plus à même de la rendre heureuse. Sa réaction, et la façon dont elle enfouissait son visage dans ses mains lui indiqua le contraire. Il n’osa pas se libérer, pas encore, attendant sa réponse, et puis… Il y avait toujours quelque chose, un sentiment impossible à éradiquer, ce petit poids au fond du cœur qui subsistait, encore et toujours. Il écouta attentivement sa réponse, ne lâchant pas son visage, et la façon dont elle le regarda le brisa. Il ne devait pas lui dire ce à quoi il songeait, que c’était la même chose pour lui, qu’il pensait aimer sa fiancée, de tout son cœur, et que son retour l’avait déboussolé, jusqu’à ne plus savoir exactement quoi penser. Il était aussi perdu qu’elle, mais il savait qu’il devait prendre une décision, et que celle-ci serait certainement la plus difficile.

Il abandonna alors son visage et regroupa ses mains près de lui, paré à l’affronter. « Tu t’emprisonnes toute seule. Tu as toujours refusé de suivre la voie que tes parents choisissaient, en quoi c’est différent, cette fois-ci ? Si tu l’aimes, ce n’est pas forcément parce que tes parents sont ravis de vous voir ensemble, si ? Je veux dire, ce n’est pas un mariage arrangé, je me trompe ? » Il s’apprêtait à lui faire mal, encore plus que ce qu’il ne faisait déjà. Il se passa une main dans le cou, pris de gêne, et pour cacher ce qu’il pouvait bien ressentir, ce dégoût qu’il avait de lui-même, de lui parler de cette façon. Il releva la tête pour la regarder dans les yeux, paraître le plus sincère possible, et esquissa un sourire. « Félicitations, en tout cas. Comment tu l’as rencontré ? Il faudrait que tu me le présentes. Enfin, s’il accepte de se frotter aux petites gens. » Il lâcha un petit rire, il n’avait pas pu retenir cette dernière remarque, résidu d’amertume. Il reprit son calme et souffla, pour se donner un peu plus de courage. « A vrai dire… C’est marrant, c’est aussi ce dont je voulais te parler. Je… Je vais me marier, moi aussi. » Il se pinça la lèvre comme s’il avait commis une faute. La vérité était sortie. « Je l’ai rencontrée il y a trois ans. Elle a réussi à briser ma carapace, et crois-moi, ce n’était pas facile. Il y a quelques mois… j’ai décidé qu’il était temps. Aucune date n’est encore fixée, mais… voilà. » Il ne s’en était pas rendu compte, mais un sourire s’était dessiné sur son visage alors qu’il parlait de sa fiancée. Il l’aimait, c’était certain. Seulement, lorsqu’il regardait Colleen, ce n’était plus pareil. Ce n’était pas le même amour, tout simplement.


»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
Revenir en haut Aller en bas
admin » priss.
» arrivé le : 15/01/2017
» mots doux : 345
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 21 Juil - 22:15
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
Le conditionnel, ces « si » qui nous pourrissaient l’existence, mais qui nous faisais rêver. J’avais rêvé bon nombre de fois qu’il me revienne, que rien de tout ça n’avait existé, que nous étions ensemble, simplement comme avant. Parfois j’avais voulu faire demi-tour, retourner à Castle Hollow pour le rejoindre, l’aimer, le soutenir comme il le fallait, mais le fait qu’il ne me le demande pas, m’avais empêché d’agir, et mon dieu ce que je le regrettais tant. Je regrettais cette vie bohème qu’on menait, cet amour pur et sain, ces rires et ces petits bonheurs simples. Authentique, sans faux semblant, une vie d’amour. Une vie qui me manquait tant, à tel point que lui aussi me manquait. Je rêvais parfois de son rire, de ses fossettes, de son regard brillant d’amour, de ses mots tendres, de son toucher tendre, de son corps emplis d’(im)perfections, de la brillance de son âme. Je rêvais de lui, et honteuse le matin, j’essayais de l’oublier. Mais il était mon premier véritable amour, et mon fort intérieur, il m’était impossible de tirer un trait sur lui, il avait une place particulière dans mon cœur et je ne voulais pas qu’il l’a perde, et ceux malgré les années passés.
Lui avouer mon mariage, c’était comme me ramener dans le présent, dans un avenir où il ne serait pas. C’était comme me tirer une balle dans le pied, m’arracher le cœur au couteau. C’était le brisé pour de bon, et ruiner tout espoir d’un « nous » de nouveau. Mais le temps était passé, et il m’avait quitté sans un adieu, sans un au revoir. Tel un voleur, un brigand. Je devais faire face à la réalité, à ce mariage, à Arthur, je devais cesser de me mentir et vivre ma vie sans lui. Mais la douleur était vive, comme si on me plongeait dans une marmite brulante, je sentais mon corps s’incendier à mesure que son regard se décomposait. Il avait mal, je le ressentais au plus profond de mon être. Comme avant. Et je m’en voulais de le faire souffrir, mais la vérité fait mal, encore plus quand elle sort de la bouche de l’être aimé. Puis son regard changeait, la douleur se confondait en colère. Et ses mots furent violent, la douleur si dense quand il les prononçait. Il était vil, méchant, dans la volonté même de me faire du mal. Alors je lâchais ses mains, me reculais de lui, le regard ailleurs. Essuyant ces larmes qu’il n’était pas capable d’arrêter. Il voulait me piquer au vif, surement tiraillé entre son cœur et sa rage, et il piétinait qu’un peu plus mon cœur à agir ainsi. A mon tour, mes traits se durcissaient à mesure qu’il piquait mon cœur.

