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 Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing

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Sujet - Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 30 Juin - 23:48



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
Aujourd’hui, il lui disait tout. Il avait décidé de mettre les choses au clair avec Colleen, lui annoncer qu’il avait quelqu’un dans sa vie, ne plus mentir et prétendre que quelque chose était possible entre eux, même s’il en mourait d’envie. De cette façon, il ne prenait pas le risque de tromper sa petite-amie, il s’assurait une distance qu’il n’était pas certain de respecter autrement. Il lui avait donc envoyé un message pour lui demander sérieusement à ce qu’ils se voient dans un café, au milieu du monde, pour ne pas craquer au dernier moment. Leur dernière rencontre, leurs retrouvailles, avait été une piqûre de rappel, un signal d’alarme qui lui criait qu’il devait l’éviter, ou en tout cas éviter de se retrouver seul avec elle, au risque de trahir sa petite-amie, et de la trahir, elle, par la même occasion. Il n’avait pas le droit de céder à ce sentiment qui l’animait chaque fois qu’il était avec elle, et ce depuis le tout début, depuis qu’ils s’étaient rencontrés, à peine plus hauts que trois pommes. C’était sa torture quotidienne, son poids lourd à supporter : savoir qu’il était fait pour elle, qu’elle était faite pour lui, mais qu’il était trop tard pour eux.

Il se préparait donc tranquillement, en cachette sans même s’en rendre compte, alors que sa petite-amie était occupée dans une autre pièce. Il s’efforçait de ne pas paraître trop habillé, de s’empêcher de trop réfléchir à l’allure qu’il avait, parce qu’après tout, entre amis, il n’avait pas besoin de faire plus d’effort, non ? Un simple t-shirt, un jean, et tout irait bien. Un regard vers le miroir lui fit secouer sa tignasse indomptable, et il quitta la pièce. « Tu t’en vas ? » Ah, elle l’avait vu. Il avait comme l’impression d’être pris en flagrant délit alors qu’il n’avait pourtant rien à se reprocher. Il sourit, plus stressé qu’il ne l’aurait dû, et s’approcha d’elle pour l’embrasser tendrement. « Je dois voir un client, je reviens. » Il ne savait pas pourquoi il avait menti, ce sentiment de culpabilité le rendait fou. Elle n’aurait rien dit s’il avait parlé d’une amie, de sa meilleure amie, perdue il y a des années, tout juste retrouvée. Mais il n’avait jamais parlé d’elle, ni de leur histoire, il avait été discret au sujet de son passé, puisque remuer cette vieille histoire lui faisait toujours aussi mal. Il avait menti, parce qu’ainsi, elle ne lui poserait pas de question. « D’accord, à tout à l’heure. J’aurai une petite surprise pour toi ! » Elle rit légèrement en le regardant avec envie, et il ne put que sourire, et l’embrasser à nouveau avant de sortir. Une fois dehors, il souffla, comme s’il avait échappé au pire, et se dirigea tranquillement vers le centre-ville pour retrouver Colleen, sa complice.

A quelques mètres du Ginger Cafe, il remarqua Colleen, déjà attablée sur la terrasse, qui ne le voyait pas encore. Comme à chaque fois, son cœur s’arrêta un instant avant de se remettre à battre, plus fort. En dix ans, ça n’avait pas changé, cette sensation qui l’envahissait chaque fois qu’il la voyait, ce coup de foudre qu’il se voyait revivre encore et encore, comme si une seule fois n’avait pas suffi. Elle était si jolie, peu importe ce qu’elle faisait, comment elle était habillée, coiffée, maquillée, pour lui, elle restait la plus belle. Il en vint à rester planté sur le chemin, la bouche à moitié entrouverte, bien trop ému par cette simple vue pour faire le moindre geste. Le soleil la caressait doucement, si bien que ses cheveux châtains brillaient, faisant ressortir son visage du décor. Un décor qui, d’ailleurs, mettait en valeur la scène, qui avait tout d’un film. D’ici quelques minutes, il devrait lui annoncer qu’il avait quelqu’un dans sa vie, et même s’il n’était pas certain de leur situation actuelle, s’il ne savait pas si cette annonce changerait quelque chose pour elle ou non, pour lui, ce serait comme une rupture. Ainsi, plus rien ne serait possible, pas la moindre ouverture, rien. Il la bénit soudain de lui avoir proposé un lieu public pour lui donner rendez-vous. Ici, sachant que tous les habitants les connaissaient, et que les rumeurs couraient bien vite, il ne pouvait rien tenter.

Il secoua la tête pour se ressaisir et parcourut finalement les quelques mètres qui le séparaient d’elle, jusqu’à arriver à sa hauteur. Il ne pouvait s’empêcher de sourire comme un gamin devant un feu d’artifices. « Colleen… » Il ne fut pas long à la serrer dans ses bras, un peu plus longtemps que nécessaire, un peu plus fort aussi, avant de se dégager doucement. « Tu vas bien ? » Il s’assit alors en face d’elle, son sourire niais au visage en ne la quittant pas des yeux, de peur qu’elle disparaisse s’il la lâchait un instant. Et il savait qu’après ce rendez-vous, ça risquait bien d’arriver.

