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 Aloys » miscarriage of justice

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Sujet - Aloys » miscarriage of justice   
Dim 25 Juin - 13:49
Aloys Jude Stockwell
and i'll never stop loving her
Nom : Stockwell, un nom qui a pas mal fait parler de lui ces trois dernières années, qu'il a hésité à changer. Il l'a pourtant gardé, comme le témoignage de l'injustice dont il a été victime. ; Prénom(s) : Aloys, un prénom qu'il aimait lorsqu'elle le murmurait dans le creux de son oreille, qu'il déteste aujourd'hui autant qu'il se déteste lui-même. Jude, résidu ingrat et cliché des Beatles, et de cette chanson qu'il trouve incroyablement détestable. ; Âge : Vingt-quatre ans, sa vie est déjà fichue, mais il continue malgré tout, sans franchement savoir pourquoi. ; Date et lieu de naissance : Il est né à Manchester, bien loin d'ici, le soir du 24 février 1993. Il déteste qu'on lui souhaite un bon anniversaire depuis pas mal d'années déjà, et aime encore moins le fêter. ; Nationalité et origines : Il n'a jamais été autre chose que purement anglais. ; Métier/études : Il a réussi à convaincre le propriétaire du disquaire du coin de le prendre comme vendeur en lui prouvant sa culture musicale assez développée, et, il faut bien l'avouer, en le suppliant de le prendre. ; Statut marital : On l'appelle célibataire, mais pour lui, c'est plutôt comme s'il était veuf, et il continuera de porter ce point pour encore longtemps. ; Orientation sexuelle : Il n'a encore jamais été attiré par les hommes, donc on peut sans doute le considérer comme hétéro. ; Groupe : You Belong ; Crédits images : Class Whore (av) ;
001. Il vient tout juste de sortir de prison. Il a effectué une peine de trois ans pour le meurtre de sa petite-amie avant d'être innocenté. Ces trois ans ont cependant suffit pour le transformer totalement, il n'est plus le même, il n'a plus foi en l'humanité, plus vraiment l'envie de se battre. A quoi bon, après tout ? 002. Lorsque le véritable meurtrier de sa petite-amie a été capturé, il a choisi de lui visite, rien qu'une fois, de pouvoir le regarder dans les yeux, avant de lui cracher au visage et repartir. Il lui a pris la femme qu'il aimait, et sa vie toute entière. 003. Il n'a jamais été très proche de sa famille, enfant délaissé suite au divorce de ses parents, puis au remariage de chacun, et son caractère difficile à supporter -selon les propres dires de ses parents-. Depuis son arrestation, cependant, il a perdu tout contact avec eux. Ils ne l'ont même pas défendu, presque persuadés qu'il était réellement coupable de ce dont on l'accusait. 004. Il vit aujourd'hui chez sa cousine, qui a accepté de l'accueillir après sa sortie de prison. Elle a été son seul soutien durant toute cette période, la seule à être restée auprès de lui, la seule à l'avoir cru lorsqu'il se disait innocent et que tout l'accusait. Il lui est éternellement redevable. 005. Il aimait sa petite-amie de tout son coeur, de toute son âme. Elle était pour lui son âme-soeur, son soutien infaillible, sa meilleure amie. A sa mort, il s'est dit que tout était fini, que tout s'était arrêté. Aujourd'hui, il ne se voit plus aimer qui que ce soit, son fantôme le guette, elle est toujours là, et il ne pourra pas l'oublier de sitôt. 006. Avant toute cette histoire, c'était un féru de cinéma, de dessin, de littérature, et d'histoire. Il voulait suivre des études artistiques, mais n'a pu faire que deux ans avant qu'on l'arrête. Il sait que son avenir ne peut plus être brillant à présent, qu'il ne pourra pas devenir celui qu'il rêvait d'être auparavant. 007. Chez sa cousine, il a un petit espace aménagé, à peine plus grand qu'un placard à balais. C'est petit, pas forcément très confortable, mais c'est son espace à lui, et il ne s'en plaint pas, c'est chez lui, et il en a fait son petit coin de paradis. 008. Il n'a pas vraiment déballé ses affaires depuis son arrivée. Il traîne son sac à dos avec lui et se contente de quelques bibelots, d'une photo de sa petite-amie, et c'est tout. Sa cousine lui dit de s'installer un peu plus, mais il n'y arrive pas, il n'a aucune confiance, il sait à présent que tout peut arriver. 009. Il a énormément de mal à s'endormir, il fait des tas de cauchemars et développe une espèce de peur du sommeil, comme si, en fermant les yeux, il se retrouvait en prison, comme s'il assistait au meurtre de sa petite-amie. Il veille donc énormément et se réveille souvent en sursaut. 010. Il est d'un naturel doux, attentionné, il a toujours été plutôt sensible, un peu bizarre aussi, et son passif, à lui, mais aussi celui de sa famille, n'a jamais aidé. Il avait pourtant des amis avant, et sa petite-amie l'acceptait comme il était. Aujourd'hui, il se cache derrière une coquille de méfiance, il ne croit plus rien ni personne.