« - La faute à qui ? Ce n’est pas moi qui ai tout abandonné sans un mot, sans une explication. Continuer à avancer, comme si de rien était, c’est chose impossible. Tu étais la seule personne pour qui j’aurais combattu, sans toi, ça n’avait aucun sens. Alors j’ai abandonné, comme toi tu l’as fait avant moi. »

Son geste de recul, son regard, ses mains reprisent, tout indiquait qu’il m’affrontait qu’un peu plus. Piétinant mon amour propre, piétinant notre amour passé par la même occasion. Il touchait la corde sensible, brisant tout sur son passage. C’était réellement terminé et ça faisait tellement mal. Je regroupais alors mes mains vers moi, imposant ainsi cette distance qu’il semblait apprécier. Un moyen pour lui de se protéger et de me protéger par la même occasion. Mon cœur avait mal, encore plus sous ses mots. Je n’arrivais plus à le regarder, mes yeux se promenant soit sur la table, soit sur les passants, mon cœur semblant s’arrêter de battre tant il me faisait du mal.

« - Qu’est ce qui est différent ? Tout à vrai dire. Contrairement à toi, j’ai personne pour me guider, me soutenir dans mes convictions. C’était ton rôle ça, celui du passé, celui que tu sembles oublier. Et puis c’est compliqué. Je l’aime oui, j’aime certaines facettes de sa personnalité. Mais notre rencontre n’a pas été spontané… Pas hasardeuse… Pas comme toi et moi. C’est différent. Ça été calculé, paramétré, C’est mes parents… C’est compliqué. »

Je me sentais ridicule. Il avait raison, ma vie entière était arrangé, façonné de la manière dont mes parents le souhaitait. J’étais totalement régit par eux, et j’allais en payer le prix fort. Mais que faire ? J’étais prisonnière dans un étau, avec personne pour m’aider à m’en sortir. J’allais vivre toute ma vie sous le couvert de mes parents, et peut-être que c’était ma destinée. Je soupirais alors, et entendit ses félicitations, son envie de le rencontrer. Ça ressemblait à de l’hypocrisie, et je refusais ça venant de lui. Je ne voulais pas de faux-semblant, je voulais qu’il me crache sa vérité, qu’il arrête de me mentir. J’osais alors poser mon regard sur le sien, voulant sonder son âme, voulant comprendre de telle parole. Je ne voulais pas qu’il le rencontre, je ne voulais pas qu’il côtoie le monde dans lequel je vivais, je ne voulais pas lui faire plus de mal. Non je ne voulais pas de ça pour lui. Je ne répondais alors rien, je savais qu’Arthur se comporterait bien, mais il ne savait rien de Lou, ayant totalement occulté cette partie-là de ma vie. Pour préserver mon jardin secret.

Puis mon cœur eut un loupée, mon cerveau cessait de fonctionner à ses paroles. Mon cœur déjà en lambeaux, se brisait en mille morceaux. Il me parlait de mariage avec une autre, et le pire fut lorsque son sourire s’agrandissait quand il parlait d’elle. Le pire de mes cauchemars se réalisait sous mes yeux : l’oubli. Il avait refait sa vie sans moi. Il m’avait abandonné pour refaire sa vie avec une autre. Je baissais immédiatement les yeux, posant ma main sur mon cœur qui battait la chamade, et tentait de respirer calmement tant la douleur dans ma poitrine était importante. Il m’avait oublié. Pour de bon. J’étais incapable de lui répondre quoi que ce soit, incapable de le regarder droit dans les yeux tant il me faisait du mal. Il m’avait mentit, trahit. Je ne savais plus quoi en penser, il n’était plus mon Lou. Ces promesses étaient dans l’oubli, et toutes ces années à espérer qu’il me revienne étaient mise à néant. Il allait épouser une autre que moi et je n’arrivais à me réjouir pour lui, je n’arrivais pas à faire semblant. Je serrais les poings, me mordait fortement l’intérieur de la joue pour ne pas pleurer et enfin osait le regarder, mes yeux brillant de douleur et de tristesse.

« - Si c’est elle qui te permet de construire un avenir, alors soit heureux Lou. Tu le mérites plus que n’importe qui. Mais ne me demande pas d’être présente, car je ne verrais que ce jour-là, la destruction de tout ce qu’on s’était promis. »



.
electric bird.


»»»»»»»»»«««««««««


I CAN LIVE UNDERWATER

Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.. ©️ signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

☆ DREAM COLLECTION
» disponibilité rp: 01/05 - on peut en parler
» Carnet d'adresse:
» rps en cours:
admin » .plùm
» arrivé le : 09/10/2016
» mots doux : 502
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Jeu 17 Aoû - 18:29



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
Ils allaient tous les deux se marier, mais, contrairement à leurs rêves d’adolescents, ils ne le feraient pas ensemble. L’annonce du mariage de Colleen le frappa en plein cœur, alors que son cerveau lui répétait qu’il aurait dû s’y attendre, que c’était presque évident. Elle aurait sûrement droit à un mariage pompeux, avec des dizaines d’invités qu’elle ne connaissait même pas, dans un endroit décoré par le décorateur de sa mère… Un mariage en grandes pompes qui, selon lui, ne lui correspondait pas. Il sentit rapidement la colère monter, bien malgré lui, et enchaîna quelques répliques cinglantes. Elle avait changé, c’était indéniable, et ça faisait mal. Lui qui pensait qu’elle était restée la même, il s’était trompé, et il ne se gêna pas pour le lui faire remarquer. Il ne s’attendait cependant pas à sa réponse, et à la froideur de celle-ci. Comme s’il avait réellement eu le choix, comme si elle ne savait pas ce qu’il avait traversé. Il se recula alors, blessé au plus profond de son être, la fixant comme s’il ne la reconnaissait plus. « Dis-moi que tu plaisantes, Colleen ?! Mon père venait de mourir ! Ma mère est devenue folle et j’ai dû m’occuper moi-même de tout, de l’enterrement de mon propre père, de son héritage, et de tous ceux qu’il avait laissé derrière lui, à savoir mes frères et sœur ! Tu crois que j’ai abandonné par plaisir ?! Tu crois que j’avais le choix ?! Et puis, rien ne t’empêchait de rentrer, toi ! Qui a abandonné l’autre, à ton avis ?! » Et c’était vrai. C’était dit trop brutalement, mais toute sa rancœur ressortait soudain. Il avait été seul pour tout gérer, à dix-neuf ans à peine. Il avait été propulsé dans un rôle qui n’était pas le sien, et avait dû assumer seul l’éducation de sa fratrie, qui lui faisait parfois payer de ne pas être leur père. Elle n’était jamais rentrée, elle n’avait jamais cherché à réellement le recontacter, après quelques temps. Dans l’histoire, elle était celle qui avait abandonné, pas lui.