»»»»»»»»»«««««««««

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Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Sam 1 Juil - 4:07
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
La sentence allait tomber, et nous allions tout deux sombré dans un gouffre sans fin. Je le sentais, je le savais, tout allait se terminer aujourd’hui, encore plus qu’hier. Mon cœur se serrait à la vision du message de Lou, le « il faut qu’on parle » sonnait grave dans mon esprit. Et ma raison m’hurlait alors de lui dire la vérité. Il devait savoir, tout sur tout. Arthur, le mariage. Tout. Et ça allait mal se finir, et pourtant je n’en avais aucune envie alors que je venais juste de le retrouver. Mes yeux s’embuaient de larmes, et instinctivement je répondais à son message, lui donnant rendez-vous chez Ginie. J’y étais déjà, à vrai dire, je passais le plus clair de mon temps ici, pour fuir le château, ma mère et ses idées farfelues pour le mariage et ses répétitions durant des heures. Plus le temps passait et moins je me sentais prête à l’épouser, c’était comme si j’étais une autre avec lui, alors qu’avec Lou, j’étais moi. Et je me sentais mieux près de lui, que là-bas. Mais cette quiétude, cet esprit éthéré j’allais le perdre pour de bon quand il saura tout. Je levais les yeux au ciel, priant pour qu’un miracle se produise, puis appuyait sur le bout de mon nez pour cesser mes larmes. Je m’essuyais les yeux délicatement, puis fit le tour de mon look. Chemisier blanc ample, jean noir décontracté, une paire d’escarpins vernis. Ça va, j’étais présentable. Je sortais mon petit miroir de mon sac et avisait mon visage, maquillage naturel, je retouchais un peu mon mascara, avant de tout refermer brutalement. Mais pourquoi m’apprêtais-je ? Lou n’était pas mon fiancé, non, il n’était pas non plus un homme à séduire, alors pourquoi j’agissais de la sorte. La vérité était éblouissante, mais je ne pouvais me résoudre à l’accepter. Je secouais la tête, il fallait à tout prix que je me le sorte de l’esprit. Je sortais une feuille, un crayon de papier et me mis à dessiner pour oublier. Devant moi, une grand-mère parlait à sa petite fille, assise sur un banc, et je m’évertuais à dessiner leur trait délicatement. Tout était bon pour éviter de stresser, après tout, j’avais plus d’une heure à tuer. Mon portable vibrait, pour la énième fois, et c’était toujours le même interlocuteur : ma mère. Elle voulait que je rentre, pour les essais de robe. Mais j’en avais que faire. Alors je coupais mon téléphone, soupirant, posant mon crayon sur la table, quand Ginie vint à ma rescousse. Elle m’apportait une tasse de thé, armée de son sourire tendre.

« - Tiens, je crois que tu en as besoin ma belle. Un thé à la menthe légèrement sucré comme tu l’aimes. »

Je souriais à son attention, puis me saisissais de la tasse bien, chaude pour en boire une gorgée. Mon regard se reposait sur un couple qui main dans la main avançait. Je me rappelais alors de ces chaudes soirées d’été où Lou et moi marchions dans la ville entière, comme eux, main dans la main. Savourant juste la présence de l’autre, la vitamine D s’insinuant dans les pores de nos peaux, de nos sourires échangés. Des moments simples sans artifice, des moments qui me manquaient terriblement. Je fermais alors les yeux un instant, me rappelant de la quiétude de ces moments-là, savourant le soleil sur ma peau, et souriait. Espérant simplement être heureuse de nouveau un jour. Je rouvrais les yeux, buvais de nouveau une gorgée de mon thé, puis distinguais une silhouette que je connaissais par cœur. Il était là. Que pour moi. Mon cœur eut un loupé, tant sa présence me chamboulait, c’était impossible qu’il ne ressente pas ça. Nous étions connectés, depuis le début et je me sentais ainsi fébrile face à lui. Son sourire était sincère, mon prénom sortant de ses lèvres était le paradis, il me menait droit au mont Olympe de sa voix. Je me levais alors, lui rendant son sourire et sentit son étreinte plus intense, plus vrai qu’il n’aurait fallu. Après tout, la dernière fois ça c’était mal finis. Pourtant tout semblait derrière nous, enfin pour l’instant. Il ne me quittait pas du regard, s’installant en face de moi, et je repris ma place, plaçant mon menton sur mes mains, le dévorant du regard instinctivement.

« - Lou. Je vais bien et toi ? »

C’était tellement étrange, irréel, hors du temps. Je ne voyais que lui à cet instant précis, le reste était futile, seul lui comptait. Il était radieux, les fossettes de ses yeux s’agrandissant à mesure que le bonheur l’emplissait, d’une beauté à me couper le souffle. Lou, c’est un bel homme, avec un charme propre qu’à lui. Et rien n’y personne ne l’égaliserait à mes yeux. Je pris une grande inspiration, puis me rappelait la raison de sa venue : il avait besoin de me parler. Mon sourire s’effaçait, mais la douceur de son regard m’encourageait à être sincère avec lui. Je me mordais la lèvre, fronçais les sourcils, puis posait une main sur ses lèvres juste avant qu’il ne parle.