Pseudo/Prénom : .plùm ; Âge : 22 ans. ; Inventé, pré-lien ou scénario ? C'est un petit inventé. ; Comment connais-tu le forum ? on se demande !! ; Qu'en penses-tu ? well, not bad, right ? ; Un dernier mot : bleh ! star  ; Pour le bottin :
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<pr>Cole Sprouse</pr> » <a href="http://castle-hollow.forumactif.com/u17"><psebt>Aloys J. Stockwell</psebt></a>
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Sujet - Re: Aloys » miscarriage of justice   
Dim 25 Juin - 13:50
How to ruin a life
She was everything, you took her from me. You took everything.
Feed the birds, tuppence a bag.
Octobre 1999 – six ans. La pluie battait son plein à l’extérieur, tous les élèves avaient déjà quitté l’école, les parents étaient venus les chercher, parapluies et imperméables sous le bras en ayant aperçu les premiers soupçons d’averses dans le ciel. Il était seul à présent, à regarder par la fenêtre en espérant sa mère arriver en courant, en s’excusant de son retard, et en lui promettant un bon bol de chocolat chaud pour se faire pardonner. Deux heures s’étaient écoulées, et elle n’arrivait pas. « Je te ramène, Aloys ? » Il était le dernier instituteur restant à l’école, sans doute pour veiller sur lui. Le garçon fit non de la tête et se recula de la fenêtre, déçu. Il ramassa son manteau, puis son cartable, fourra ses petites mains dans ses poches, et sortit, seul, pour rentrer chez lui. Son professeur ne le retint pas, et il en fut soulagé. Il avait honte. Sa maison était un taudis, sa mère ne se levait plus, et son père n’était jamais là. C’était une situation qu’il ne comprenait pas très bien, mais il sentait l’eau de la pluie, froide, ruisseler sur son visage, et il savait que ce n’était pas normal. Il arriva chez lui une vingtaine de minutes plus tard, trempé jusqu’aux os, l’air maussade, lorsqu’il entendit sa mère, au loin. « Arriett, c’est toi ? » Arriett, le fantôme de sa grande sœur disparue, qui planait encore au-dessus de leur tête comme si elle n’était jamais vraiment partie, comme si elle pouvait revenir. Il ne l’avait pas beaucoup connu, trois ans tout au plus, mais c’était comme si, par sa mort, il était mort avec elle. Comme si elle avait été la seule enfant de la famille, et que c’était lui, le fantôme. « Non, maman, c’est moi. Aloys. » « Oh. » La piqûre de rappel, l’onomatopée qui disait qu’il n’était rien, qu’il n’existait pas. Il baissa la tête et referma la grande porte derrière lui, secoua la tête comme le ferait un chien pour se débarrasser des gouttelettes, puis fila dans sa chambre pour y déposer son sac et se recroqueviller dans son lit en attendant l’arrivée presque salvatrice de son père.