Il avait lâché son visage durant l’échange, et repris ses mains près de lui pour qu’elle n’y touche plus. Il était temps de prendre de la distance, même si la tâche s’avérait difficile. Il était en colère, il lui en voulait de ses mots, et de la façon dont elle laissait faire les choses, comme si sa vie ne lui appartenait pas, alors qu’elle avait toujours lutté contre l’avis de ses parents. Aujourd’hui, elle semblait s’y plier parfaitement, et ça l’exaspérait. Sa réponse ne fit qu’augmenter un peu plus la tension. Elle était injuste et cruelle, dans ses mots, elle lui reprochait des choses qu’il n’avait pourtant pas pu contrôler. Elle était piquante et froide, lui blessait le cœur toujours un peu plus. Depuis quand se parlaient-ils comme ça ? Depuis quand étaient-ils aussi méchants l’un envers l’autre ? Sans doute y avait-il eu trop de non-dits, pendant trop longtemps. Cette absence de dix ans les avait tous les deux remplis de rancœur, et il était temps qu’elle explose, certainement. Mais ça lui faisait un mal de chien. Il avait l’impression que plus rien ne serait jamais plus comme avant. Pire, il le savait. Ils avaient été séparés trop longtemps, avaient emprunté des chemins trop différents, pendant bien trop d’années, si bien qu’il semblait aujourd’hui impossible de les réunir. « Contrairement à moi ?! Tu entends ce que tu dis ?! Moi non plus j’avais personne, j’te signale ! T’as pas le droit de me sortir des trucs pareils, Colleen ! Et puis, si tu n’l’aimes pas tant que ça, si ce sont tes parents qui ont choisi, pourquoi tu restes avec lui ? Pourquoi avoir accepté de l’épouser ? » Ils ne s’étaient encore jamais parlés comme ça, n’avaient jamais eu de dispute de cette importance. Toutes ces révélations marquaient un changement brutal dans leur relation, et ce n’était certainement pas un changement positif.

Il finit par la féliciter avec amertume, après tout ce qu’ils venaient de se dire, son ton était froid et hypocrite. Il n’avait franchement pas envie de rencontrer cet homme, de savoir à quoi il ressemblait, ou d’où il venait. Ca ne l’intéressait pas. Il n’avait pas non plus prévu d’assister à ce mariage qui le répugnait. Ils se jaugèrent un instant, en silence, toujours énervés l’un contre l’autre, puis il se décida à lui avouer, lui aussi, son mariage prochain, souriant en pensant à sa fiancée. Finalement, il l’aimait. Il l’aimait vraiment, et il s’en voulait terriblement d’être là, avec Colleen, derrière son dos. Il ne lui avait même pas parlé de cette histoire, lui cachait cette partie de son passé comme s’il s’agissait d’une faute. Soudain, il pensa à tout lui raconter en rentrant, mais la réaction de Colleen le désarçonna. Il ne s’attendait pas, lorsqu’il s’imaginait lui parler de son mariage, à autant d’animosité de sa part. Après ce qu’ils s’étaient dits, pourtant, sa réaction paraissait évidente. Elle le blessa malgré tout, et il se pinça les lèvres en animal blessé. Il garda un moment le silence, posant son regard sur ses mains qu’il triturait, puis, sans croiser ses yeux, prit la parole, sur un ton bas, plus calme, déchiré. « Je t’ai longtemps attendue, tu sais ? Beaucoup trop longtemps. Au final, j’en devenais presque fou. » Le silence le récupéra à nouveau, il était plus ému qu’il ne l’aurait voulu. « Tu ne sais pas tout ce qui est arrivé, tout ce que j’ai enduré tout seul. Tu n’étais pas là. Alors, oui, quand je l’ai rencontrée… ça m’a sauvé la vie. Et si tu ne veux pas être là pour célébrer au moins ça… Et bien, tant pis. » Il marqua une pause dans ses mots. Puis reprit doucement. « Il n’y avait plus de promesse depuis bien longtemps, de toute façon. » Il était tranchant, mais son ton était calme. Quelque chose venait de se terminer, une période importante de sa vie, quelque chose qu’il n’imaginait pourtant pas tarissable, mais qui se terminait bel et bien. Il mettait aujourd’hui un point final à leur histoire, et s’il ne pouvait s’empêcher de voir ce moment comme tragique, il était malgré tout presque soulagé. Il y aurait un poids en moins sur ses épaules, une fois cette conversation close.