« - Attends. J’ai moi aussi quelque chose à te dire… »

Ce contact m’incendiait l’âme et l’esprit. Je mourrais d’envie de l’embrasser, de le serrer contre moi, de sentir son souffle chaud sur ma peau. Mon esprit s’embrasait, alors je retirais ma main de ses lèvres pour prendre ses mains et les serrer fortement. Je déposais un baiser sur l’une d’entre elle, les yeux embués de larmes. Je n’allais pas pleurer, non j’allais être forte. Je lui souriais radieusement alors.

« - Sache une chose. Tu as toujours été dans mon cœur, même durant toutes ses années. Tu es gravé dans ma peau, dans mon âme à jamais. »

Une de mes mains se détachait des siennes, puis écarter un pan de mon décolleté légèrement, laissant apparaitre les initiales de son nom, calligraphié dans un dessin. Je le laissais regarder un instant pour ensuite le cacher.

« - Je l’ai depuis le jour où Holland m’a dit que tu ne viendrais pas. Il ne date pas d’hier soit en rassuré, je n’ai jamais pu me résoudre à l’effacer, à t’oublier. Mais… »


Les mots ne sortaient pas de mes lèvres. C’était trop dur de lui dire, je ne voulais pas lui faire de la peine. Mais je savais que j’allais l’anéantir, que j’allais pulvériser notre histoire, mais on se devait la vérité. Pourtant les mots étaient comme des poignards dans mon cœur. Je déposais un dernier baiser sur sa main, avant de fouiller dans mon sac et de prendre le carton de mariage que ma mère comptait diffuser sous peu, et le posait sur la table, face visible. Sans un mot, le cœur lourd, serrant sa main pour qu’il sente que j’étais là. Que je le soutenais, ne murmurant qu’un simple :

« - Je suis désolée. Vraiment. »

.
electric bird.





Monsieur & Madame DEWITT ont l'honneur de vous annoncer l'union de :



Sir Arthur Alexander EDWARDS et de Colleen Adaline DEWITT, leur fille unique.



Vous serez convier à la célébration de leur mariage le 18 novembre 2017 à l'église de Castle Hollow, puis au vin d'honneur qui aura lieu dans la cour du château. Le village y est convié, soyez nombreux pour partager notre bonheur.

Avec notre respect.


Mr&Mrs DEWITT.

»»»»»»»»»«««««««««


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Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 7 Juil - 21:14



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
Il n’avait pas envie de lui dire. Il savait que c’était ce qu’il devait faire, qu’il n’avait pas le droit de lui cacher la vérité plus longtemps, mais c’était plus fort que lui. En la voyant assise à cette table, à quelques mètres à peine, il réalisa qu’il aurait largement préféré continuer à mentir, à jouer la comédie, ressentir encore ce qu’il ressentait à dix-neuf ans, quand elle était encore là, avec lui, avant la mort de son père, avant le départ de Colleen, avant toute cette histoire. Il se demandait parfois, même aujourd’hui, ce qu’il se serait passé s’il était parti avec elle, s’il avait fui ses responsabilités par amour pour elle, en abandonnant ses frères, sa sœur, et sa mère. Il savait pourtant qu’il en aurait été incapable, qu’il aurait certainement bien vite fait demi-tour pour jouer le rôle qu’il avait dû jouer toutes ces années. Peut-être aurait-il convaincu Colleen de rester avec lui, plutôt que de la quitter. Il se souvenait encore de ce qu’il avait ressenti à l’enterrement de son père, lorsque la seule chose qui marquait sa présence était un bouquet de fleurs qu’elle avait fait parvenir. Ca lui avait déchiré le cœur et il n’était pas bien sûr de s’en être jamais remis. Quelque part, au fond de lui, il avait l’intime conviction qu’il aurait dû lui demander de revenir, des années auparavant, alors qu’il avait tant besoin d’elle.

Et à présent, face à elle, malgré toutes ses bonnes résolutions, il ne put résister à l’envie, et au besoin, de la prendre dans ses bras, de la serrer fort, comme une dernière étreinte, et de profiter encore une fois de son parfum angélique, toujours gravé dans sa mémoire. Il dut se résoudre à la lâcher, pour lui demander comment elle allait, et s’asseoir à son tour. Il était comme pendu à ses lèvres alors qu’ils ne faisaient qu’échanger des banalités. « Ca va oui. Ecoute… J’ai quelque chose à te dire… » Il n’était pas prêt pour ça, son cœur battait la chamade sous l’effet du stress tant il redoutait sa réponse. Il fallait qu’il lui dise, pourtant, il le fallait avant qu’il ne soit vraiment trop tard, avant que cette annonce éclate au grand jour par un autre que lui. Pourtant, elle ne le laissa pas continuer, désireuse de lui confier quelque chose elle aussi, déposant sa main sur sa bouche délicatement, geste qui lui donna envie de céder à une bien douce tentation, mais il se retint tant bien que mal. Il n’était donc pas le seul à garder un secret. Il l’avait déjà pressenti la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il savait que ça avait un lien avec son retour, mais ignorait encore lequel.