Mai 2003 – dix ans. « Aloys, dépêche-toi. » Son père avait fait ses valises et l’attendait déjà sur le seuil. Lui, il regardait sa mère en espérant y voir de la peine, quelque chose qui lui dirait de rester auprès d’elle, mais elle ne le regardait même pas, bien trop occupée à fixer son mari, ex-mari, avec colère. « Aloys. » Il ne lui laissait même pas le choix, et les adieux s’éternisaient. Au bout de quelques minutes, sans avoir réussi à capter l’attention de sa mère, comme s’il était invisible, comme s’il n’était rien, il finit par se résigner, retenant tant bien que mal ses larmes, prit sa petite valise d’enfant, et rejoignit son père, qui l’emmenait loin, pour un avenir meilleur, disait-il. Il voulait y croire, de toutes ses forces, mais quel avenir y avait-il lorsque sa propre mère refusait de reconnaître sa présence ? A dix ans, il était persuadé de n’être rien, qu’il aurait dû mourir à la place de sa sœur, trouver un moyen pour revoir le sourire de sa mère, qu’il avait si peu connu. Il n’y avait rien à faire. Il posa bien vite ses affaires dans une petite chambre à peine assez grande pour recueillir un lit, s’affala dessus, et pleura ce qui ressemblait à l’abandon de sa mère. Et dans la chambre juxtaposée, il entendit bien malgré lui les hoquets de plaisir de la nouvelle compagne de son père, la femme avec laquelle il avait trompé sa mère.

I am a lost boy from Neverland
Avril 2007 – quatorze ans. La sonnerie annonçait la fin des cours et tous les élèves se ruaient déjà vers la sortie. Aloys accrocha son sac à bandoulière et suivit la ruée, un peu à l’écart, comme toujours. Il n’avait pas énormément d’amis, sa situation familiale compliquée n’aidant pas, son caractère le faisait rejeter toute personne susceptible de lui apporter un peu de bonheur. Il plaqua son bonnet sur sa tête et sortit de l’établissement rapidement, prêt à rentrer seul jusqu’à la maison un peu misérable dans laquelle il vivait avec son père, sa femme, et leur bébé, jusqu’à ce qu’une voix l’interpelle. Cette voix, il la connaissait par cœur, et ce malgré les années passées depuis qu’il l’avait entendue la dernière fois. Sa mère se tenait devant lui, l’allure d’une clocharde, les cheveux en vrac, la gueule arrachée de quelqu’un qui boit un peu trop. Et elle souriait, le bras levé vers lui comme la mère idéale qu’elle n’était clairement pas. Quelques regards indiscrets se tournaient vers eux, certains moqueurs, d’autres interrogateurs. Personne n’avait jamais vu Aloys autrement que seul, et cette arrivée clandestine ne lui faisait clairement pas plaisir. Il fourra les mains négligemment dans ses poches, tourna la tête à droite, puis à gauche, et s’avança vers elle en faisant la moue. Une fois à sa hauteur, il ne s’attendait pas à ce qu’elle le prenne dans ses bras, et qu’elle le serre de toutes ses forces, sous le regard de tous. La surprise passée, il fit de son mieux pour se dégager de cette étreinte. « Aloys… Ca me fait tellement plaisir de te voir. Viens, je voudrais qu’on discute. » Il fixa sa mère et haussa un sourcil, comme pour lui dire qu’elle n’avait aucun droit de se trouver là. Ne le voyant pas bouger, elle soupira, et ne fit qu’insister plus encore. « Je t’en prie, laisse-moi te parler… J’ai changé tu sais ? Je vais être une bonne mère, pour toi. » Sa remarque lui faisait presque mal, un couteau dans le cœur. Il ne put s’empêcher de rire en se reculant. « Une bonne mère ?! T’étais où pendant quatre ans ?! T’étais où quand je rentrais tout seul de l’école à six piges ?! » Ses mots frappaient comme des coups de marteau, il ne pouvait pas s’en empêcher. Elle n’était rien ni personne, elle était celle dont il avait tant voulu l’attention sans jamais l’obtenir, celle dont il attendait un mot lorsqu’il s’est vu obligé de partir. Mais elle ne l’a jamais retenu. Elle s’approcha de lui et lui attrapa le bras désespérément. « Aloys… S’il-te-plaît.. » Il retira violemment son bras et se mit à hurler, incontrôlable : « Laisse-moi tranquille ! » Et d’un seul mouvement, il lui tourna le dos et rentra chez lui sans se retourner une seule fois.