»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
Revenir en haut Aller en bas
admin » priss.
» arrivé le : 15/01/2017
» mots doux : 345
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Sam 19 Aoû - 19:44
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
Mon cœur s’éparpillait, et à mesure que le temps passait, le souffle me manquait tant la douleur dans ma poitrine augmentait. Il avait changé, il était différent. Différent de l’homme que j’avais aimé, avant jamais il n’aurait dit de telles choses, jamais il n’avait cherché à me faire du mal comme il faisait à cet instant précis. Son regard d’ordinaire si doux, se muait en un regard tout autre, il me regardait comme si je n’étais qu’une étrangère, balayant notre passé du revers de la main. Il était froid, dur, tranchant et cinglant, brisant tout sur son passage. La rancœur du passé prenait le dessus, et il ne cherchait pas à comprendre. Je pris une mine choquée par ses propos, serrait les poings, balayant de mes mains, les larmes que j’avais sur le visage. Il ne les méritait pas, il ne méritait plus l’amour que je lui portais encore. Tout était terminé, et j’allais vivre ma vie, loin de la sienne. Je reculais autant que lui, créant un fossé encore plus profond entre nous, le jaugeant comme il le faisait. Mon ton n’était plus dur, mais s’adoucissait, tant la peine de mes mots était tant intense.

« - Crois-tu que j’ignore ce que tu as pu vivre ? Tu me crois si insensible que ça ? J’ai imaginé des milliers de fois la peine que tu devais vivre chaque jour, la force avec laquelle tu as du te battre pour faire vivre tes frères et sœur. Car bon dieu que je connais ce désir de faire de ton mieux, je le sais mieux que n’importe qui Lou, même mieux que toi. Tu as enterré ton père Lou, mais moi ce jour-là, j’ai enterré un ami et l’amour de ma vie. As-tu seulement essayé de m’appeler, de me dire de revenir ? Car pour toi Lou, je serais revenue, je t’aurais épaulé, je t’aurais aidé à élever tes frères et sœurs, j’aurais renoncé à tout pour toi. Et le pire c’est que tu le savais, que j’aurais été là. Et à la place, j’ai juste eu les mots d’Holland, au téléphone, me disant que c’était terminé… Que tu ne voulais plus de moi, plus de nous. Alors tu peux m’en vouloir, me détester, me haïr, de n’être jamais revenue si ainsi tu te sens mieux. Mais n’oublie pas que moi aussi j’en ai souffert, et que pour ma part, je ne t’ai jamais détesté, au contraire. Je ne t’en ai aimé qu’un peu plus. »

Les mots me brûlaient le cœur, la dureté de son regard me liquéfiait, c’était douloureux. C’était comme si un fossé se créait entre nous, comme si toutes ces années nous avaient définitivement séparés. Le monde autour n’existait plus, et si on aurait pu imaginer ça autrement, un ouragan aurait été autour de nous, tant la destruction était mutuelle et intense. Les non-dits, la rancœur, nous consumait, bien que pour ma part, il n’en avait jamais eu. Ses initiales sur ma peau me brûlaient, et instinctivement, je posais ma main sur mon cœur pour en apaiser le feu. Je ne pouvais plus le regarder tant la dureté avait pris ses traits. Je ne le reconnaissais plus. Il ne m’entendait pas, m’écoutait pas. Je n’arrivais plus à être aussi dure, j’abandonnais, je renonçais. Comme lui l’avait fait.

« - Tu avais quelqu’un Lou. Tu m’avais. Moi. »

Je ne répondais pas à sa question. Ma vie personnelle ne le regardait plus, il n’avait pas à s’interférer dans mes choix. J’allais faire ma vie avec Arthur, me créer une vie autre que celle qu’on s’était promis, peut-être que c’était mon destin. J’allais avoir des enfants, prendre le titre qu’il m’offrait, être heureuse, et oublier Lou. Et tout ce qu’on s’était promis. Enterré le passé, vivre dans le présent. J’allais m’ouvrir à ma vie, comme avant. Mon retour avait permis de mettre les choses au clair, et je n’avais plus à douter désormais : Lou m’avait oublié. Son ton était déchiré, plus adoucit, mais le mal se prolongeait intensément, sans fin, des salves que mon cœur ne supportait plus.

« - Alors on s’est attendus. Dans le silence le plus complet. Je ne t’ai jamais réellement oublié. Même lorsqu’Arthur est rentré dans ma vie. Et.. Si elle te donne le bonheur dont tu as besoin, alors j’en suis heureuse Lou. Tu le mérites ce bonheur. Après tout ce que tu as vécu, tu mérites d’avoir quelqu’un de bien à tes côtés. »

Je souriais légèrement, le cœur fragilisé, les larmes aux bords des yeux. Mais il était temps de se dire adieu. Il fallait tirer un trait sur le passé. Je pris une grande bouffée d’air, avant de pleurer autant dans la voix que dans le regard.

« - Il est temps de se dire Adieux Lou. On a plus sa place dans la vie de l’un et de l’autre si j’ai bien compris. Au final, la vie aura fini par réellement nous séparé, on était bête de se croire invincible. J’ai vécu… (Je reprenais mon souffle, retenant mes larmes) Une belle et intense histoire d’amour avec toi Lou. Celle dont on se souvient toute une vie, tu as été le premier dans mon cœur, et pour ça, je ne t’oublierai jamais. J’aurais tant aimé d’une autre fin, tant aimé qu’on s’accroche l’un à l’autre. Tant aimé d’encore plus beau. Je t’aime Lou, à jamais et pour toujours. Qu’importe ce que les gens disent, qu’importe le temps et l’espace. Et je ne changerais jamais ça, même si je fais ma vie avec Arthur. Car je n’ai pas envie d’oublier tout ce qu’on a vécu, ça n’a rendu que ma vie encore plus belle. Mais promet moi une chose Lou, une dernière… »


J’essuyais mes larmes de mes joues, et le regardais, adoucit, amoureuse comme avant, oubliant un peu tout le mal qu’on venait de se faire.