La façon dont elle agissait lui faisait craindre le pire. Il se mit soudain à imaginer une maladie, quelque chose de grave qui l’enlèverait à lui, une raison assez importante pour la faire revenir à Castle Hollow après toutes ces années. Elle serra fort ses mains et déposa un baiser sur l’une d’elles, et en voyant les larmes qui commençaient à se loger dans le coin de ses yeux, il se retint de toutes ses forces pour ne pas l’embrasser, la prendre dans ses bras, la rassurer. Il n’avait aucune idée de ce qui était en train de se passer, mais ça ne présageait rien de bon. Sa déclaration le bouleversa, il lui sourit tristement en sachant qu’il n’avait pas le droit de lui répondre de la même façon, et pourtant… A la place, il serra les mains de Colleen pour lui faire passer le message. « Colleen, qu’est-ce qui se passe ? » Il n’eut pas le temps de lui demander plus d’explications qu’elle écarta doucement son décolleté, geste qui, au départ, le fit presque paniquer, avant que n’apparaissent deux lettres à côté de sa poitrine, deux initiales : les siennes. Il fixa un moment le tatouage ne se demandant s’il s’agissait d’un vrai, si elle avait été assez folle pour faire ça. Il chercha alors son regard, et elle lui confirma cette hypothèse en lui expliquant que ça ne datait pas d’hier. Il baissa alors les yeux, troublé de découvrir ce petit secret. Elle avait été jusqu’à le marquer sur sa peau. Plus le temps passait, plus il regrettait la situation, le fait de ne pas l’avoir rejoint, de ne pas lui avoir demandé de revenir. « Si j’avais su… » Il ne savait pas quoi dire d’autre. Il n’y avait rien à dire, hormis ressasser ses regrets, et constater à quel point leur histoire semblait maudite, impossible. Un problème de timing qui les aura séparés malgré tout l’amour qu’ils pouvaient bien se porter.

Il y eut un silence, et puis, elle embrassa à nouveau sa main, d’une façon qui lui déchira le cœur, et elle prit quelque chose de son sac, un carton, qu’elle déposa face à lui. Il la regarda un moment dans les yeux sans même avoir jeté un regard à l’objet. Il avait déjà vu ce genre de papier quelque part. Il s’en souvenait très bien, c’était le même genre de carton que la mère de sa fiancée avait comme modèle, pour des invitations au mariage. Il fronça un instant les sourcils en entendant ses excuses, et dirigea lentement son regard sur l’invitation qui vint confirmer la crainte qu’il avait. Il sentit alors son cœur se déchirer un peu plus, s’arracher, même, en voyant le nom qui accompagnait celui de sa bien-aimée, qui n’était pas le sien. « Sir Arthur ? » Il rigola d’amertume. Il était noble, évidemment. Il se pinça les lèvres et détourna son regard pour ne pas qu’elle aperçoive ses yeux embués. Il ne savait même pas pourquoi il réagissait ainsi, un peu comme s’il s’agissait d’une trahison, alors qu’il était dans le même cas qu’elle. Mais ce « Sir » lui piétinait un peu plus sa fierté. Il prit finalement son courage à deux mains et fit de nouveau face à Colleen. « Pourquoi tu ne l’as pas dit tout de suite ? C’est pour ça que tu es revenue ?! » Son cœur éclaté, il ne put pourtant pas se résoudre à lui dire la vérité. Pas encore. Avant cela, il devait s’assurer d’une chose, une chose bien plus importante que tout le reste à ses yeux. « Tu l’aimes ? Il te rend heureuse ? » Parce que c’était la chose qui comptait le plus.

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Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Mer 12 Juil - 1:58
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
Le cœur en miette, le cœur piétiné. Mon palpitant dans ma poitrine faisait des bonds, tant la douleur était vive. Pourtant j’aurais dû me réjouir, cela devait être un des plus beaux moments de ma vie. J’allais me marier, porter une robe blanche digne des princesses, dans un des plus beaux endroits de cette planète, dire oui à un homme que je devais aimer, et le dire à mon meilleur ami qui allait se réjouir pour moi. Et pourtant… Cette nouvelle me brisait le cœur tant je savais la peine que tout cela allait engendrer. Pour la simple et bonne raison qu’il n’était pas sur ce carton, que jamais je ne porterais son nom comme on se l’était promis. J’allais piétiner nos rêves de gosse, réduire à néant une éternité d’amour, et j’allais voir dans son regard tout s’éteindre. Cette vie, cette joie et cet amour qu’il transportait dans ces prunelles à chaque fois que son regard se posait sur moi. Il restait ce bel adolescent, par le regard, par son sourire si authentique. Il me faisait chavirer, tanguer dans une douce valse, il faisait vibrer mon cœur et mon âme, me rendait mon identité… Et j’allais tout perdre pour de bon. La vérité allait nous tuer, me tuer. Mais tout ça, c’était du passé et il n’y avait plus de nous, plus d’avenir possible. C’était fini, et je devais m’y résoudre. Amère torture, amère blessure. Je ne voulais pas y renoncer, mais chaque jour, je le devais un peu plus.