Octobre 2009 – seize ans. Le menottes lui serraient les poignets, les conversations incessantes du talkie-walkie lui donnaient envie de crier, les costumes des officiers lui donnaient envie de rire. Il avait fait quelque chose de mal, un petit vol qui avait mal tourné, la violence l’avait emporté, sans doute parce que cet imbécile de vendeur avait glissé une phrase sur ses parents qu’il n’avait pas supporté. Il avait fini par lui réduire le nez en bouilli et les flics avaient débarqué avant que ça n’aille plus loin. Et maintenant, on lui disait qu’il fallait se tenir tranquille, qu’une nuit au poste devrait le calmer, qu’un gamin comme lui devrait plutôt essayer de prouver sa valeur. Un gamin comme lui. Un gamin à moitié élevé tout seul, un peu cassé, un peu abandonné, une mère alcoolique qui le harcelait presque de revenir la voir, un père absent qui préférait ouvertement sa demi-sœur. Cette peste avait même pris sa chambre. Il avait la rage, bien plus qu’un simple gamin de seize ans, il avait la rage de l’injustice. Il avait fini par passer deux jours en cellule parce que ni son père, ni sa mère, n’avait daigné venir le chercher. Et puis, son père était arrivé, l’air mauvais du père qui se soucie de l’avenir de son fils, alors que tout n’était qu’un mensonge, il avait payé le prix de sa sortie, et, une fois dehors, il s’était tourné froidement vers lui. « J’t’ai pas élevé comme ça ! » Et il croyait s’en sortir comme ça. Il ne put s’empêcher d’éclater de rire, de le regarder comme l’être misérable qu’il était. « Tu m’as pas élevé du tout, tu veux dire ! » Et la gifle était partie, vive, douloureuse. Il sentait sa joue rougir sous le coup, et il ne bougeait pas. La tête tournée suite au choc de sa main sur sa joue, il le regardait du coin de l’œil, plein de haine. Il lui aurait dit qu’il le détestait si ça avait changé quelque chose. Mais ils en restèrent là, son père rentra chez eux, et lui quitta la maison à la première occasion.

Cause we're just runaways, renegades
Février 2010 – dix-sept ans. Dans le silence de la nuit, le moindre bruit était amplifié. Il en avait l’habitude, pourtant, pour toutes les fois où il quittait la maison en catimini, mais le bruit du plancher sous ses pieds le faisait toujours autant sursauter, et le cliquetis de la porte d’entrée lui faisait toujours se demander comment son père faisait pour ne pas l’entendre. Il sortit cependant sans souci, comme d’habitude, et prit la direction de la rue pour rejoindre ses amis, qui l’attendaient déjà. A peine les avait-il rejoints qu’un pétard retentit, alertant quelques chiens du quartier. « Joyeux anniversaire !! » avaient-ils tous crié en cœur, ignorant les quelques réprimandes de certains voisins par leur fenêtre. C’était la première fois de la journée qu’on lui fêtait son anniversaire, et pourtant, techniquement, cet évènement avait eu lieu la veille. Il n’était pas encore habitué à tout ça, à l’amitié, à ce sentiment grisant de savoir que, quelque part, quelques personnes pensaient à lui. Et, ce soir, il y avait une intruse dans le groupe, quelqu’un qu’il n’avait encore jamais vu, mais qui l’hypnotisait déjà, si bien qu’il n’entendait plus qu’à moitié les plaisanteries douteuses de ses amis. « Ah, oui, j’avais oublié ! J’te présente Daisy, c’est ma cousine. J’étais obligé de l’amener, désolé. » La jeune fille en question fusilla le garçon du regard, puis se tourna vers Aloys, qui ne l’avait pas quittée des yeux. « Joyeux anniversaire. » Il tomba immédiatement sous le charme de sa voix, de ses jolies fossettes, de son sourire à croquer, de ses joues rougies, de ses longs cheveux cuivrés, de ses yeux émeraudes. Elle était d’un autre monde, et ça se voyait tout de suite : propre sur elle, une robe taillée bien à sa taille, elle avait la grâce et l’élégance des grandes dames et lui l’allure d’un miséreux. Et pourtant, cette soirée marqua le début d’une histoire qui le poursuivrait sa vie entière.