« - Garde-moi dans un coin de ton cœur, au chaud. Loin de nos vies, loin de tout ce qu’on s’est dit. »


.
electric bird.


»»»»»»»»»«««««««««


I CAN LIVE UNDERWATER

Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.. ©️ signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

☆ DREAM COLLECTION
» disponibilité rp: 01/05 - on peut en parler
» Carnet d'adresse:
» rps en cours:
admin » .plùm
» arrivé le : 09/10/2016
» mots doux : 502
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Jeu 24 Aoû - 19:23



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
La conversation avait pris une triste tournure, et jamais il n’aurait cru qu’ils pouvaient se parler de la sorte. Peut-être était-il largement temps d’en finir, peut-être que, finalement, leur histoire avait atteint sa date de péremption. Elle avait beau lui dire qu’elle imaginait ce qu’il avait vécu, elle n’en savait rien, elle n’avait pas été là, et n’avait plus insisté. Pour lui, perdre un père n’avait rien de comparable à perdre un amour, c’était bien plus douloureux que cela. Sa famille avait toujours été plus importante que tout le reste, à ses yeux. A la fin de la tirade de Colleen, il tapa du poing sur la table pour se faire entendre, agacé par la façon dont elle prenait les choses. Visiblement, elle ne comprenait pas si bien que ça. « Tu crois que je n’savais pas que tu reviendrais, si je te le demandais ?! C’est bien pour ça que j’ai préféré tout arrêter ! J’aurais jamais pu vivre avec le fait de t’avoir privée de ta liberté ! J’aurais simplement pensé que tu te serais un peu plus accrochée à moi, à notre histoire, que tu aurais compris pourquoi j’ai réagi comme ça, et que tu aurais choisi par toi-même de rentrer de ton plein gré, et pas parce que je te l’aurais demandé ! Et ne viens pas comparer la mort de mon père à la fin de notre histoire, parce que ça n’a rien à voir ! Moi, j’ai tout perdu. Tout. » Ils se balançaient les pires atrocités qui pouvaient bien leur passer par la tête, les regrettant immédiatement sans pour autant s’en tenir à ça. Ils se blessaient l’un l’autre, comme si dix ans d’absence avaient eu raison de leur amour, de leur complicité, comme s’Ils n’avaient jamais existé.

« Je t’avais toi ? » Il se mit à rire, presque outré par ce qu’elle venait de lui dire. « Ah bon ? Alors, où étais-tu à l’enterrement de mon père ? Où étais-tu lorsqu’il a fallu me tenir pour ne pas que je tombe, et qu’il a fallu porter ma mère parce qu’elle avait fini par se noyer dans ses larmes ?! Tu étais là, à ce moment-là ?! » Il l’avait peut-être rejetée, à la mort de son père, et peut-être n’avait-il pas été correct en faisant passer le mot par Holland, mais étant donné la situation, il n’avait pas eu le courage, pas plus qu’il n’avait eu le choix, d’affronter une autre difficulté. Il n’avait cependant pas oublié de lui faire parvenir la carte qui l’invitait à l’enterrement, dans l’espoir qu’elle point miraculeusement le bout de son nez pour le soutenir, chose qu’elle n’avait jamais faite.

Elle ne dit plus un mot au sujet de son fiancé, et il n’insista pas non plus, n’ayant aucune envie de remuer le couteau dans une plaie déjà bien ouverte. A la place, il lui dévoila à son tour son mariage prochain, et sa réaction première le rendit terriblement malheureux. Il lui confia alors qu’il l’avait longtemps attendue, et que cette attente avait failli causer sa perte, jusqu’à l’arrivée de Will, il ajouta qu’ainsi, il valait mieux se réjouir de leur union, plutôt que de lui reprocher d’avoir voulu être heureux, après tout ce temps passé à attendre une femme dont il était persuadé qu’elle ne reviendrait jamais. Elle obtempéra finalement, lui disant qu’il méritait d’être heureux, et il esquissa un petit sourire désolé, touché par ce qu’elle venait de lui dire même s’il savait pertinemment qu’elle l’avait fait à contre-cœur. Il ne répondit rien, se contenta de la regarder tristement comme si c’était la dernière fois qu’il la voyait, et elle confirma bien vite cette impression en affirmant qu’il était temps de se dire adieu, tandis qu’il profitait de ses traits qu’il n’avait jamais réussi à oublier. C’était vraiment fini. Cette fois, ils se disaient vraiment adieu. Il n’aurait jamais pensé que ce temps-là viendrait. Au fur et à mesure qu’il l’écoutait, des larmes se formaient dans le coin de ses yeux, à lui aussi. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Lorsqu’elle lui avoua qu’elle l’aimait encore, il baissa les yeux, accusant le coup, le cœur battant à tout rompre. Il détestait cette façon qu’ils avaient de se quitter, cette foutue tragédie.

Elle pleurait, et il reprit finalement sa main en guise de soutien, lui souriant parmi le flot d’émotion qui l’envahissait. Il écouta attentivement, sagement, la promesse qu’elle voulait qu’il lui fasse, et celle-ci le chamboula totalement. Une fois encore, il n’était plus sûr de rien. Il acquiesça d’un air triste, puis, après quelques instants de silence, il resserra la pression sur la main de Colleen, pour ne pas la laisser partir. « Dis-moi. Est-ce que tu serais revenue, si tu ne devais pas te marier ? » Il ignorait en quoi la réponse à cette question lui semblait cruciale, mais c’était pour lui très important qu’il le sache, comme pour s’assurer qu’il avait fait le bon choix ou, au contraire, lui faire comprendre qu’il avait eu tort, et qu’ils étaient, comme toujours, condamnés.