Mes yeux s’embuaient de larme à mesure que mes secrets se dévoilaient. Je sentais dans son regard, dans ses mains dans les miennes qu’il était là, et qu’il le serait pour toujours. Pourtant je sentais que le vent allait tourner et qu’il allait lâcher mes mains quand la bombe serait lancée. Je vis son regard descendre sur les lettres tatoués sur ma peau, et je vis dans ses prunelles briller des regrets, et de la tristesse. Il détournait le regard, comme noyé dans un passé si proche, dans un conditionnel impossible. Et si… Et si tout avait été autrement, ça serait probablement son nom sur ce bout de papier, ça serait lui dans son costume gris les yeux brillants d’amour, ça serait moi dans une robe blanche en simplicité, ça serait nous entouré de fleurs se promettant un amour immuable et éternel. Ça nous ressemblerait, ça ne serait que du bonheur et de l’amour à l’état pur. Mais ce n’est qu’un putain de conditionnel, qui ne se réalisera jamais car le temps à enterrer notre histoire, et qu’il ne nous a jamais laissé la chance de s’aimer pleinement. Le temps était notre ennemi, et il nous avait tués. Le conditionnel : « Si j’avais su… », Si seulement tu avais su que je ne t’avais jamais oublié, peut-être que tu aurais décroché ton téléphone et que tu m’aurais demandé de revenir à tes côtés. Si seulement il savait à quel point j’en ai rêvé qu’il le fasse. Je souriais faiblement, une larme roulant sur ma joie à mesure que les minutes se transformaient en supplice.

Quand je posais le carton sur la table, il ne me lâchait pas du regard. Et je le sentis défaillir, son cœur se serrait tant il serrait mes mains, et là je compris que je commettais l’irrémédiable. La douloureuse, l’acide vérité. Il ne jetait aucun regard sur le carton, se contentant de soutenir mon regard pour y chercher du réconfort, et puis ses prunelles dévisageaient les mots du carton, et son rire d’habitude si doux, se révélait être salé, amer. Mon cœur se brisait alors, et mes yeux se fermaient, les larmes roulant sur mes joues. Pourquoi étais-je si malheureuse ? Son « Sir Arthur » était si dure, il me renvoyait en pleine face ce qu’on avait toujours redouté : que mes parents choisissent un autre que lui, un d’une bonne classe social. Et il avait tellement raison, je n’étais plus maîtresse de ma vie. Qu’un vulgaire pion sur l’échiquier de la famille. Je me mordais la lèvre tant la douleur était vive. Lou détournait le regard, et je voyais que ses yeux brillaient, lui aussi était proche des larmes. Ça le touchait, plus que permis, et mon cœur se sentit comme rassurés. Il y avait encore un petit quelque chose entre nous, ça ne faisait aucun doute. Il me posait alors la question qui fâche, le mensonge et le retour inopiné. J’acquiesçais de la tête, le regardant qu’à demi, lâchant une de ses mains pour essuyer mes joues mouillées de ses perles salées.

« - Parce que je n’ai pas pu me résoudre à te faire du mal alors qu’on venait juste de se retrouver. Je n’ai pas pu. Je suis désolée Lou. Tellement… Oui. Ma mère nous a rapatriés ici pour monter le mariage de A à Z. Elle y tenait tant, Arthur aussi et puis… Je n’ai pas eu mon mot à dire. »

Je baissais alors le regard à mon tour, ne souhaitant pas voir son regard si triste. Je reprenais alors sa main, pour les serrer fort, pour essayer d’oublier le mal que je nous infligeais. Je fermais les yeux, respirait calmement, rapprochant son visage du mien, voulant retrouver cette proximité qui me manquait tant. Je me sentais encore plus prisonnière dans cette vie actuelle, j’avais envie de goûter à la liberté qu’il m’avait offerte par le passé. Et puis sa question me désarçonnait, serrant mon cœur dans un étau. J’ouvris les yeux subitement, ne sachant quoi répondre. Aimais-je Arthur ? Probablement que oui, mais pas autant que Lou, pas aussi intensément. Mais je ne pouvais pas dire ça à Lou, ça ne présageait rien de bon une telle vérité. Mais je ne pouvais pas décemment lui mentir, c’était contre tout ce qu’on s’était promis. Arthur me rendait-il heureuse ? Avant oui, à Londres, je l’étais. Ici, nettement moins. Il y avait trop de chose qui me rattachait au passé. Je pris une grande bouffée d’air, sentant que mes poumons en avaient besoin, puis rapprochais ses mains de mon visage pour y respirer son odeur, manquant d’air et de souffle, n’osant plus le regarder. J’avais honte. Honte de me marier à un autre que lui, honte de parler de ça avec lui, sachant tout ce qu’on avait vécu. Je fermais alors les yeux, nichant mon visage dans ses belles mains, murmurant tout bas.