Mars 2011 – dix-huit ans. « Tu es sûre de toi ? » Ils étaient ensemble depuis six mois, et il l’aimait de tout son cœur, de toute son âme, quitte à en crever, il se sacrifiait bien volontiers. Il vivait seul à présent, dans un petit studio miteux qu’il réussissait à payer en travailler en dehors de l’école. Son père l’avait jeté de chez lui, ne supportant apparemment plus l’attitude de son fils, et surtout sa façon qu’il avait de dire la vérité. Quant à sa mère, elle avait plusieurs fois essayé de le retrouver, elle avait même presque réussi, et puis, il avait les bouteilles d’alcool empilées sous son lit, et il avait fait demi-tour. Il n’avait plus que Daisy, sa meilleure amie, et l’amour de sa vie. Il était jeune, mais il en était persuadé, c’était une histoire faite pour durer, quelque chose de trop surréaliste pour n’être qu’éphémère. Elle le regardait comme personne d’autre et il se sentait exister sous son regard. Elle seule lui faisait comprendre qu’il avait une raison de vivre, qu’il pouvait être quelqu’un de bien, qu’il était simplement quelqu’un. Alors il la croyait, en tout cas il essayait, de tout son cœur. Elle hocha doucement la tête en lui caressant la joue, les siennes rougies par la proposition qu’elle venait de lui faire. Il ne put s’empêcher d’être ému par la situation, elle, couchée sur le dos, ses longs cheveux courant sur l’oreiller, et lui, juste au-dessus d’elle, à quelques centimètres à peine, il pouvait observer chaque détail de sa peau et s’enivrait encore et toujours de son parfum. Il hocha la tête à son tour et l’embrassa, avec une tendresse dont elle était la seule à connaître, avant de descendre dans son cou pour goûter sa peau plus en détails, plus intensément. Il retira bien vite son haut et elle ne fut pas longue à en faire autant, dévoilant un peu plus sous ses yeux sa peau porcelaine, l’émouvant un peu plus. C’était leur première fois à tous les deux, leur première fois ensemble, et ainsi, c’était comme s’ils scellaient un pacte, un lien invisible qui les relierait pour toujours.

It's not about angels
Mai 2014 – vingt-et-un ans.

« Daisy, j’te jure, si tu reviens pas ça va mal tourner ! »
« J’t’emmerde ! J’en peux plus de cet enfer ! Laisse-moi tranquille ! »
« Putain D., c’est quoi ton problème ?! On était bien et tu viens foutre la merde ! Faut qu’on discute ! »
« De quoi ?! Ca sert à rien, j’ai plus envie d’être avec toi ! »
« Sérieusement ?! D., j’t’en prie, tu penses pas ce que tu dis ?! »
« Qui sait ?! Peut-être que j’en ai assez ! »
« Je viens chez toi. On va parler, tu vas voir. »

Elle était morte. Tout était terminé. Les dernières traces qu’il restait d’elle étaient des messages échangés sous le coup de la colère, des quasi-menaces qu’il n’avait jamais mis à exécution, et pourtant, c’était assez pour qu’il se retrouve menotté, assis dans une salle froide avec un flic qui essayait de lui faire dire qu’il l’avait tuée. « On a retrouvé tes empreintes ! » qu’il disait, comme si ce n’était pas logique que son petit-ami ait laissé des empreintes chez elle, pour le temps qu’il y passait. Il essayait déjà de comprendre comment ça avait pu arriver, comment elle avait pu mourir, comment il ferait sans elle. C’était surréel. Elle ne pouvait pas être morte, elle ne pouvait pas avoir été assassinée. Il ne la reverrait plus, plus jamais, et cette fatalité lui donnait envie de la rejoindre sans pour autant pouvoir passer à l’acte. Il n’avait plus qu’elle, et elle n’était plus là. « T’es la dernière personne à l’avoir vu, et avec ce qu’on a sur toi, crois pas que tu vas t’en sortir ! » Il avait appris sa mort de la pire des façons : on avait frappé chez lui, le matin-même, et on lui avait annoncé froidement que « Daisy Albertine » était morte. Il avait cru mourir en même temps, et alors qu’il s’écroulait, on lui avait pris le bras sans ménagement pour l’emmener au poste et l’interroger. Sa foutue famille avait osé dire qu’il avait sans doute fait le coup, comme s’il en était capable, et même ses amis, même ceux qui n'y croyait pas, n’avaient pourtant pas affirmé le contraire. Et puis, son père était arrivé, les larmes aux yeux comme s’il en avait quelque chose à foutre. « Pourquoi, Aloys ?! Pourquoi ?! » Il n’avait même pas eu le courage de lui dire qu’il n’avait rien fait. Et sa mère, elle, n’avait même pas pu le regarder en face plus de deux secondes avant de s’effondrer comme si son fils venait de commettre l’irréparable. Alors, il sut immédiatement qu’il n’avait aucune chance, que malgré ses cris, ses larmes, son désespoir, il plongerait pour le meurtre de la femme qu’il aimait le plus au monde, pour celle qu’il aurait pu protéger jusqu’à son dernier souffle. « Un gamin comme toi, avec une famille pareille… C’est inévitable. » Comme si ses origines et son passé le caractérisaient, comme si tous les enfants de rien étaient condamnés.