»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
Revenir en haut Aller en bas
admin » priss.
» arrivé le : 15/01/2017
» mots doux : 345
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Jeu 24 Aoû - 21:37
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
La situation devenait invivable, autant pour le cœur que pour l’esprit. On se martelait, s’assassinait à coup de mots l’un et l’autre. On campait sur nos positions sans chercher à comprendre l’autre, personne ne voulait abdiquer, une guerre sans fin. Une guerre qui allait nous précipiter en enfer tant les non-dits, la rancœur avait emplis nos êtres. Mais Lou assénait le coup de grâce par la dureté de son regard, de son poing sur la table, de l’acidité de son ton. Il m’assénait le coup de trop, le coup de la fin. A ses yeux, je n’avais été qu’un problème de plus sur sa liste, et tout était de ma faute si ça c’était terminé ainsi. La fuite, l’absence, tout. J’étais l’incarnation du mal qu’il lui avait été causé, et il n’y avait pas d’excuse pour ça. Je suffoquais littéralement, reculant la chaise de la table, tant le coup asséné était trop grand. Il était totalement injuste avec moi, ne comprenant même pas ma position. J’avais voulu revenir, mais Holland m’avait dit que tout était terminé. Comment revenir quand l’être aimé ne veut plus de vous ? J’avais abdiqué, sans jamais oublier, et maintenant ça me revenait en pleine figure, comme un boomerang qu’on n’a jamais lancé. Je prenais mon visage dans mes mains, ne pouvant plus le regarder, éclatant en sanglots tant la peine qu’il m’infligeait était intense. Je ne comprenais pas pourquoi on se déchirait de la sorte. On aurait dit que tout implosait, comme si rien n’avait existé entre nous, comme si l’amour qu’on s’était portés s’était mué en haine. L’amour à double tranchant ? Oui. On s’était tant aimés, et au final tant détestés. J’essayais d’être forte, de ne pas montrer ma faiblesse mais Lou avait brisé mes remparts un par un, mot par mot, et il m’avait atteint, plus que je ne le voulais. J’étais incapable de répondre quoi que ce soit, tant la peine et la douleur était intense, tant sa colère me désarmait. Je ne voulais plus lui répondre, tant ses mots étaient injustes, tant il était ignorant de ce que j’avais vécu loin de lui. Je le laissais me dépeindre un portrait atroce, tant il pourrait être soulagé après ça. Il avait de la colère dans le regard, de la haine à mon égard, que probablement il se sentirait mieux une fois notre rencontre passé. Et peut-être qu’il irait retrouver sa femme, qu’il se rendra compte qu’il l’aime dix fois plus que moi. Il m’enterrera, il m’oubliera et il sera peut-être enfin heureux. A mes dépens, comme toujours. J’étais faible, plus assez vaillante pour lui répondre. Alors je laissais le silence naître entre nous, le regard et le corps éloigné du sien, le cœur au repos.

Il était temps des adieux, car le mal qu’on s’était fait était irréparable, parce que des cœurs éparpillés sont impossible à recoller. Et ça je l’avais compris à mes dépends. Je rendais les armes, je le rendais à la vie, aux autres. Il ne m’appartenait plus, et tout s’était envolé avec le vent, avec la mort. Tout avait disparu et plus rien n’existait. Alors je lui ouvrais mon cœur un énième fois, les yeux dans les yeux, le cœur au bord des lèvres. Je lui exprimais mon amour, le plus beau, le plus pur qu’il soit, qu’importe les oreilles indiscrètes. De toute façon, c’était la dernière fois qu’on se voyait. Et je vis son regard changé, il redevenait le Lou d’avant. Il était tendre, triste tant son regard se remplissait de larmes. Et bon dieu que j’avais envie de les lui prendre, de l’empêcher de pleurer, de le prendre dans mes bras pour le consoler. Mais je n’avais plus le droit de le toucher, de le regarder de cette façon. Mon Lou était partie, pour toujours. Les larmes étaient trop nombreuses et j’étais submergé par la peine, par cette tragédie qu’on vivait. Et sa réaction me désarmait, il prit subitement ma main, la serrant, comme pour me montrer qu’il était là, malgré tout ça. Je relevais mon regard, trouvant le sien et y trouvait un peu de réconfort. Alors je serrais sa main, le remerciant des yeux quand il acquiesçait à ma promesse. Peut-être que là-bas, une partie de moi serait heureuse à ses côtés. Il allait m’offrir un paradis, une éternité qui nous appartenait. Et si ce n’est pas dans cette vie, alors dans une autre on pourra vivre cette histoire qu’est la nôtre. Le silence s’installait de nouveau. Je soupirais alors, rendant les armes, prête à partir loin de lui, quand je le sentis s’agripper à ma main, refusant mon départ. Mon regard se posait sur sa main dans la mienne, et puis mes yeux croisaient ses prunelles qui devinrent intense tant la question lui brûlait les lèvres. Il me désarçonnait, mais au fond la réponse était évidente. J’attrapais mon sac et me levait, gardant ma main dans la sienne, mes yeux dans les siens, et sincère je lui répondais.

« - Oui Lou. Je serais revenue, rien que pour savoir si tu allais bien et si tu étais de nouveau heureux. Que je le veuille ou non, je t’ai dans la peau. Pour toujours et à jamais.»

Je lui souriais alors, essuyant mes larmes de ma main libre, puis serrais sa main une dernière fois, intensément. Puis je rompais le contact brutalement, et m’éloignait de lui, me faufilant hors du café. Je croisais mes bras sur ma poitrine, comme pour me retenir de ne pas le retrouver, tant la peine noyait mon cœur. C’était la fin de notre histoire, et maintenant j’en étais sûre.