« - Je l’aime, probablement. Mais pas aussi intensément. Il m’a rendu heureuse oui. Mais c’était à Londres, pas ici. Ici tout est bien plus compliqué. Et … plus le temps passe et plus je me sens prisonnière d’une enveloppe qui ne me correspond pas. Mais ce n’est peut-être qu’un mauvais temps à passer. Je ne sais pas. Je ne sais plus tellement où j’en suis Lou. »


J’étais sincère et franche, une vérité à demi-mot, sachant que mon cœur me supplier de lui hurler mon amour pour lui. Je ne pouvais plus faire ça, Lou ne m’appartenait plus et notre histoire était bel et bien terminée. Je levais alors un regard à la fois triste et doux sur lui, priant pour qu’enfin il me dise la vérité sur son amour pour moi, priant pour qu’il me dise que tout ceci n’était qu’une énorme connerie et que sa vie devait être avec la mienne.

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Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Mar 18 Juil - 23:02



Giving you up was the hardest thing
Colleen & Lou
Ses initiales sur la peau de Colleen faisaient resurgir tous ses regrets. Elles étaient la marque de la fatalité qui les avait touchés. Peut-être qu’ils seraient encore ensemble aujourd’hui si son père n’était pas mort, si Colleen n’était pas partie, s’il n’était pas resté. Peut-être seraient-ils déjà mariés, qu’ils auraient déjà un, ou deux enfants, peut-être qu’il serait sur le point de l’épouser, elle, et non pas sa fiancée actuelle. Peut-être, peut-être. Depuis qu’ils s’étaient revus, il ne cessait de se refaire le film de sa vie, le film de leur histoire, et s’imaginer une situation autre, où tout aurait été différent. Puis il voyait sa fiancée et se sentait si coupable qu’il se forçait à tire ses pensées. Il n’avait pas le droit de réagir de la sorte, de tout remettre en question, parce qu’elle était là, qu’elle était revenue. Ce « et si » n’avait pas lieu d’être, et il était presque fatigué d’y penser constamment. Il aimait sa fiancée, il l’aimait de tout son cœur, ou presque, puisqu’une place un peu particulière serait toujours occupée par Colleen. Mais ce n’était pas elle qu’il épousait, ce n’était pas avec elle qu’il ferait sa vie. Il n’osait pratiquement plus la regarder dans les yeux, après avoir vu ce tatouage, il en venait presque à lui en vouloir d’avoir marqué sa peau de la sorte, si près de son cœur. Elle l’avait encré comme on encre un fantôme disparu, un être du passé qu’on ne veut pas oublier. Ca avait quelque chose de tragique, tout comme leur histoire. Il la voyait pleurer, du coin de l’œil, et ne faisait rien. Cette fois, il ne cala pas son pouce sur sa joue pour y effacer une larme, cette fois, il préféra ne même pas regarder.

Il recaptura cependant son regard alors qu’elle embrassait l’une de ses mains d’une façon déchirante avant de sortir un carton d’invitation de son sac. Il en avait reconnu la forme, l’apparence. Il savait déjà de quoi il s’agissait avant même d’avoir lu les mots qui y était inscrits. Il la fixa, s’accrocha à son regard pendant qu’elle s’excusait, comme un moyen d’échapper à la réalité, de fuir. Son regard, pourtant, ne fit que lui confirmer ce qu’il craignait. Il dut fournir un sacré effort pour ne pas s’effondrer. Et pourtant, de son côté, il avait la même chose à lui annoncer. Lorsqu’il posa enfin le regard sur l’invitation, le titre de noblesse de son fiancé le frappa, et il ne put s’empêcher de rire amèrement. Ses parents avaient donc gagné. Ou peut-être que ça avait toujours été sa destinée. Peut-être qu’elle se serait un jour rendu compte qu’il n’était pas grand-chose, qu’il n’était pas riche, qu’il n’était le fils de personne, peut-être qu’après tout, elle aurait fini par en choisir un autre. Cette amertume ne lui ressemblait pas, et pourtant, il était incapable de s’en empêcher. Ce « sir » ne faisait que lui enfoncer un peu plus le couteau qu’il avait au cœur. Ils n’avaient donc plus rien à faire ensemble, plus rien en commun. Deux routes distinctes qui ne se croiseraient jamais plus, jamais de la même façon, en tout cas. C’était terminé.

Il lui demanda, blessé, pourquoi elle n’avait rien dit, si ce mariage était la raison de sa venue ici. Il savait qu’elle n’était pas venue pour lui, mais il n’avait pu s’empêcher d’espérer, rien qu’un peu. Sa réponse lui fit lâcher un petit rire amer, il était presque méchant dans ses réactions, et il ne supportait pas ça, mais savoir qu’elle avait abandonné sa propre liberté le rendait furieux. « Depuis quand ta mère est celle qui dicte ta vie ? Ce n’était contre ça, que tu te battais, avant ? » Il était dur, cruel, peut-être, mais il était aussi son meilleur ami, celui qui la connaissait depuis toujours, celui qui la connaissait par cœur. « Tu as changé. » Celle qu’il avait en face de lui n’était plus la même, pourtant. Il y avait quelque chose en moins, quelque chose de trop sage, de trop discipliné. Elle n’était pas comme ça, avant, et ça le rendait terriblement triste.