Juin 2017 – vingt-quatre ans. Il fallait qu’il le voie, qu’il le regarde en face. Qu’il lui crache à la gueule. Par sa faute, il avait perdu sa raison de vivre et passé trois ans à être accusé de sa disparition. Pendant ces trois ans, il avait commis deux autres meurtres, des jeunes femmes comme Daisy, qui lui ressemblaient un peu, il avait vécu sa vie tranquillement pendant que lui se demandait pourquoi il s’accrochait encore. Lorsqu’on lui avait dit qu’il était libre, que le véritable meurtrier avait été attrapé, il avait hurlé, comme si, de cette façon, sa mort devenait plus réelle encore. Lorsqu’il sortirait, elle ne serait plus là. Quatre-vingt mille livres pour réparer trois ans de détention, et un trou si béant dans son cœur qu’il n’était même plus sûr d’en avoir un. Comme si une somme d’argent pouvait réparer. Avant même d’être sorti de la prison, il avait demandé à voir le type qui lui avait tout pris. Il s’était assis face à lui, le regard rempli de haine, une moue qui l’accompagnait. Le type lui avait souri, comme s’il rencontrait un ami. Il s’était levé, lui avait craché au visage, et était ressorti. Et ça ne lui avait même pas fait du bien. On lui avait ouvert l’immense porte blindé du centre de détention, il avait fait quelques mètres, et avait vomi, tout étourdi, suite au brutal retour à la réalité, une réalité dans laquelle elle n’existait plus, et dans laquelle il devrait exister sans elle.

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Sujet - Re: Aloys » miscarriage of justice   
Dim 2 Juil - 20:13
Bon, j'ai pas vraiment besoin de te dire bienvenue huhu mais j'tenais à passer quand même dans le coin, pour te redire que je kiffe grave ton perso wow et que j'ai hâte de lire la suite gaah
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Sujet - Re: Aloys » miscarriage of justice   
Mer 5 Juil - 0:29
Tu es validé(e) !
Bienvenue parmi nous !
Bleh !

Bien joué, tu as passé la première étape avec brio, tu as été ajouté(e) au groupe You belong ! On espère que tu te plairas ici, avec nous !
Pour que ton aventure se passe au mieux, je te conseille d'aller lire le règlement, si ce n'est déjà fait. Il va te falloir créer ta fiche de liens, pour t'en créer pleins avec les membres du forum, et recenser ton métier, et ton logement, ça peut aider aussi pour les liens alors profites-en ! Si tu as besoin de ton meilleur ami, ton ex trop accroc, ta copine un peu délire, ta petite soeur adorée, tu peux créer un scénario, ou un pré-lien, et permettre à un invité de ne pas arriver sur le forum sans aucun lien ! Et si tu cherches quelqu'un avec qui rp, parce que tu es trop impatient, tu peux en faire la demande, je suis sûre qu'il y aura quelqu'un pour te répondre ! D'ailleurs, tu peux t'amuser à créer le téléphone de ton personnage, pour un peu plu de délire ! Tu peux aussi venir te présenter et déconner sur le flood ainsi que sur les jeux, c'est toujours sympa de se connaître tous ! Et surtout, si tu as besoin de quoi que ce soit, le staff est là pour t'aider, alors n'hésite pas à nous contacter !

»»»»»»»»»«««««««««

You are the one
Tell me, tell me that you want me, and I’ll be yours completely for better or for worse. ‘Cause I knew the first day that I met you I was never gonna let you, let you slip away. And I Still remember feeling nervous Trying to find the words to get you here today.
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Aloys » miscarriage of justice

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