.
electric bird.


»»»»»»»»»«««««««««


I CAN LIVE UNDERWATER

Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.. ©️ signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

☆ DREAM COLLECTION
» disponibilité rp: 01/05 - on peut en parler
» Carnet d'adresse:
» rps en cours:
admin » .plùm
» arrivé le : 09/10/2016
» mots doux : 502
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 25 Aoû - 12:26



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
C’était la fin de leur histoire, cette fois, il n’y avait plus aucun doute. On aurait pu dire que leur relation s’était terminée dix ans plus tôt, à l’instant où son père était mort, et pourtant, rien n’avait été réellement défini jusqu’à ce jour. Il devait s’arrêter d’attendre, à présent, il n’y avait plus le choix, il devait se concentrer sur son avenir avec Will, sur sa famille, et faire de son mieux pour oublier cette magnifique histoire, tout en sachant que c’était chose impossible. Jamais il ne l’oublierait, jamais il ne passerait totalement à autre chose, et ça, il le savait déjà. Elle lui demandait de lui faire la promesse de la garder dans son cœur, mais il n’avait même pas à promettre, c’était comme une évidence. L’entendre lui avouer ses sentiments toujours présents lui bouscula le cœur, ravivant la flamme si toutefois elle avait disparu un jour. La dispute qui avait précédé semblait ne plus avoir d’importance, et la seule chose qu’il voyait désormais, c’était qu’elle allait partir, qu’ils allaient se quitter pour toujours, que c’était probablement la dernière fois qu’ils s’adressaient ainsi la parole. Il lui demanda alors si elle serait revenue dans d’autres circonstances, si elle serait rentrée auprès de lui, malgré le temps passé, non pas pour un mariage, mais pour lui, pour eux. Il aurait presque préféré qu’elle lui réponde à la négative, simplifiant ainsi la situation. Il aurait alors pu passer à autre chose, faire la paix avec lui-même, se marier en étant convaincu d’avoir fait le bon choix.

Mais ce ne fut pas cette réponse-là qu’elle lui donna. Au moment de partir, avant qu’elle ne disparaisse, elle lui affirma qu’elle serait revenue, tôt ou tard, pour vérifier qu’il menait une belle vie, au moins, puis elle lâcha sa main qui lui parut bien vide tout d’un coup, et commença à partir, le laissant en plan suite à toutes ces révélations. Il resta un instant seul, en silence, son cœur battait la chamade, et il était plus perdu que jamais. Qu’allait-il faire, maintenant ? Etait-il possible d’aimer deux personnes à la fois ? Il aimait Will, il le savait, mais Colleen restait toujours encrée dans son cœur, impossible à effacer, impossible à oublier. « Attends… » Les pas de son ex-petite amie s’éloignaient lentement, son sang ne fit qu’un tour et il se leva brutalement avant de courir pour la rejoindre, lui prenant la main au passage avant de l’emmener dans une petite ruelle, à l’abri des regards, là où personne ne pourrait les voir. Il ne savait pas ce qui lui prenait, son cerveau ne réfléchissait plus, son cœur parlait à sa place, et il explosait. Une seconde plus tard, il la plaquait contre le mur, plaçait sa main dans ses cheveux, ne lâchant pas son autre main, puis l’embrassa avec passion, comme si sa vie en dépendait, et, à cet instant, c’était presque le cas. Il laissa l’instant durer quelques secondes, profitant une nouvelle fois de ses lèvres après tout ce temps, se remémorant au passage tous les souvenirs qu’ils avaient ensemble, le goût délicat de ses lèvres, son parfum enivrant, la douceur de ses cheveux, de sa peau, il avait envie de tout retrouver.

Lorsqu’il se rendit compte de ce qu’il était en train de faire, il lâcha prise et abandonna les lèvres de Colleen pour la fixer, la peur et le chamboulement visibles sur son visage. Il resta silencieux un moment, puis sa main quitta ses cheveux, il lâcha sa main, et reprit une distance plus formelle, plus juste. « Je… » Il ne savait pas quoi dire. Il n’était même pas certain qu’il y avait quelque chose à dire. Il ne devait pas recommencer, mais c’était tellement tentant. Il se retint cependant, et baissa les yeux, incapable de la regarder en face. « Je suis désolé. Je n’aurais pas dû. J’avais juste envie de… De savoir ce que ça faisait, une dernière fois. » Ses propres mots lui déchiraient le cœur. Il n’avait pas envie que ce soit la dernière fois. Il releva finalement le regard et l’admira encore, ses joues rouges, ses yeux brillants, choqués, mais remplis d’amour. C’était intenable. « Il faut qu’on arrête de se voir, Colleen. Comme tu l’as dit, il est temps de se dire adieu. Je t’ai aimée, profondément, follement. Et je crois que ce sentiment-là ne partira jamais totalement. Mais je vais me marier à une femme extraordinaire, qui a été là pour moi, qui m’aime, et je ne peux pas lui faire ça. » Il essayait de se convaincre que c’était la meilleure chose à faire, qu’il en pouvait pas tromper Will de la sorte, qu’il l’aimait assez profondément pour l’épouser, qu’il la respectait assez pour ne pas céder à la tentation de la sorte. Il la regarda une dernière fois, lui souriant tendrement, puis se détourna, et quitta la ruelle, puis s’éloigna jusque chez lui, la quitta elle aussi.