Elle lui reprit la main et s’approcha de lui, jusqu’à ce que leurs visages se touchent presque. Il eut un léger mouvement de recul et la regarda, pas bien sûr de la façon dont il devait réagir. En la voyant ainsi, il s’apaisa un peu, et lui posa la question qui lui importait le plus : l’aimait-elle, et la rendait-il heureuse. Parce que c’était l’essentiel. Peut-être que cet Arthur était celui avec qui elle devait être, qu’il était l’homme le plus à même de la rendre heureuse. Sa réaction, et la façon dont elle enfouissait son visage dans ses mains lui indiqua le contraire. Il n’osa pas se libérer, pas encore, attendant sa réponse, et puis… Il y avait toujours quelque chose, un sentiment impossible à éradiquer, ce petit poids au fond du cœur qui subsistait, encore et toujours. Il écouta attentivement sa réponse, ne lâchant pas son visage, et la façon dont elle le regarda le brisa. Il ne devait pas lui dire ce à quoi il songeait, que c’était la même chose pour lui, qu’il pensait aimer sa fiancée, de tout son cœur, et que son retour l’avait déboussolé, jusqu’à ne plus savoir exactement quoi penser. Il était aussi perdu qu’elle, mais il savait qu’il devait prendre une décision, et que celle-ci serait certainement la plus difficile.

Il abandonna alors son visage et regroupa ses mains près de lui, paré à l’affronter. « Tu t’emprisonnes toute seule. Tu as toujours refusé de suivre la voie que tes parents choisissaient, en quoi c’est différent, cette fois-ci ? Si tu l’aimes, ce n’est pas forcément parce que tes parents sont ravis de vous voir ensemble, si ? Je veux dire, ce n’est pas un mariage arrangé, je me trompe ? » Il s’apprêtait à lui faire mal, encore plus que ce qu’il ne faisait déjà. Il se passa une main dans le cou, pris de gêne, et pour cacher ce qu’il pouvait bien ressentir, ce dégoût qu’il avait de lui-même, de lui parler de cette façon. Il releva la tête pour la regarder dans les yeux, paraître le plus sincère possible, et esquissa un sourire. « Félicitations, en tout cas. Comment tu l’as rencontré ? Il faudrait que tu me le présentes. Enfin, s’il accepte de se frotter aux petites gens. » Il lâcha un petit rire, il n’avait pas pu retenir cette dernière remarque, résidu d’amertume. Il reprit son calme et souffla, pour se donner un peu plus de courage. « A vrai dire… C’est marrant, c’est aussi ce dont je voulais te parler. Je… Je vais me marier, moi aussi. » Il se pinça la lèvre comme s’il avait commis une faute. La vérité était sortie. « Je l’ai rencontrée il y a trois ans. Elle a réussi à briser ma carapace, et crois-moi, ce n’était pas facile. Il y a quelques mois… j’ai décidé qu’il était temps. Aucune date n’est encore fixée, mais… voilà. » Il ne s’en était pas rendu compte, mais un sourire s’était dessiné sur son visage alors qu’il parlait de sa fiancée. Il l’aimait, c’était certain. Seulement, lorsqu’il regardait Colleen, ce n’était plus pareil. Ce n’était pas le même amour, tout simplement.


»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
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admin » priss.
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Sujet - Re: Colleen & Lou » Giving you up was the hardest thing   
Ven 21 Juil - 22:15
GIVING YOU UP WAS THE HARDEST THING
Lou & Colleen
Le conditionnel, ces « si » qui nous pourrissaient l’existence, mais qui nous faisais rêver. J’avais rêvé bon nombre de fois qu’il me revienne, que rien de tout ça n’avait existé, que nous étions ensemble, simplement comme avant. Parfois j’avais voulu faire demi-tour, retourner à Castle Hollow pour le rejoindre, l’aimer, le soutenir comme il le fallait, mais le fait qu’il ne me le demande pas, m’avais empêché d’agir, et mon dieu ce que je le regrettais tant. Je regrettais cette vie bohème qu’on menait, cet amour pur et sain, ces rires et ces petits bonheurs simples. Authentique, sans faux semblant, une vie d’amour. Une vie qui me manquait tant, à tel point que lui aussi me manquait. Je rêvais parfois de son rire, de ses fossettes, de son regard brillant d’amour, de ses mots tendres, de son toucher tendre, de son corps emplis d’(im)perfections, de la brillance de son âme. Je rêvais de lui, et honteuse le matin, j’essayais de l’oublier. Mais il était mon premier véritable amour, et mon fort intérieur, il m’était impossible de tirer un trait sur lui, il avait une place particulière dans mon cœur et je ne voulais pas qu’il l’a perde, et ceux malgré les années passés.
Lui avouer mon mariage, c’était comme me ramener dans le présent, dans un avenir où il ne serait pas. C’était comme me tirer une balle dans le pied, m’arracher le cœur au couteau. C’était le brisé pour de bon, et ruiner tout espoir d’un « nous » de nouveau. Mais le temps était passé, et il m’avait quitté sans un adieu, sans un au revoir. Tel un voleur, un brigand. Je devais faire face à la réalité, à ce mariage, à Arthur, je devais cesser de me mentir et vivre ma vie sans lui. Mais la douleur était vive, comme si on me plongeait dans une marmite brulante, je sentais mon corps s’incendier à mesure que son regard se décomposait. Il avait mal, je le ressentais au plus profond de mon être. Comme avant. Et je m’en voulais de le faire souffrir, mais la vérité fait mal, encore plus quand elle sort de la bouche de l’être aimé. Puis son regard changeait, la douleur se confondait en colère. Et ses mots furent violent, la douleur si dense quand il les prononçait. Il était vil, méchant, dans la volonté même de me faire du mal. Alors je lâchais ses mains, me reculais de lui, le regard ailleurs. Essuyant ces larmes qu’il n’était pas capable d’arrêter. Il voulait me piquer au vif, surement tiraillé entre son cœur et sa rage, et il piétinait qu’un peu plus mon cœur à agir ainsi. A mon tour, mes traits se durcissaient à mesure qu’il piquait mon cœur.