»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
Revenir en haut Aller en bas
admin » priss.
» arrivé le : 15/01/2017
» mots doux : 345
Voir le profil de l'utilisateur
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 25 Aoû - 19:08
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
Il n’y avait plus de retour en arrière possible. Plus de réalité. Que des souvenirs, des sensations, des regrets, qui avec le temps allaient disparaitre de leur mémoire, tant le temps faisait terriblement bien son travail. Et j’avais peur de ça. Peur de l’oubli. Peur du temps qui passe. Une page se tournait pour de bon, m’arrachant le cœur sans anesthésie, mais aussi me libérait en quelque sorte. Un passé, un fantôme qui me rongeait ma vie actuelle. Je me rendais compte alors que je vivais dans le passé depuis tout ce temps, et qu’il avait fini par me ronger de l’intérieur. Et ces lettres sur ma peau. Je ne parvenais pas à les regretter. Il faisait partie de moi, de ce que j’étais et pour rien au monde, je ne l’oublierai, pas avec ces lettres encrées. Je soupirais, avançais vite, pour ne pas enfoncer le couteau dans la plaie, pour aller pleurer, hurler la peine qui me détruisait le cœur. Je voulais en finir avec tout ça. Mais la voix de Lou me clouait au pilori, me prenait au dépourvu. Ce « Attends ». J’aurais tant aimé l’entendre en d’autres occasions, tant aimé qu’il me le dise dix ans plus tôt. Je m’arrêtais alors, je me retournais pour le regarder, et le vit courir jusqu’à moi. Comme si sa vie en dépendait. Son regard brillait, il souriait, il était plein de vie. Il était le Lou d’avant, le Lou que j’aimais tant. Il prit ma main, me conduisait jusqu’à une petite ruelle et alors je compris immédiatement ce qu’il allait se passer.

Je le regardais alors, les yeux aussi brillants que les siens, me sentant comme dans un rêve, comme dans un souvenir. Ses yeux m’offraient le monde, son contact était doux et tendre. Il semblait dans un autre monde, dans le nôtre. Mon dos se posait sur la pierre d’un mur, et sa main libre dans mes cheveux, son corps contre le mien. Et un claquement de doigt, je me retrouvais catapulté à des années auparavant. Ses lèvres douces comme le miel, son odeur musqué, son corps viril tout contre moi. J’en avais rêvé et c’était la place que je devais avoir, et dont je ne devais plus douter. Il me rendait vivante, il me redonnait ce goût à la vie qui m’avait déserté depuis son absence. Il était celui que je voulais. Il était mien, comme j’étais sienne. Son baiser avait tant de passion, tant d’amour, que sans forcer je le lui rendais, caressant ses cheveux sur sa nuque à mon tour, le collant plus à moi encore. Le temps n’avait plus d’importance, le reste non plus. Seuls nos deux cœurs battant à tout rompre dans nos poitrines comptaient, seul lui comptait. Et j’aurais tant aimé qu’il ne cesse jamais, ce moment rien qu’à nous. Il me manquait éperdument. Et puis la réalité nous frappa de plein fouet, et cette bulle éclata en un fragment de seconde, comme une bulle de savon. Il reculait, la peur changeait son visage, et le Lou insouciant du passé s’envolait, et la réalité pris le dessus. Ses yeux muaient en peur, les miens en tristesse. C’était le dernier baiser, et j’aurais voulu qu’il en soit autrement. Il reculait alors, ses mains quittant ma peau, me laissant ainsi seule et perdue. Il semblait à la fois gênée, mais sa phrase était empreint d’une tristesse énorme, comme si lui aussi aurait aimé une autre fin. Il n’osait plus me regarder, or moi je le dévorais du regard, voulant profiter une dernière fois de la beauté de ses traits. J’étais incapable de dire quoi que ce soit, tant mon cœur implosait dans ma poitrine, mon esprit était focalisé sur le contact de sa peau sur la mienne, m’envoyant des flashs. Il m’envoutait. Il me rendait vivante. Le début de sa phrase m’arrachait le cœur, son adieu était déchirant, son amour avoué à demi-mot, il était tout en finesse, tout en subtilité, mais la fin de son argumentaire ne laissait place à aucun doute : il allait aimer une autre femme que moi. Alors une larme roulait sur mes joues, une seule, mes yeux se fermaient un instant, et je le regardais une dernière fois. Lui souriant à mon tour, riant doucement, rougissante comme une pivoine. Il m’avait rendu à la vie et je lui en étais reconnaissante. Il se détournait alors, et commençais à s’en aller. Je lui murmurais alors, autant pour lui que pour moi.

« - Merci Lou de m’avoir rendu vivante une dernière fois. Adieux. »

Je le regardais alors s’en aller, sa silhouette disparaissant sous mes yeux, et alors je réalisais que c’était terminé. Mon esprit semblait apaiser alors que mon cœur hurlait dans ma poitrine. Ma raison elle fulminait, j’avais trompé Arthur dans son dos. J’avais oublié mon engagement, mon mariage, j’avais tout oublié. Lou avait cette faculté-là, de me faire oublier le monde entier. Hors, je ne parvenais pas à regretter ce baiser, car il m’avait rendu encore plus vivante que je ne l’avais jamais été. Je reprenais alors mes esprits, et me rendait à mon véhicule pour rentrer au château, afin de poursuivre ma destinée sans Lou à mes côtés.

.
electric bird.


»»»»»»»»»«««««««««


I CAN LIVE UNDERWATER

Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.. ©️ signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Revenir en haut Aller en bas
 

Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Colleen des Légendes Celtiques
» Loelynn des Légendes Celtiques (Riba x Colleen) La classe !! NEW P2
» Colleen VAN STADEN
» Chevrolet 3100 Wild Thing!!
» Et le 181 alors ????

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Castle Hollow :: Castle Hollow :: Nightingale Square :: Ginger Cafe-