« - La faute à qui ? Ce n’est pas moi qui ai tout abandonné sans un mot, sans une explication. Continuer à avancer, comme si de rien était, c’est chose impossible. Tu étais la seule personne pour qui j’aurais combattu, sans toi, ça n’avait aucun sens. Alors j’ai abandonné, comme toi tu l’as fait avant moi. »

Son geste de recul, son regard, ses mains reprisent, tout indiquait qu’il m’affrontait qu’un peu plus. Piétinant mon amour propre, piétinant notre amour passé par la même occasion. Il touchait la corde sensible, brisant tout sur son passage. C’était réellement terminé et ça faisait tellement mal. Je regroupais alors mes mains vers moi, imposant ainsi cette distance qu’il semblait apprécier. Un moyen pour lui de se protéger et de me protéger par la même occasion. Mon cœur avait mal, encore plus sous ses mots. Je n’arrivais plus à le regarder, mes yeux se promenant soit sur la table, soit sur les passants, mon cœur semblant s’arrêter de battre tant il me faisait du mal.

« - Qu’est ce qui est différent ? Tout à vrai dire. Contrairement à toi, j’ai personne pour me guider, me soutenir dans mes convictions. C’était ton rôle ça, celui du passé, celui que tu sembles oublier. Et puis c’est compliqué. Je l’aime oui, j’aime certaines facettes de sa personnalité. Mais notre rencontre n’a pas été spontané… Pas hasardeuse… Pas comme toi et moi. C’est différent. Ça été calculé, paramétré, C’est mes parents… C’est compliqué. »

Je me sentais ridicule. Il avait raison, ma vie entière était arrangé, façonné de la manière dont mes parents le souhaitait. J’étais totalement régit par eux, et j’allais en payer le prix fort. Mais que faire ? J’étais prisonnière dans un étau, avec personne pour m’aider à m’en sortir. J’allais vivre toute ma vie sous le couvert de mes parents, et peut-être que c’était ma destinée. Je soupirais alors, et entendit ses félicitations, son envie de le rencontrer. Ça ressemblait à de l’hypocrisie, et je refusais ça venant de lui. Je ne voulais pas de faux-semblant, je voulais qu’il me crache sa vérité, qu’il arrête de me mentir. J’osais alors poser mon regard sur le sien, voulant sonder son âme, voulant comprendre de telle parole. Je ne voulais pas qu’il le rencontre, je ne voulais pas qu’il côtoie le monde dans lequel je vivais, je ne voulais pas lui faire plus de mal. Non je ne voulais pas de ça pour lui. Je ne répondais alors rien, je savais qu’Arthur se comporterait bien, mais il ne savait rien de Lou, ayant totalement occulté cette partie-là de ma vie. Pour préserver mon jardin secret.

Puis mon cœur eut un loupée, mon cerveau cessait de fonctionner à ses paroles. Mon cœur déjà en lambeaux, se brisait en mille morceaux. Il me parlait de mariage avec une autre, et le pire fut lorsque son sourire s’agrandissait quand il parlait d’elle. Le pire de mes cauchemars se réalisait sous mes yeux : l’oubli. Il avait refait sa vie sans moi. Il m’avait abandonné pour refaire sa vie avec une autre. Je baissais immédiatement les yeux, posant ma main sur mon cœur qui battait la chamade, et tentait de respirer calmement tant la douleur dans ma poitrine était importante. Il m’avait oublié. Pour de bon. J’étais incapable de lui répondre quoi que ce soit, incapable de le regarder droit dans les yeux tant il me faisait du mal. Il m’avait mentit, trahit. Je ne savais plus quoi en penser, il n’était plus mon Lou. Ces promesses étaient dans l’oubli, et toutes ces années à espérer qu’il me revienne étaient mise à néant. Il allait épouser une autre que moi et je n’arrivais à me réjouir pour lui, je n’arrivais pas à faire semblant. Je serrais les poings, me mordait fortement l’intérieur de la joue pour ne pas pleurer et enfin osait le regarder, mes yeux brillant de douleur et de tristesse.

« - Si c’est elle qui te permet de construire un avenir, alors soit heureux Lou. Tu le mérites plus que n’importe qui. Mais ne me demande pas d’être présente, car je ne verrais que ce jour-là, la destruction de tout ce qu’on s’était promis. »



.
electric bird.


»»»»»»»»»«««««««««


I CAN LIVE UNDERWATER

Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.. © signature by anaëlle.
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